XI CONGRES FORESTIER MONDIAL

13- 22 Octobre 1997, Antalya, Turquie




VOLUME 8


E. COMPOSITIONS DES ETUDIANTS

Les incendies de forêts

James Barki1

INTRODUCTION: IMPORTANCE DES FORETS; ET DU FEU

Définition: la forêt

La forêt est une association complexe d'arbres, d'arbrisseaux et d'autres plantes, association dans laquelle chaque individu joue un rôle dans la vie de la communauté.

LES INCENDIES DE FORET

Il est question ici des incendies en terres vierges, qui ne sont ni planifiés ni autorisés pour la zone (contrairement aux incendies allumés par les agences nationales et gouvernementales de lutte contre le feu).

Importance des forêts:

Les forêts constituent une ressource naturelle renouvelable, importante sur le plan écologique et économique. Elles fournissent du bois d'oeuvre pour la construction des habitations, l'ameublement et les multiples produits en bois pour les industries, les scieries et les grosses menuiseries. Elles fournissent la pâte pour fabriquer la rayonne, le papier et les produits de la papeterie.

Beaucoup des substances chimiques utilisées dans les traitements de maladies proviennent de la végétation forestière, et les forêts constituent un habitat naturel pour la faune sauvage. Elles contribuent à limiter l'érosion des sols et les inondations. Elles sont à l'origine de chutes de pluies et protègent les étendues d'eau naturelles de l'évaporation. Elles purifient l'atmosphère. Elles sont belles et emploient dans le monde plus d'un demi-milliard de personnes grâce aux industries basées sur les forêts.

Or, en dépit de leurs avantages incommensurables les forêts sont détruites par les hommes, qui utilisent le feu de façon inconsidérée, surtout dans les régions tropicales. On estime que les forêts tropicales disparaissent au rythme de 17 millions d'hectares par an en raison des feux incontrôlés, des pratiques agricoles et de l'exploitation forestière (estimations de la FAO).

Le feu est utile, mais il est dangeureux lorsqu'il n'est pas maîtrisé. Les incendies de forêts provoquent la destruction des différentes essences, ce qui a pour résultat de faire disparaître la diversité génétique des espèces animales et végétales. Les incendies ont aussi pour effets la pénurie de bois de chauffage, l'érosion, les inondations, les déplacements de populations dus à la désertification et bien d'autres problèmes socio-économiques partout dans le monde.

Toutefois, dans ce monde surpeuplé, compte tenu du rythme actuel de détérioration des conditions écologiques et environnementales des forêts, il est impératif de modifier immédiatement nos façons d'utiliser le feu.

Depuis des temps immémoriaux, l'être humain utilise le feu pour préparer ses aliments, se réchauffer pendant les saisons froides, chasser, se protéger des animaux sauvages, nettoyer les terres, etc.. Bien que le feu fasse partie de l'histoire des hommes, des incendies de forêt tels que celui de 1871, à Pestigo (Etats-Unis), qui coûta la vie à 1.638 personnes et détruisit une surfaceforestière d'environ 1,6 millions d'hectares, ou, plus récemment, celui qui est survenu en Chine et détruisit quelque 3 millions d'hectares de couvert forestier, démontrent clairement le besoin d'un effort international pour éduquer les populations au sujet de l'importance croissante des désastres liés aux feux. Ceux-ci privent le monde de ses belles ressources naturelles, de potentiels économiques et d'un environnement favorable à toutes les formes de vie. Selon les experts, plus de 2.100 espèces végétales, 200 espèces de mammifères, ainsi que de nombreux oiseaux et reptiles, disparaissent chaque année à cause des incendies de forêt. Le rythme actuel des destructions forestières menace le futur de la planète et, si des mesures ne sont pas prises avec effet immédiat pour bloquer la situation, notre monde ne bénéficiera plus au XXIèmesiècle des arbres produisant du bois ni des autres avantages de la forêt.

TYPES ET CAUSES DES INCENDIES DE FORETS

Les causes du feu déterminent généralement la nature des dégâts obtenus. On distingue quatre catégories d'incendies de forêts:

(i) feux d'arbres isolés, (ii) feux souterrains, (iii) feux de surface, (iv) feux des cimes

(i) feux d'arbres isolés: ils brûlent dans les souches désséchées et ont pu être allumés soit par la foudre soit par des hommes cherchant à enfumer des abeilles ou du gibier qui s'y abritaient. Ces souches enflammées sont extrêmement dangeureuses, car des étincelles peuvent être emportées par le vent et déclencher des feux de surface en retombant.

(ii) feux souterrains: ils brûlent l'humus (matière organique partiellement décomposée) ou d'épaisses couches de tourbe. Ils brûlent doucement et couvent plutôt que de faire des flammes; ils sont susceptibles de brûler pendant plusieurs mois. Ces feux sont très destructeurs pour toute la végétation car ils ont pour effet de tuer les racines.

(iii) feux de surface: ils brûlent sur ou près du sol, sous la broussaille et dans la litière de feuilles. C'est le type de feux le plus courant; presque tous les incendies de forêts débutent par des feux de surface.

(iv) feux de cimes: ils brûlent dans les cimes des arbres et ne se produisent généralement qu'avec les essences de conifères dont le feuillage est inflammable. Le vent peut très rapidement répandre un feu de cimes dans une forêt.

Causes du feu dans les forêts

Occasionnellement, des feux peuvent se déclencher de façon naturelle, mais plus de 95% des incendies de forêts sont liés aux activités humaines. La foudre mise à part, on peut distinguer:

1. Propriétaires fonciers, agriculteurs et populations rurales:

Dans la plupart des pays les brûlages agricoles, notamment la culture itinérante sur brûlis, le pâturage et le feu pour contrôler les vermines et les insectes, associés à toutes les variations possibles de brûlage des ordures et détritus, sont les causes principales des feux incontrôlés. Ces déclenchements d'incendies sont souvent le résultat d'un mauvais choix de l'époque, du lieu et de la méthode de brûlage, voire d'une erreur dans la supervision et le contrôle de l'opération de brûlage.

2. Fumeurs de cigarettes: les promeneurs, campeurs, randonneurs, pêcheurs, chasseurs, touristes ou résidents locaux qui fument dans la forêt ou dans une zone d'herbage, peuvent provoquer imprudemment un incendie catastrophique en jetant le mégot de leur cigarette ou les allumettes utilisées.

3. Exploitation et autres opérations forestières: il n'est pas rare que l'exploitation et les autres opérations forestières soient à l'origine d'un incendie. Des employés négligents et l'utilisation pendant la saison sensible de diverses machines telles que les tronçonneuses, les tracteurset les bulldozers dans des zones à risques peuvent être la cause d'incendies.

4. Pyromanes/incendiaires: ils mettent le feu volontairement et par malveillance pour brûler les biens d'autrui. Nuisance souvent pratiquée pour se venger de quelqu'un ou dans le but de faire du mal. Il semble difficile de prévenir cette nouvelle orientation (Cependant l'application de la loi est généralement un moyen dissuasif contre les incendies criminels).

5. Les enfants: les enfants qui jouent avec des allumettes ou d'autres sources de feu provoquent chaque années un nombre croissant de feux incontrôlés. Les enfants sont souvent trop jeunes pour comprendre les dangers de ces jeux (ce fut le cas au Ghana, aux Etats-Unis, etc.).

PREVENTION ET LUTTE CONTRE LES FEUX DE FORETS

A. Prévention

On appelle prévention des incendies de forêts tous les moyens aptes à réduire le nombre des incendies non voulus, incontrôlés ou non maîtrisés. C'est l'une des fonctions les plus importantes de l'organisation de la lutte contre le feu. C'est aussi la façon la plus économique de minimiser les pertes dès le départ, puisqu'il s'agit de stopper au plus tôt le déclenchement des incendies. La prévention n'exige pas d'équipements coûteux.

Les méthodes suivantes sont recommandées:

1. Pare-feu: la végétation doit être brûlée ou soigneusement dégagée sur environ 30-40 mètres le long des limites de la réserve forestière, pour stopper les incendies venant de l'extérieur. Ce brûlage doit bien sûr être accompli correctement sous le contrôle d'un expert en la matière, afin d'éviter que le feu ne se répande jusque dans les zones protégées. La largeur du pare-feu dépend du type de combustible, du lieu, de la topographie du terrain et des conditions climatiques.

2. Développement des ceintures tampons: il est d'une extrême importance qu'un pare-feu soit établi le long des frontières des réserves forestières. Lors de la sélection des espèces pour la constitution d'une ceinture tampon, il faut considérer les caractéristiques suivantes.

Arbres tolérants au feu, et arbres à feuillage persistant et faible litière de feuilles. Certains végétaux n'ont pas à être dégagés entre les réserves forestières et l'extérieur. Au nombre des essences pouvant être utilisées pour le développement d'une ceinture tampon, nous pouvons mentionner Cassia siamea, les espèces de Leucaena, Gmelina arborea, Khaya grandifolia, etc..

3. Mise à feu précoce: c'est la mise à feu intentionnelle de la forêt au début de la saison sèche dans le but de provoquer à la fois le minimum de dégâts dans la végétation et une réduction raisonnable du matériel combustible susceptible de s'enflammer dans l'éventualité d'un incendie en pleine saison sèche. La mise à feu contrôlée peut être tentée à petite échelle, puis étendue si la combustion est suffisante. Il est important de ne pas commencer la mise à feu trop précocement, afin de ne pas devoir le faire deux fois.

4. Patrouilles du feu: pendant la saison sèche, les gardes forestiers et des détecteurs de feu devraient régulièrement patrouiller dans les forêts.

5. Education: le public doit recevoir une éducation générale sur les causes et les effets des incendies de forêt, et l'application des lois sur le feu devrait être rendue publique, surtout dans les zones rurales.

6. Interdiction de l'utilisation de sources de feu: pendant la saison sèche, l'utilisation en forêt de toute source de feu telle que les allumettes, les briquets et certaines machines, doit être strictement interdite. Les travailleurs forestiers doivent pouvoir, si c'est possible, obtenirun permis.

B. Lutte

Termes désignant le programme global de lutte et de suppression des pertes dues au feu, ainsi que le contrôle des feux individuels.

La méthode de lutte doit viser à éliminer au moins l'un des éléments du feu: oxygène, chaleur et combustible. Il existe deux méthodes pour combattre le feu, une méthode directe et l'autre indirecte:

Directe: C'est la méthode qui consiste à lutter contre le feu à la surface, en pulvérisant de l'eau ou des retardants (substances chimiques), en jetant du sable et en battant le sol avec des branches d'arbre fraîches.

Indirecte: C'est la lutte contre le feu grâce à la mise en place de pare-feu, tels que sentiers pare-feu, des contre-feux ou tout autre type de surface défrichée.

EQUIPEMENTS ET METHODES DE LUTTE CONTRE LE FEU

On peut répartir les équipements de lutte contre le feu en quatre groupes:

Communication, pompes à eau, équipement de transport de terre et outils manuels.

A. Equipements de communication

(1) Téléphone: très utile pour permettre aux postes et aux tours d'observation de signaler un départ de feu et, d'une manière générale, pour transmettre toutes les informations concernant le feu.

(2) Radiotéléphones: Ils peuvent fonctionner (a) à basses fréquences: ces radiotéléphones peuvent être utilisés sur de très courtes distances, par exemple entre les sections et leurs chefs sur la ligne de front; (b) à hautes fréquences: ils peuvent être utilisés sur de longues distances, par exemple entre les quartiers généraux du district et le centre d'alarme; (c) à très hautes fréquences: ils peuvent être utilisés sur de courtes distances mais sont très pratiques pour diverses activités de lutte contre les incendies de forêts; (d) les signaux visuels ou auditifs (sonnettes d'alarme): utilisés pour informer les populations villageoises des alarmes d'incendie.

B. Pompes à eau

Il existe deux types d'équipements de ce genre: (1) les pompes portables et (2) les pompes des camions à incendie.

(1) Pompes portables: elles sont légères, ce qui les rend faciles à porter par une seule personne pendant la lutte contre l'incendie. Ces pompes sont utiles si la source d'eau n'est pas accessible aux camions à incendie, et si l'eau est suffisamment proche du lieu du sinistre; on peut citer toutes les pompes à dos telles que Hale Fyr Pak, Mako Back-pump, etc..

(2) Pompes des camions à incendie: Ces pompes sont connectées à un camion à incendie et tirent directement leur énergie du moteur. Elles sont utilisées pour aspirer l'eau depuis sa source à travers des bouches situées dans la zone du feu, pour pouvoir pulvériser l'eau grâce à la pompe et à la lance. Si la distance entre la source d'eau et le feu est trop longue, deux moteurs de poussée peuvent être utilisés pour augmenter la pression d'aspiration de l'eau; dans ce genre de pompes à incendie, on peut citer: Esa-Ra 1600, Tractor Esa, Esteri 1000, Kaapio Esa, etc..

Des camions citernes et des camionnettes équipées pour le feu, ou encore des installationsfixes avec pompes et bouches d'incendie, sont utilisés dans certaines zones. Dans beaucoup de pays avancés, on traite la surface incendiée avec de l'eau et des retardants pulvérisés par hélicoptère.

C. Machines de transport de terre

Ce sont des engins lourds qui servent à construire des pare-feu tels que sentiers, zones de déboisement, etc. (par exemple, bulldozers, excavateurs, charrues).

D. Outils manuels

Ils sont fréquemment utilisés pour trier les matériaux combustibles lors de l'établissement des pare-feu avant le début de la saison sèche. On emploie ces outils pour réaliser les fronts de contre-feu, ou pour séparer les matériaux en feu des matériaux intacts sur le périmètre de l'incendie pendant la lutte directe contre le feu. On peut citer: les balais à feu, les rateaux à feu, les scies à chaîne, les pelles à feu, les scies à archet, les binettes, etc..

UTILISATION CONTROLEE DU FEU

Le feu est un bon serviteur mais un mauvais maître quand il est incontrôlé. En lui-même, le feu ne doit généralement pas être considéré comme une menace pour la durabilité de l'environnement. La réponse de l'homme au feu dépend de l'intelligence qu'il déploie en l'utilisant. Le feu contrôlé offre des résultats positifs, tels que:

A. Source d'énergie: lorsque le bois de feu brûle sous contrôle, il fournit de la chaleur pour cuire, rôtir, etc.. Il peut servir à préparer le charbon et le charbon de bois en vue d'un usage ultérieur domestique et industriel.

B. Nettoyage: le feu maîtrisé peut servir à se débarrasser de la végétation superflue et des débris, à préparer la terre pour l'agriculture, etc..

C. Régénération: en cours de saison sèche, la mise à feu contrôlée de la végétation désséchée induit la poussée d'une végétation fraîche susceptible de nourrir le bétail et le gibier. Elle peut permettre la régénération de certaines espèces souhaitables, ou encore servir à traiter des semences.

D. Sauvetage: le feu contrôlé permet de traiter les pins atteints de la maladie des "taches brunes" (brown spot disease), en brûlant les peuplements malades. Il est également utile sous les peuplements anciens, pour éliminer tout le combustible disponible, comme la litière de feuilles, les branchettes mortes, etc., et pour éviter ainsi les déclenchement d'incendie dans ces massifs forestiers. On l'utilise enfin dans la lutte contre les incendies de forêt (contre-feu) ou comme exercice pour les professionnels de la lutte contre les incendies.

COUT ECONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL DU FEU

Les pertes économiques dues aux incendies de forêt sont tellement énormes qu'il est impossible de les évaluer, même après un sinistre. On estime que les pertes annuelles mondiales liées aux incendies de forêts s'élèvent à plusieurs milliards de dollars. Quant aux états dont le commerce extérieur repose sur l'exportation de bois d'oeuvre, ils sont durement touchés par la destruction du bois, qui en fait baisser le prix.

Les incendies de forêts provoquent également des migrations rurales-urbaines, en raison de la stérilité du sol et de la pénurie de produits forestiers non ligneux (PFNL), dont la subsistance des populations peut dépendre. Les incendies conduisent à la famine, à la sécheresse, au chômage, etc.. Les feux non contrôlés ont pour résultat la disparition et l'extinction du gibier, mais aussi la destruction de la beauté des forêts hétérogènes, entraînant souvent la réduction de l'attrait touristique et la perte des revenus qui en découle pour l'état sinistré.

Sur le plan de l'environnement, les feux non contrôlés détruisent l'écosystème et la base écologique. De même, beaucoup d'espèces végétales et animales inconnues qui auraient pu être utiles à l'avenir sont détruites. Ces incendies conduisent à l'érosion, aux inondations, à la stérilisation des sols, à la destruction de la faune et de la flore. Ils polluent l'atmosphère, provoquent des affections pulmonaires, etc..

CATASTROPHES NATURELLES ET OPERATIONS DE SAUVETAGE DU BOIS D'OEUVRE

Catastrophes naturelles et dommages pour le bois

Les catastrophes naturelles qui détruisent ou endommagent les massifs forestiers sont la foudre, le vent, la pluie, le gel, les insectes et les maladies.

A) La foudre: elle déclenche le feu et un brûlage important, qui endommage et/ou tue les arbres.

B) Le vent: les arbres peuvent être déracinés et renversés par des vents violents. Les sommets des arbres sont parfois cassés par des vents modérés, et les tornades et les tempêtes peuvent gravement endommager les forêts.

C) Le gel: son action nocive peut provenir du soulèvement d'un sol argileux ou humide. En raison de l'expansion de l'eau qui gèle, il arrive que les arbres, soulevés au-dessus du sol et leurs racines dénudées, meurent par dessication.

D) Les insectes et les maladies: les insectes qui détruisent les peuplements forestiers sont notamment: les bombyx disparates, les scolytes, les lydes, les charançons du pin, etc. Ils causent chez les arbres défoliation, mort, chute de croissance, déformation des troncs (fourches, rabougrissement), etc. Des maladies telles que les balais de sorcière, les nécroses du liber et les infections fongiques conduisent également à des lésions ou à la mort des arbres.

Opérations de sauvetage du bois après les catastrophes naturelles

Ce sont toutes les activités visant à éviter la perte totale du bois d'oeuvre en quantité et en qualité, par exemple après un sinistre provoqué par la foudre.

Les incendies de forêts déclenchés par la foudre endommagent gravement le bois, en brûlant le tronc, les racines, les feuilles et les nutriments du sol. Les arbres sont une ressource naturelle renouvelable, et, par conséquent, après une catastrophe naturelle, une gestion bien planifiée et de bonnes pratiques sylvicoles doivent être mises en oeuvre pour aider les arbres endommagés à récupérer rapidement, notamment grâce aux coupes de sauvetage, aux traitements chimiques, aux coupes à blanc et de protection, etc..

A) Coupes de sauvetage: cette pratique consiste à dégager presque toutes les essences commercialisables de bois de haute fûtaie endommagées ou détruites, pour récupérer une partie des pertes, prévenir éventuellement le déclenchement d'une épidémie et couper en taillis en vue de récolter de meilleurs produits.

B) Traitement chimique: on peut pulvériser des insecticides sur les arbres endommagés pour empêcher le développement des insectes et des maladies, fréquent après les incendies de forêts.

C) Coupe à blanc ou éclaircissage: n'importe laquelle de ces pratiques sylvicoles est envisageable pour sauver le bois d'oeuvre après des calamités, spécialement dans les forêts homogènes(forêts tempérées), afin de donner de l'espace aux espèces productrices de bois qui ont été touchées et de faciliter leur reprise en réduisant la compétition.

D) Protection: Les forêts brûlées doivent être strictement protégées de toute intrusion humaine.

CONCLUSION

L'être humain doit continuer à exploiter les ressources forestières et à utiliser le feu pour sa survie, mais il doit le faire de façon plus réfléchie, en tenant compte de l'avenir et en pratiquant une meilleure planification que par le passé, pour être sûr que ses activités et ses besoins soient compatibles avec le développement et la durabilité de l'environnement. Les incendies de forêts peuvent être prévenus et/ou contrôlés, si seulement nous accordons aux forêts la même importance que nous accordons au sang qui nous fait vivre. L'avenir du XXIème siècle est menacé par la croissance démographique galopante et le déclin des ressources forestières. On peut donc s'attendre à connaître des problèmes socio-économiques intenses si des mesures ne sont pas immédiatement prises pour stopper le déséquilibre écologique et rendre la planète plus vivable pour les générations présentes et futures.

REFERENCES

B, McManus Collins and Fred M. White, 1981: Elementary Forestry, US Forest Service.

Timo V, Heikkila, Roy Gronquist and Mark Jurvellius, 1993: Handbook on Forest Fire Control - a Guide for Trainees - Forestry Training Programme Publication 21, Finland.

 

 

1 School of forestry, Box 214, Sunyani, Ghana




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