Les forêts et le secteur forestier

Ressources
Oman a une superficie totale de 21,3 millions d¿hectares, dont seulement 1000 hectares de terres boisées. Le taux annuel de variation du couvert forestier a été estimé à 5,3 pour cent entre 1990 et 2000.

Il n¿y a pas de forêts au vrai sens du terme dans ce pays, mais un certain nombre de communautés de forêts claires qui sont des ressources naturelles importantes. Le palmier dattier (Phonex dactylifera) est l¿arbre le plus commun; environ 10 millions de palmiers poussent dans les régions du nord et des peuplements épars de genévrier se développent sur les Monts Hajar.

Le Gouvernorat du Dhofar, dans le sud, possède de vastes étendues de plaines boisées et de prairies, mais il n¿y a de couvert arboré pouvant être classé dans la catégorie « forêt » qu¿à mi-hauteur des versants de la chaîne du Dhofar ainsi que sur les hauts plateaux, où ils sont toutefois plus clairsemés. Il y a des arbres épars au pied des montagnes (Feemoot), avec çà et là des bosquets denses dans les oueds. Sur la plaine côtière étroite, la végétation est rare à cause du pâturage et des cultures intensives. On trouve cependant encore quelques pièces de mangrove (Avicinia marina) en bordure de la côte. Sur les hauts plateaux de Qatan, les fourrés de broussailles basses s¿alternent avec des prairies, alors que les versants arides du nord (Mohufi/Fegar) n¿ont pour tout couvert arboré que quelques arbres isolés ou en petits groupe, en bordure des oueds.

Par ailleurs, la plaine désertique du Nejd est dépourvue d¿arbres, sauf dans les oasis qui se sont formées là où l¿eau des pluies sporadiques s¿est infiltrée dans le sable. Les terres des forêts naturelles du Dhofar sont surtout utilisées pour faire paître le bétail, car l¿élevage a été et reste l¿activité économique dominante dans cette région.

Oman a un réseau relativement étendu de zones protégées, comprenant près de 20 aires protégées et réserves nationales.

Produits et commerce
Les arbres sont importants comme source de bois de feu, de nourriture, d¿aliments fourragers et d¿ombre. Dans le Dhofar, on utilise les forêts pour protéger les cultures. C¿est notamment le cas dans la plaine côtière de Salalah, où de nombreuses fermes sont partiellement ou entièrement entourées d¿un rideau de cocotiers et d¿autres arbres. Les activités de boisements effectuées dans le Dhofar entre 1990 et 1998 ont permis de planter près de 172 000 espèces indigènes et quelques espèces introduites sur une superficie d¿environ 185 hectares, principalement pour assurer la conservation in situ d¿espèces d¿arbres indigènes prometteuses.

Les tanins, les plantes médicinales, les colorants et les fibres sont des produits forestiers non ligneux importants en Oman. La demande de bois et de papiers est couverte par des importations.

Le modeste couvert boisé existant en Oman est entièrement aux mains de l¿État et la contribution des forêts au PIB est négligeable.

Dernière mise à jour: mai 2004

dernière mise à jour:  jeudi 13 mai 2010