Création de capacités pour les entreprises forestières communautaires

PAYS/RÉGION : Gambie
DURÉE : 2000-2004

OBJECTIFS ET DESCRIPTION DU PROJET : À la fin de 2000, le Département des forêts de Gambie a recouru à la méthode de l’Analyse et du développement des marchés (ADM) de la FAO pour aider les communautés à entreprendre des activités rémunératrices dans les forêts communautaires, conformément aux principes de gestion des forêts de Gambie. De ce fait, la méthode de l’ADM a été introduite dans une zone pilote de la division occidentale de Gambie en 2001.

Après les résultats encourageants obtenus pendant la mise en œuvre pilote de l’ADM, le Département des forêts a décidé d’appliquer la méthode à deux autres divisions territoriales. Ce fut la base du projet du Programme de coopération technique signé en 2003 entre le Département des forêts gambien et la FAO.

L’objectif principal consistait à former le personnel du Département des forêts à la méthode de l’ADM afin de faciliter le développement des entreprises communautaires utilisant des produits, ressources et services tirés des forêts communautaires.

PARTENAIRES ET PARTIES PRENANTES DU PROJET :

  • Le Département des forêts de Gambie et la National Consultancy on forestry extension services and training (NACO).
  • Les communautés villageoises.

ACTIVITÉS : Après le premier cours de formation à la méthode de l’ADM dispensée au personnel du Département des forêts et de la NACO, la Gambie a hébergé pour la toute première fois un atelier international sur l’ADM pour la région africaine.

Pendant la mise en œuvre du projet, des formateurs nationaux ont organisé et animé avec succès des réunions de producteurs appartenant aux deux divisions qui comprennent 14 villages, et aidé les villageois a collecter un surcroît d’informations sur des questions techniques et commerciales. Les villageois ont eu l’occasion d’envisager des alliances avec des commerçants et des fournisseurs de services techniques et de crédit. Au cours de ces réunions de parties prenantes, des promesses de futures alliances ont été formulées renforçant par là même la confiance des villageois.

RÉALISATIONS ET RÉSULTATS : Les principales réalisations du projet comprenaient les suivantes :

  • Inclusion d’un module d’ADM dans le programme d’études de l’école forestière nationale. C’est un pas important dans l’institutionnalisation du processus d’ADM puisque, grâce à cette inclusion, tous les nouveaux forestiers considèrent ce processus comme un instrument intégré de leur boîte à outils participative.
  • Les cours de formation initiaux visaient la création de capacités pour une réserve d’employés de niveau moyen. De ce fait, les coordonnateurs nationaux, les vulgarisateurs nationaux et le personnel de terrain ont bénéficié d’une bonne formation.
  • Les facilitateurs locaux ont aidé le personnel forestier communautaire à organiser des ateliers villageois pour échanger des informations et effectuer la sélection finale des produits. La liste des produits choisis dans les deux divisions comprenait le miel, le bois d’œuvre et les grumes, les objets d’artisanat et des coins de palmier rhun, Borassus aethiopum, du bois de feu, des perches, l’écotourisme, les pépinières forestières, le kembo et Prosopis africana.
  • Aux activités de test pilotes ont assisté un grand nombre de membres intéressés du Comité des forêts qui ont conduit des enquêtes de marché et aidé aussi à détecter les activités illégales d’exploitation et de vente des produits forestiers.
  • Des produits et services forestiers de valeur, qui n’avaient pas encore été pris en compte par les communautés et le Département des forêt, ont été identifiés grâce à des recherches basées sur l’ADM menées sur les marchés locaux et internationaux.

La méthode de l’ADM a été adoptée avec succès par 26 villages. D’abord, comme expérience pilote dans 14 villages situés dans la division occidentale en 2001-2002, et ensuite dans six villages de la Low River Division, outre six autres villages situés dans la Central River Division en 2003-2004.

Des activités de suivi ont été planifiées pour assurer la continuité du développement des entreprises communautaires après l’achèvement du PCT. L’expérience de la gestion participative des forêts en Gambie a montré que, quand les communautés locales reconnaissent a valeur des arbres et des forêts, elles sont plus incitées à les protéger comme sources permanentes de revenu et/ou de moyens d’existence.

LIENS ET DOCUMENTS CONNEXES : Des études de cas ont été préparées afin d’inscrire les expériences découlant du projet dans un cadre stratégique national, comme dans le cas de la Gambie. Pour accéder aux études de cas, cliquer sur Publications.

Pour plus d’informations sur ce projet, cliquer ici.


Pour plus d’informations, contacter :


Sophie Grouwels
Forestière
Équipe des politiques et de l’économie forestières (FOEP)
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO
Viale delle Terme di Caracalla - 00153 Rome - Italie
Tél.: +39 06 57055299
Fax: +39 06 57055514
Email: Sophie.Grouwels@fao.org

dernière mise à jour:  lundi 5 novembre 2012