Deux projets ont été réalisés en Mongolie


Création de capacités et développement institutionnel pour la gestion et la conservation participatives des ressources naturelles dans les zones forestières de Mongolie
– GCP/MON/002/NET –

PAYS/RÉGION : Mongolie
DURÉE : 2007-2012 

OBJECTIFS ET DESCRIPTION DU PROJET : Ce projet est l’aboutissement de la demande directe formulée par le Ministère de la nature et de l’environnement de Mongolie afin d’obtenir un soutien aux efforts déployés par le gouvernement pour faire participer la population locale à la gestion durable des forêts mongoliennes. 

Le défi consiste à freiner et inverser le processus de dégradation en cours dans les forêts de Mongolie (causé par l’augmentation de l’exploitation illégale, les incendies de forêts et les dommages dus aux insectes) et à contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à la mise au point d’un modèle local de gestion de l’écosystème forestier susceptible d’être appliqué à d’autres « aimag » boisés aussi. Le projet porte sur les aspects institutionnels, sociaux, économiques, financiers, scientifiques et techniques de cette entreprise complexe. 

Le projet a été préparé en même temps que la nouvelle loi forestière qui met fortement l’accent sur la participation des communautés locales à la protection et à la gestion des forêts. La mise en vigueur de la nouvelle loi a coïncidé avec le démarrage de ce projet si bien qu’il appuie maintenant le développement de la foresterie communautaire tel qu’envisagé par la nouvelle loi forestière. 

Sont intéressés les niveaux local aussi bien que national. Le niveau local est fondamental pour le développement de la foresterie participative et le niveau national est essentiel à l’amélioration du cadre institutionnel et juridique et à l’instauration d’un contexte porteur pour la foresterie participative dans le pays. De fait, l’objectif immédiat est « la mise en œuvre et l’intégration de la foresterie participative dans le développement rural dans des zones pilotes grâce au renforcement des capacités des parties prenantes principales et à la mise au point de cadres institutionnels adaptés aux niveaux local, régional et national ». 

Le projet tire parti de l’expérience acquise par la FAO et d’autres partenaires en Mongolie et des résultats positifs de l’approche de l’ADM dans le pays. 

PARTENAIRES ET PARTIES PRENANTES DU PROJET :

  • Le Ministère de la nature et de l’environnement (MNE) de Mongolie
  • L’ONG PCC
  • Le Gouvernement royal des Pays-Bas (donateur). 

ACTIVITÉS : Le processus de mise en valeur des forêts communautaire comprend les activités suivantes :

  1. Choix du site
  2. Évaluation rurale participative
  3. Organisation de la communauté
  4. Inventaire des ressources forestières
  5. Évaluation participative des ressources
  6. Planification de la gestion des forêts
  7. Mise en œuvre et gestion forestière
  8. Suivi et évaluation participatifs

La création de revenus est cruciale pour la viabilité de la gestion participative des ressources naturelles, puisque la population locale vivant dans les zones écologiquement menacées ne contribuera à la conservation à long terme des ressources que si elles tirent des avantages des mesures de conservation, notamment la hausse des revenus. Le projet met l’accent sur ces objectifs à l’aide de la création de capacités et de l’établissement de petites entreprises forestières en utilisant l’approche de l’Analyse et du développement des marchés.

RÉALISATIONS ET RÉSULTATS : Le programme de création de capacités dans le cadre de l’ADM a consisté en une série d’ateliers de formation officielle et en cours de service dirigés par des facilitateurs de terrain et leurs équipes de soutien. Chaque atelier de formation a été suivi de la mise en œuvre des outils et méthodes par les stagiaires dans leur site. La formation a été dispensée pendant les deux premières phases de l’ADM et elle a intéressé les zones d’Ulaan Baatar et de Khuvsgul Aimag. 


Conservation communautaire de la diversité biologique dans les paysages de montagne de l’écorégion d’Altai Sayan ASP

PAYS/RÉGION : Mongolie
DURÉE : 2006-2007

OBJECTIFS ET DESCRIPTION DU PROJET : Le but de ce projet était d’assurer la conservation à long terme de la biodiversité dans la région d’Altai-Sayan en Mongolie en réduisant les menaces et en encourageant l’utilisation durable des ressources par les communautés locales. Les stratégies de gestion et de conservation communautaires permettent aux communautés de bergers de résoudre les problèmes de la gestion des forêts et des pâturages et d’améliorer leurs moyens d’existence par la constitution de partenariats avec le gouvernement et des ONG.

Les objectifs immédiats comprenaient les suivants :

  • Intégration des objectifs de conservation de la biodiversité dans les pratiques d’utilisation durable des ressources naturelles et dans les institutions et politiques du secteur de la production (financé et cofinancé par le FEM).
  • Renforcement des approches « traditionnelles » des aires protégées en étendant leur portée afin d’englober le paysage environnant et de tenir compte de la coopération transfrontalière.
  • Démonstration réussie de la façon d’intégrer la conservation de la biodiversité dans la gestion des ressources et les pratiques et politiques de développement économique (financé et cofinancé par le FEM).
  • Mise en œuvre d’un projet qui tire parti de ses succès et échecs, partage ces leçons et transmet efficacement les bonnes pratiques à ses propres parties prenantes et à d’autres partenaires.

PARTENAIRES ET PARTIES PRENANTES DU PROJET :

  • Le PNUD, deux ONG locales et une ONG nationale
  • Les communautés rurales de la région d’Altai-Sayan

ACTIVITÉS : Ce projet a été mis en œuvre par le PNUD. La FAO y a collaboré moyennant la formation à la méthode de l’ADM et son application, afin d’aider les bergers et les membres des communautés rurales à établir des petites entreprises ou micro-entreprises viables qui contribuent à améliorer leurs moyens d’existence et créent des incitations à conserver la biodiversité et à utiliser durablement les ressources naturelles.
Le bureau principal du projet était situé à Ulaanbaatar et il y avait quatre bureaux provinciaux à Khovd, Bayan-Olgii, Uvs (aimag occidental) et Khovsgol Aimag (centre nord).

RÉALISATIONS ET RÉSULTATS : La formation à l’ADM a été conduite en trois phases. Les questions et points principaux issus de la formation à la troisième phase comprenaient :

  • L’importance d’utiliser un langage simple, d’avoir une bonne  compréhension et de tenir compte des objectifs du projet pour la sélection des produits.
  • L’importance pour les futurs entrepreneurs de préparer leur plan de développement des entreprises (PDE).
  • Seuls les PDE comprenant les quatre domaines de développement relatifs aux produits naturels (commercial/économique, social/institutionnel, environnemental et technologique) avaient droit au soutien.
  • L’assimilation de l’information par un petit groupe seulement de participants priverait d’autres membres des connaissances nécessaires pour préparer des PDE viables et imposerait le leadership injuste de ce petit groupe d’individus.
  • La prise de conscience que les PDE servent de base à la stratégie et aux outils de surveillance permettant de fournir un soutien adéquat aux petits entrepreneurs.

 L’approche de l’ADM montre que la réhabilitation de l’environnement dégradé et la conservation de la biodiversité ne peuvent se réaliser sans la participation de la population locale, qui vit dans ces zones et dépend de leurs ressources. Elle montre aussi que les populations locales vivant dans des zones dont l’environnement est menacé ne contribueront à la conservation des ressources à long terme que si elles tirent des avantages des mesures imposées, notamment la hausse du revenu dégagé des ressources gérées.

dernière mise à jour:  mardi 29 juillet 2014