Politiques, institutions et principaux programmes forestiers |
Administration
Au plan institutionnel, la multiplicité des services et organismes opérant dans le secteur et leur dispersion dans plusieurs départements ministériels a sans aucun doute beaucoup alourdi le système, et handicapé son efficacité. Cette situation a été accentuée par la lourdeur traditionnelle connue de l¿administration, aggravée elle-même par l¿instabilité sociale et politique que vit le pays. Au plan financier, le Togo n¿a pas eu le soutien nécessaire pour financer toutes les études identifiées par le Programme d¿action forestier national et certaines d¿entre elles, notamment l¿évaluation des ressources existantes, ont dû être abandonnées.
Le Ministère de l¿environnement et de la protection forestière est la principale institution responsable pour le secteur forestier. La préparation du nouveau Code forestier, l¿étude économique du secteur forestier, l¿étude de la création d¿un Fonds National de Développement Forestier et le projet de restructuration du secteur forestier sont des opérations pioritaires en cours. Elles sont financées sur fonds du Soutien du système des Nations Unies pour le développement de la politique et du programme (SDPP) (PNUD/FAO).
Politiques
Pour dynamiser la participation des populations, les mesures suivantes ont été prises:
- Les comités préfectoraux de lutte contre les feux de brousse ont été remplacés aux niveaux préfectoral, sous-préfectoral, cantonal et villageois, par des comités locaux dénommés: comités de protection et de gestion de l¿environnement du 18 janvier 1998.
- La loi no. 98-006 du 11 février 1996 sur la décentralisation institue des communes urbaines et rurales et des commissions spécialisées sur les questions d¿environnement aux niveaux local, préfectoral et régional.
- Dans le cadre de nouveaux projets à réaliser, il est prévu des accords conjoints avec les collectivités et gouvernements locaux.
La préparation du Plan d¿action forestier national du Togo (PAFN-TOGO), lancé en février 1990, a donné lieu à une analyse diagnostique aussi exhaustive que possible du secteur forestier en décrivant la situation du secteur avec ses problèmes et ses contraintes. Sur une dizaine d¿études sectorielles identifiées, six ont pu être réalisées. Une première version du PAFN a été publiée en septembre 1992 contenant les principaux éléments de définition d¿une politique forestière nationale avec les stratégies et les programmes d¿action correspondants. Les améliorations apportées à cette première version ont permis de disposer d¿un programme prioritaire intérimaire dont la mise en ¿uvre a été programmée dans le cadre du Programme triennal d¿investissement public (PIP).
Des séminaires-ateliers préfectoraux et régionaux ont été organisés en vue d¿obtenir l¿adhésion effective des populations rurales aux programmes et projets du PAFN et à leur mise en ¿uvre.
Par ailleurs, il est signalé une reprise de la préparation d¿un Plan national d¿action environnemental (PNAE) relancé depuis novembre 1995, et dont les travaux ne sont pas encore finalisés. Le PNAE est organisé de manière à pouvoir intégrer les différents programmes sectoriels en cours, parmi lesquels le PAFN.
Le soutien extérieur aux activités du secteur forestier est basé sur des projets de l¿Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), de la FAO et de l¿Union Européenne.
Les obstacles principaux pour le développement du secteur sont:
- l¿inexistence de la recherche forestière, des stratégies et d¿une documentation forestière organisée;
- l¿exploitation «minière» des ressources forestières sans remplacement conséquent;
- les feux de brousse qui sont toujours un fléau national et constituent un frein à la conservation, la gestion et la mise en valeur durable des forêts;
- l¿absence d¿organisation de la filière bois (transformation, transport, commercialisation);
- absence prolongée de soutien extérieur à la mise en oeuvre des recommandations prioritaires du Plan d¿Action Forestier National.
