Les forêts et le secteur forestier

Ressources
Kiribati est un archipel de 33 atolls coralliens bas (dont 21 habités), couvrant une superficie totale de 811 km². Le pays se trouve dans la zone de climat équatorial sec, sous influence océanique, et la pluviométrie est l¿un des principaux facteurs qui déterminent la viabilité des forêts à Kiribati. Les sols très peu fertiles des atolls, dérivés de calcaire corallien, limitent aussi les possibilités de développement du secteur forestier, et la pression des populations sur les îles principales a fortement accéléré la déforestation, en particulier dans les zones côtières.

Malgré ces facteurs limitants, Kiribati a développé un système agroforestier relativement sophistiqué et intensif, reposant sur le cocotier, l¿arbre à pain, le bananier et les figuiers indigènes. Le système ressemble à une forêt naturelle plutôt qu¿à une plantation car des arbres poussent spontanément selon des configurations et des classes d¿âge différentes. Le cocotier est l¿essence dominante. Il n¿y a pas d¿activités forestières structurées, bien qu¿un certain nombre d¿espèces aient été essayées en brise-vents, pour la protection des côtes et pour la production de bois de feu.

Les données sur le couvert forestier à Kiribati sont limitées. Selon les estimations effectuées pour l¿Évaluation des ressources forestières 2000, les forêts occupent 3 pour cent de la superficie des terres (28 151 hectares), et des bandes de mangroves côtières représentent le principal type de forêt. Il faut ajouter à cela 26 000 hectares de plantations de cocotiers et un couvert de mangrove estimé à 185 hectares. Le couvert forestier est considéré comme stable.

Contraintes
Comme c¿est le cas dans de nombreux Petits États insulaires en développement (PEIED), à Kiribati certaines contraintes limitent le développement du secteur forestier:

  • disponibilités de terres et de ressources naturelles limitées;
  • Vulnérabilité à des catastrophes naturelles telles que cyclones et ouragans;
  • grand nombre d¿espèces endémiques, mais faible occurrence d¿espèces individuelles, d¿où un risque élevé de perte de diversité biologique;
  • forte densité de population humaine, habituellement concentrée dans les basses terres, ce qui accroît la pression sur des ressources déjà limitées;
  • contraintes économiques résultant de l¿échelle relativement réduite;
  • contraintes institutionnelles (notamment taux de migration élevés, en particulier pour les ressources humaines qualifiées).


Dernière mise à jour: juin 2004
dernière mise à jour: mardi 4 mars 2008