Politiques, institutions et principaux programmes forestiers
AdministrationL¿organisme chargé des forêts au Ghana est le Ministère des terres et des forêts, qui formule les politiques et coordonne les programmes du secteur en vue d¿atteindre les objectifs nationaux.
Ces programmes sont exécutés par une Commission des forêts semi-autonome qui a à sa tête un directeur général et est gouvernée par un conseil et un président, désignés par le Président de la République du Ghana. La Commission des forêts, qui n¿est pas un organe de la fonction publique, a été établie pour remplacer l¿ancien Département des forêts. Cette réforme institutionnelle découle du Programme d¿ajustement structurel et a nécessité la suppression de nombreux postes parmi le personnel forestier qualifié.
La Commission ghanéenne des forêts règlemente l¿utilisation des ressources forestières et fauniques, assure leur conservation et leur gestion et coordonne les politiques concernant ces ressources. La Commission englobe les divers organes et institutions du secteur public qui remplissaient individuellement les fonctions de protection, de gestion et de réglementation des ressources forestières et fauniques. Elle comprend cinq divisions, à savoir: la Division des services forestiers; la Division de la faune et de la flore sauvages; la Division du développement de l¿industrie du bois; le Centre de formation des industries du bois; et le Centre d¿appui à la gestion des ressources.
Politique
La stratégie actuellement suivie par le Ghana pour faire face aux enjeux de la gestion des ressources naturelles est en grande partie contenue dans le Plan d¿action national pour l¿environnement (1999-2000), la Politique concernant les forêts et la faune sauvage (1994), le Plan-cadre de développement du secteur forestier (1996-2000), la Politique agraire nationale (1999), la Politique concernant les sciences et la technologie (2000) et le Plan d¿action pour la gestion des sciences et de la technologie.
La politique concernant les forêts et la faune sauvage (1994) sert de base pour développer un domaine forestier national et une industrie du bois propres à fournir toute la gamme d¿avantages dont une société a besoin, d¿une manière qui soit écologiquement viable et qui permette de conserver le patrimoine environnemental et culturel du pays. Les principaux objectifs de cette politique sont les suivants:
- gestion et renforcement des ressources forestières et fauniques du domaine foncier national;
- promotion d¿industries forestières viables et efficientes, en particulier dans le domaine de la transformation secondaire et tertiaire;
- sensibilisation du public et promotion de la participation des populations rurales à la conservation des forêts et de la faune sauvage;
- promotion d¿approches de gestion, d¿utilisation et de mise en valeur des forêts et de la faune sauvage fondées sur la recherche et « tirées » par la technologie;
- mise en place de capacités adéquates aux niveaux national, régional et provincial, pour la gestion durable des ressources forestières et fauniques.
Législation
La loi sur la gestion des ressources forestières de 1997 a été établie dans le but de consolider et de remplacer toute la législation forestière existante et a introduit un instrument novateur pour l¿exploitation des concessions forestières, à savoir le Contrat d¿utilisation du bois, qui exige un Accord de responsabilité sociale avec les exploitants locaux et les Autorités traditionnelles.
La Politique agraire nationale de 1999 tente de résoudre quelques-uns des problèmes fondamentaux liés à la gestion des terres dans le pays. Le document contient des sections essentielles sur les zones humides, les parcs nationaux et les réserves.
Programmes
Afin de mettre en ¿uvre la nouvelle politique concernant les forêts et la faune sauvage, on a préparé un Plan-cadre à moyen terme pour le développement du secteur forestier couvrant la période 1996-2020, qui contient aussi un Plan intégré pour le développement des ressources fauniques 1998-2003. Ces deux plans sont compatibles avec « Ghana Vision 2020 », le Plan national de développement à Moyen terme qui a pour objectif d¿élever le niveau de vie jusqu¿à celui d¿un pays à revenu intermédiaire d¿ici l¿an 2020
Le Plan-cadre pour le développement du secteur forestier est financé et mis en ¿uvre par le biais du Programme pluridonateurs pour la gestion des ressources naturelles, un programme décennal d¿investissement sectoriel coodonné par le Ministère des terres et des forêts, en collaboration avec trois autres ministères. Le programme, financé principalement par la Banque mondiale, avec le concours du DFID, de l¿Union européenne, du DANIDA, du Fonds d¿aide au développement des Pays-Bas et du Gouvernement ghanéen, vise à accroître les revenus des communautés rurales qui gèrent ces ressources. Les autres donateurs actifs dans le secteur forestier sont l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le Programme alimentaire mondial (PAM), l¿ Office allemand de la coopération technique, la Banque africaine de développement et le Fonds pour l¿environnement mondial.
En 1998, le Ministère des terres et des forêts a entrepris d¿élaborer un Système de certification de la gestion des forêts et un système informatique intégré pour le suivi des grumes, avec l¿assistance de l¿UE et des Pays-Bas.
L¿exportation de bois de construction en provenance du Ghana est interdite et depuis 1997, les exportations de bois séché à l¿air de neuf espèces importantes sont soumises à des droits. Le respect de la possibilité de coupe annuelle dans les réserves forestières est beaucoup mieux contrôlé, mais les dispositions restreignant l¿exploitation ont récemment été assouplies dans les forêts situées en dehors des réserves pour aligner l¿offre des ressources sur la capacité de transformation.
En septembre 2001, le Président de la République du Ghana a lancé le Programme national pour le développement du secteur forestier, qui a un objectif de boisement annuel ambitieux (20 000 hectares). Ce programme repose sur la participation du secteur privé, notamment sur le système agroforestier du ¿taungya¿ pratiqué par les agriculteurs locaux dans les réserves forestières dégradées. En juillet 2003, le Projet de gestion communautaire des forêts a été officiellement lancé. Ce projet a été profondément remanié et réorienté de la foresterie privée vers la foresterie communautaire.
Dernière mise à jour: mars 2004
dernière mise à jour: lundi 23 novembre 2009
