Politiques, institutions et principaux programmes forestiers

Administration
Le Département des forêts a été établi en 1980 et récemment restructuré (1999), avec l¿adjonction de deux Divisions respectivement chargées de la recherche forestière et de la vulgarisation forestière.

Politiques
Un Plan national d¿utilisation des terres a été rédigé en 1998. Ancré dans la Constitution, l¿objectif national, en matière d¿utilisation des terres, est de développer les ressources en terres, de manière durable, au bénéfice de tous les citoyens des générations présente et futures. Les décisions concernant l¿utilisation des terres sont prises par les propriétaires des terres coutumières.

La Politique forestière nationale de Vanuatu a été élaborée dans le cadre d¿un vaste processus de consultations, en 1996 et en 1997 et approuvée par le Conseil des ministres en 1998. La Politique forestière nationale guide les travaux du Département des forêts et donne aux investisseurs et aux donateurs une indication claire de la manière dont est géré le secteur forestier. La politique comprend trois grands domaines d¿activité. Elle énonce des politiques, des objectifs et des stratégies bien définis pour chaque domaine d¿activité et identifie les parties prenantes.

La Politique forestière nationale présente une vision positive de la gestion des ressources forestières du pays mais identifie aussi un certain nombre de problèmes et de contraintes qui entravent le développement du secteur, à savoir:
  • législation dépassée;
  • différends sur les terres;
  • planification inadéquate de l¿utilisation des terres;
  • absence de plans de gestion forestière au niveau régional;
  • absence de plans d¿exploitation forestière spécifiques;
  • déséquilibre entre l¿utilisation et les boisements/reboisements;
  • connaissance insuffisante des ressources;
  • faiblesse de la composante institutionnelle;
  • non-respect du code des pratiques d¿exploitation forestière, par les industries;
  • financement et gestion inadéquats des zones protégées.

Législation
Vanuatu a introduit son Code des pratiques d¿exploitation forestière en 1998 (voir Section III sur l¿appui de la FAO). Le code a été élaboré avec l¿assistance du Projet d¿utilisation durable des forêts de Vanuatu, parrainé par l¿AusAid, et a pour objet de renforcer l¿application des pratiques d¿exploitation forestière durables et de servir de catalyseur pour améliorer les normes de qualité des industries. La loi sur les forêts de 1997 amendée a servi de fondement juridique pour la préparation et l¿amendement du Code et établi de lourdes peines en cas d¿infractions à ses dispositions.

Le code exige que tous les opérations d¿exploitation forestière soient définies par un plan d¿exploitation approuvé et s¿y conforment. Afin que le groupe de supervision ait des compétences et des connaissances suffisantes pour préparer et exécuter les plans d¿exploitation et que les opérateurs soient dotés des qualifications requises pour mener à bien les opérations, le Département des forêts et le Projet d¿utilisation durable des forêts de Vanuatu ont mis au point une série de programmes de formation divisés en modules.

Le code est complété par un ensemble de directives d¿exploitation à impact limité ayant pour objet d¿aider les superviseurs de terrain et les opérateurs industriels à appliquer les plans d¿exploitation forestière. Un autre document complémentaire important porte sur les pratiques sylvicoles améliorées prescrites dans des types de forêts déterminés.

En collaboration avec le projet forestier allemand pour la région du Pacifique, le Département des forêts établit actuellement un site de démonstration à Santo, qui est la plus grande ile et qui possède la majorité des forêts commercialement exploitées. Un site similaire a été créé à Efate en 1997.

Le nombre de scieries mobiles a connu une expansion rapide ces dernières années. Ces scieries ont une capacité de production très limitée et produisent du bois de qualité médiocre, mais elles ont des avantages non négligeables, qui sont d¿offrir des possibilités d¿emploi et de revenu aux communautés locales et de créer des perturbations minimes de l¿environnement. Toutefois leur utilisation non réglementée peut créer des problèmes. De nouvelles réglementations visant à contrôler l¿utilisation des scieries mobiles ont été formulées et approuvées en 1997. Le gouvernement maintient la politique qu¿il introduite dans la législation en 1994, et qui veut que les grumes (autres que celles de cocotiers et de bois de santal) soient transformées dans le pays. Toute exportation de grumes non transformées nécessite l¿approbation du Conseil des ministres.

Activités internationales
De nombreuses institutions donatrices sont intervenues dans le développement du secteur forestier du pays, notamment la FAO, l¿Agence australienne pour le développement international (AusAID), l¿Office allemand de coopération technique (GTZ), l¿Union européenne, l¿Agence néo-zélandaise d¿Aide publique au développement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Vanuatu a ratifié la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d¿extinction (CITES) en 1989, et la Convention sur la diversité biologique en 1993.

Le concept officiel de la conservation, des zones protégées et des parcs nationaux est nouveau à Vanuatu; auparavant on créait des tabous pour préserver les ressources et cette méthode a joué un rôle décisif dans la conservation des forêts. Toutefois, avec l¿avènement d¿une économie de marché et la détérioration des cultures traditionnelles, ces tabous ont de moins en moins d¿effet sur la conservation des ressources naturelles. Il existe aujourd¿hui à Vanuatu quatre réserves écologiques couvrant environ 8 700 hectares. Les propriétaires des terres ont proposé l¿établissement d¿autres zones de conservation.

L¿élaboration d¿une Stratégie et d¿un Plan d¿action en faveur de la biodiversité est en cours avec l¿assistance du Fonds pour l¿environnement mondial (FEM) et du Programme régional du Pacifique Sud pour l'environnement (SPREP).Les activités prévues comprennent l¿établissement du Fonds fiduciaire pour la conservation de la biodiversité et d¿un Groupe inter-institutions sur les aires protégées chargé de coordonner et d¿échanger les informations sur ces zones.

Dernière mise à jour: juillet 2001
dernière mise à jour: lundi 23 novembre 2009