FAQ

FRA 2010Questions les plus fréquemment posées


Questions à caractère général

Q1: Quand le reclassement des classes nationales dans les catégories de FRA est difficile, peut-on utiliser les données pour les classes nationales comme «proxy» pour les catégories de FRA?

R1: Il est important que les séries temporelles communiquées à FRA soient cohérentes. Si les catégories nationales sont assez proches des catégories de FRA, les pays peuvent utiliser celles-ci, à condition qu’elles soient clairement documentées dans le rapport de pays. Toutefois, si les catégories nationales diffèrent sensiblement des catégories de FRA, les pays devraient essayer de reclasser les données nationales dans les catégories de FRA. En cas de doute, contacter le point focal de FRA.

Q2: Comment communiquer les petites valeurs quand l’unité de mesure spécifiée dans le tableau est grande? Par exemple, si on veut communiquer matériel sur pied de 25000 m3 mais l’unité de mesure est « millions de m3 ? » ?

R2: Il faut toujours utiliser l’unité de mesure spécifiée dans le tableau. Les chiffres petits (inférieurs à 100) sont à indiquer avec décimal de telle sorte que la valeur comportera au moins trois chiffres significatifs. Par exemple: 25 000 m3 devrait être présenté comme 0.0250 millions de m3 et 2 500 m3 devrait être présenté comme 0.00250 millions de m3.

Q3: Comment éviter que les chiffres apparaissent comme n.s. (non significatif) dans les tableaux mondiaux dans le rapport de FRA?

R3: Dans les tableaux mondiaux l’utilisation de “n.s” est nécessaire afin de présenter un tableau cohérent et comparable ayant une unité de mesure commune. Toutefois, dans la base de données de FRA, les données sont stockées avec le même degré de précision tel qu'il figure dans le rapport.

Q4: Que faire lorsque les données nationales provenant de différentes années utilisent différentes définitions et classifications?

R4: Afin de construire une série temporelle, ces données doivent d'abord être reconduites à un système de classification commun. Habituellement, la meilleure façon est d'abord de reclasser les deux séries de données dans les catégories de FRA, et puis d’effectuer l'estimation et la prévision.

Q5: Comment établir le rapport lorsque les données sont de faible qualité ou inexistantes?

R5: Faire référence aux pages 10-11 des Lignes directrices des rapports nationaux pour FRA 2010.

Q6: Comment entreprendre les calculs de calibrage, estimation, prévision et reclassement des données?

R6: Faire référence aux exemples et explications présentés dans les Lignes directrices des rapports nationaux pour FRA 2010, aux pages 13-18.

Q7: Peut on corriger ou changer les chiffres pour 1990, 2000 et 2005 qui avaient été communiqués dans FRA 2005?

R7: Si des nouvelles données sont disponibles depuis FRA 2005, vous devrez également modifier les chiffres précédents parce que les nouvelles données vont très probablement affecter les tendances. De même, si vous remarquez que certaines erreurs ont été faites dans les estimations pour FRA 2005, celles-ci doivent être corrigées en conséquence. Chaque fois que les chiffres communiqués précédemment sont modifiés, la justification doit être clairement documentée dans les commentaires au tableau.

Q8: Comment peut-on améliorer ou obtenir des estimations au niveau national en se servant d’informations portant sur la superficie forestière au niveau sub-national?

R8: Si les limites des unités sub-nationales sont cohérentes et que les définitions sont compatibles, l’information au niveau sub-national peut être additionnée pour obtenir une estimation pondérée nationale en additionnant les chiffres sub-nationaux. Lorsque les définitions ou classifications des sources nationales sont incompatibles, il convient de les harmoniser ou de les reclasser en fonction des catégories de FRA 2010 avant d’additionner les différentes estimations.

Q9: Comment résoudre le problème de l’existence d’années de référence différentes pour des chiffres au niveau sub-national ayant servi à obtenir une estimation nationale totale?

R9: Il convient, en premier lieu, rapporter les différentes estimations à une année de référence commune par inter/extrapolation, et ensuite additionner les chiffres sub-nationaux.

Questions Spécifiques sur les tableaux

Tableau T1

Q1: Comment classer les superficies dont l’utilisation de la terre est multiple (agroforesterie, pâturage en forêt, etc.) de façon cohérente, en particulier, au cas où aucune des formes d’utilisation ne prédomine sur les autres?

R1: Les systèmes agro forestiers abritant des cultures sous couvert forestier sont normalement classés dans la catégorie « Autres terres ». Cependant, quelques systèmes agroforesteries tels que le système taungya dont les cultures sont cultivées seulement pendant les premières années de rotation forestière, doivent être classés comme « Forêt ». Concernant le pâturage en forêt, la règle générale est de classer les pâturages en forêt dans la catégorie « Forêt », sauf quand les activités de pâturage sont intensives et prédominent sur les autres formes d’utilisation de la terre, dans ce cas là, ils doivent être classés comme « Autres terres dotées de couvert d’arbres ».

Q2: Étant donné que des mangroves peuvent se trouver au-dessous du niveau de référence des marées et qu’elles ne font pas partie de la superficie terrestre totale, comment faut-il en tenir compte au sein du Tableau T1?

R2: La plupart des mangroves se trouvent dans des zones intertidales, c’est-à-dire au-dessus du niveau journalier de la marée basse mais au-dessous de la laisse de haute mer. Les limites d’un territoire national peuvent inclure ou non inclure la zone intertidale. Pour FRA 2010, toutes les mangroves, répondant aux critères des catégories «Forêt» ou «Autres terres boisées» devraient être incluses dans le Tableau T1 même si elles se trouvent dans des zones qui, selon la définition nationale, ne font pas partie de la «superficie totale de terre». Si nécessaire, la superficie des «Autres terres» doit être ajustée afin de s'assurer que la superficie totale corresponde aux chiffres officiels enregistrés par la FAO et la Division des statistiques de l'ONU, et un commentaire sur cet ajustement doit être inclus dans la section « Commentaires au tableau ».

Q3: De quelle estimation doit-on se servir pour l’année de référence 1990? D’une estimation effectuée à l’époque ou bien d’une estimation rétrospectivement projetée à partir de l’inventaire national le plus récent?

R3: L’estimation pour 1990 devrait être fondée sur l'information la plus précise disponible, et non pas sur la simple répétition d'une estimation précédente ou de résultats d’un inventaire/évaluation effectués en ou avant 1990. Lorsque une série temporelle est disponible, l'estimation pour l'année 1990 peut être calculée par simple interpolation. Si l’inventaire le plus récent est considéré plus précis que les inventaires précédents, celui-ci sera à prendre en considération et une tentative de projection des résultats à rebours devrait être faite (extrapolation).

Q4: Comment considérer la jachère forestière?

R4: Cela dépend comment vous considérez que sera l'utilisation des terres dans le futur. Des jachères longues, qui sont les résultats d’agriculture sur "brûlis" et ensuite abandonnées sans aucune indication que la superficie fait partie d'un système de rotation agricole, devraient être considérées comme "Forêt". D'autre part, des jachères courtes qui font partie d'un système de rotation agricole, qu'après une certaine période de récupération sera de nouveau soumis à agriculture sur "brûlis", devraient être classées comme "Autres terres" et, le cas échéant, comme "Autres terres dotées de couvert d’arbres" étant donné que la principale utilisation des terres est l'agriculture.

Q5: Les superficies présentant des sapins de Noël sont à enregistrer dans la catégorie «Forêt»?

R5: Oui, la définition de « Forêt » inclut les plantations de sapins de Noël (voir la note explicative 7 dans la définition de Forêt).

Q6: Comment classifier les « forêts jeunes »?

R6: Les forêts jeunes sont à classifier comme «forêt» si le critère d’utilisation des sols est rempli et les arbres peuvent atteindre 5 m de hauteur in situ.

Q7: Quand faut-il tracer la ligne de démarcation entre la forêt, d’une part, et les cultures sous couvert d’arbres (plantations fruitières, plantations d’hévéa), d’autre part? Comment classer une plantation de Pinus pinea dont le but principal est la récolte de pignons? Est-ce une culture sous couvert forestier, ou une forêt dont les produits forestiers non ligneux sont récoltés?

R7: Les plantations d’hévéa doivent toujours être classées comme forêts (voir la note explicative 7 dans la définition de Forêt). Les plantations fruitières doivent être classées comme « Autres terres dotées de couvert d’arbres ». La règle générale est que si la plantation est constituée par des espèces forestières, elle doit être classée comme «Forêt ». La plantation de Pinus pinea pour la production de pignons doit donc être classée comme « Forêt », et les pignons récoltés doivent être communiqués comme produits forestiers non ligneux.

Q8: Les inventaires forestiers nationaux incluent parfois des bosquets de moins de 0,5 ha. Faut-il les inclure dans la catégorie de forêt?

R8: La définition générale de Forêt de FRA est: «Terres occupant une superficie de plus de 0,5 hectares… » Celle-ci doit être la référence à utiliser dans le rapport toutes les fois qu’il est possible dériver ce chiffre des sources de données nationales. Parfois, cependant, les sources des données nationales ne permettent pas de faire des estimations correspondant exactement à ce seuil minimal. Dans ces cas, les pays devront communiquer tout seuil disponible et documenter clairement le seuil utilisé dans les commentaires au tableau. La même valeur seuil sera alors utilisée à travers toutes les séries temporelles.

Q9: Comment signaler les formations de brousse (par exemple dans les pays méditerranéens) ayant une hauteur d'environ 5 m?

R9: Si la végétation ligneuse a plus de 10% de couvert d'espèces d'arbres d'une hauteur (ou susceptibles d’atteindre l’hauteur) de 5 m où plus, elle doit être classée comme «Forêt», sinon elle doit être classée comme "Autres terres boisées".

Q10: Que faire lorsque les données nationales concernant les eaux intérieures sont différentes des données présentées dans l’annexe 2 (Lignes directrices des rapports nationaux pour FRA 2010)?

R10: Les chiffres sur les eaux intérieures dans l'annexe 2 ont été calculés comme la différence entre les chiffres officiels de la superficie totale du pays et la superficie totale des terres. Les chiffres présentés dans le tableau T1, sur la superficie totale du pays et la superficie totale des terres doivent correspondre aux chiffres officiels dans l'annexe 2, donc la superficie des eaux intérieures correspondra automatiquement. Seulement dans des cas particuliers où les pays considèrent que les chiffres officiels sont incorrects, et peuvent prouver qu'ils ont pris des mesures pour y remédier (Voir à la page 20 du document Lignes directrices des rapports nationaux pour FRA 2010), ils peuvent utiliser les nouveaux chiffres corrigés. Toutefois, les eaux intérieures doivent toujours être la différence entre la superficie totale du pays et la superficie totale des terres.

Q11: Comment doivent être considérées les plantations de palmiers?

R11: Dans la définition de « Forêt », les plantations de palmiers à huile et d'autres cultures agricoles d’arbres sont spécifiquement exclus. En ce qui concerne les plantations de cocotiers, elles devraient généralement être classées comme "Autres terres dotées de couvert d’arbres" puisque la quasi-totalité des palmiers plantés sont utilisés pour la production agricole, mais dans le cas particulier où elles sont gérées principalement pour la production de bois et / ou la protection des sols et des eaux elles devraient être classées comme «Forêt».

Q12: La définition de forêts de FRA correspond-t-elle à la définition de forêts dans d'autres processus d'établissement de rapports?

R12: La définition de « forêt » utilisée pour les rapports de FRA est généralement acceptée et utilisée par d'autres processus d'établissement de rapports. Toutefois, dans le cas particulier de la CCNUCC, les directives du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre permettent une certaine souplesse dans la définition de forêt, en précisant que les pays peuvent choisir les seuils pour les paramètres suivants (intervalles permis entre parenthèses):

  • Surface minimale (0,05 - 1,0 hectares)
  • couvert du houppier (10 - 30 pour cent)
  • hauteur des arbres (2 - 5 mètres)

Les seuils devraient être choisis par les pays lors de la première communication nationale et doivent alors être maintenus les mêmes pour les communications nationales successives.

Q13: Comment classifier les lignes électriques?

R13: Les lignes électriques et téléphoniques larges moins de 20 m qui traversent des forêts devraient être classifiées comme « Forêt ». Dans tous les autres cas elles doivent être classifiées comme « Autres terres ».


Tableau T2

Q1: Comment communiquer, dans le rapport, la propriété quand la terre appartenant aux communautés indigènes se superpose avec une aire protégée?

R1: Ce qui détermine la façon de communiquer les données pour le tableau T2 est la propriété formelle des ressources forestières. Si les droits sur les ressources forestières des communautés indigènes correspondent à la définition de propriété présentée dans les spécifications au tableau T2, alors ils doivent être communiqués comme « Propriété indigène/tribale ». Autrement, les aires protégées dans lesquelles ils existent des droits pour les communautés indigènes, sont plus souvent de « propriété publique ».

Q2: Mon pays a un régime foncier complexe, qui correspond difficilement aux catégories de FRA. Que faire?

R2: Contactez votre point focal FRA pour avoir un conseil, en décrivant le régime foncier/de propriété particulier des ressources de votre pays.

Q3: Est-ce que les quatre sous-catégories de la propriété privée, ensemble donnent le total de la propriété privée?

A3: Oui.


Tableau T3

Q1: Toutes les forêts ont plusieurs fonctions (conservation, protection, etc.). Est-il donc juste d’enregistrer toutes les superficies forestières comme "à usages multiples»?

R1: Il y a une différence entre la fonction naturelle et la fonction désignée. Toutes les forêts peuvent remplir une ou plusieurs des fonctions naturelles, mais ce tableau vise à saisir la fonction désignée, qui est une décision active sur la manière dont les forêts devraient être gérées et utilisées. Seulement en présence d’une décision active demandant que la forêt soit utilisée pour des fins multiples et qu'aucune d'entre elles ne prédomine sur les autres, alors la superficie de cette forêt doit être considérée comme désignée à usages multiples.

Q2: Que faire quand la fonction désignée a évolué au fil du temps? (par exemple, les superficies plantées essentiellement pour la production de bois et plus tard changées pour des usages multiples)?

R2: Les dernières informations disponibles sur la désignation devraient être utilisées pour ce tableau, indépendamment de savoir si la forêt était précédemment désignée pour une autre utilisation. Par conséquent, une superficie donnée peut être signalée dans une catégorie en 1990 et dans une autre catégorie en 2010.

Q3: Comment classifier les espaces destinés à la « recherche scientifique »?

R3: Ces espaces sont à enregistrer parmi les «services sociaux».

Q4: Comment estimer la superficie de forêt affectée à une activité récréative? Souvent, seulement une petite partie de la forêt (zones à pique-nique et pistes) est utilisée et gérée principalement pour une activité récréative tandis que le reste de la forêt est affecté à d’autres fonctions. Faut-il inclure les zones à pique-nique, les pistes, etc. dans l’estimation? Si ce n’est pas le cas, quelle surface de forêt faut-il inclure dans l’estimation?

R4: Lorsque l’utilisation à des fins récréatives correspond à la fonction principale, mais qu’il s’agit seulement d’une partie de la superficie, une solution est de multiplier le nombre de «sites» à fonction récréative (zones à pique-nique, centres pour visiteurs, zones de stationnement public dans/près des forêts, etc.) par un nombre moyen estimé d’hectares par site. Les pays ayant choisi cette solution sont priés d’indiquer les hypothèses adoptées, dans la section des commentaires au tableau.

Q5: Si la législation nationale stipule que toutes les forêts devraient être gérées pour la production, la conservation de la biodiversité et la protection du sol et l'eau, faut-il signaler toutes les superficies forestières étant «à usage multiple» comme fonction désignée principale ?

R5: La définition de «Fonction désignée principale», note explicative 2 au tableau, dit que « Des clauses générales de la législation ou des politiques nationales (par ex. «toute la terre forestière devrait être aménagée à des fins de production, de conservation et sociales») ne sont pas à considérer comme des désignations. Il faut donc plutôt regarder les fonctions qui ont été désignées au niveau de l'unité de gestion.

Q6: Peuvent les aires protégées des catégories V et VI de l'UICN être incluses dans « Superficie forestière à l’intérieur des aires protégées»?

R6: Les catégories V et VI de l’UICN sont explicitement exclues et elles ne doivent pas être prises en compte dans «Superficie forestière à l’intérieur des aires protégées»

Q7: Doit-on considérer toutes les aires protégées comme «Conservation de la biodiversité»?

R7: Non, seulement quand la conservation de la biodiversité est la raison principale pour protéger la zone en question.

Q8: Le concept de domaine forestier permanent (DFP) n’existe pas dans le contexte national (comme c'est le cas de nombreux pays européens). Que faire?

R8: Il est vrai que la notion de DFP peut ne pas exister dans certains contextes nationaux et régionaux, car il s'agit d'un concept qui est né dans le contexte des pays en développement. Ce que nous voulons obtenir ici est la superficie forestière pour laquelle une décision légale existe, qu’elle devrait rester « forêt » c'est-à-dire où l'utilisation des terres ne peut pas être modifiée, sauf si une autorisation spéciale est accordée. Dans de nombreux pays, la législation forestière établit dans une clause générale que les terres forestières ne peuvent pas être converties en d'autres l'utilisations des terres sans un permis spécial. Dans ce cas, toutes les forêts peuvent être considérées comme DFP.

Q9: Est-ce que la superficie forestière avec un plan d’aménagement peut être utilisée comme estimation de la superficie des forêts soumise à gestion durable ?

R9: L’existence d’un plan d’aménagement ne garantit pas que la forêt soit gérée de façon durable, et il y a des forêts sans plan d’aménagement qui sont gérées durablement. Ainsi, alors que "superficie de forêt avec plan d’aménagement" dans certains cas peut être considéré comme un indicateur de "forêt soumise à une gestion durable des forêts » il s’agit d’une faible approximation. Comme on peut le voir dans les spécifications, les critères utilisés par l'OIBT pour l'évaluation des superficies sous gestion durable des forêts, incluent l’existence d’un plan d’aménagement forestier comme l'un des cinq critères, avec le commentaire additionnel « avec une information ferme sur la mise en oeuvre effective de ces plans »

Q10: Comment la catégorie de FRA « Superficie forestière avec un plan d’aménagement » est-elle liée aux catégories de la MCPFE?

R10: La catégorie de FRA inclut les deux catégories de la MCPFE “plans d’aménagement forestier” et “équivalents”.

Q11: "ne rien faire" peut-il être considéré comme gestion durable des forêts?

R11: Oui, s’il s’agit d’une décision de gestion consciente et que des mesures sont prises pour protéger la forêt d’empiétement ou d'autres activités qui ne sont pas durables.

Q12: Quand on remplit la section sur la superficie des forêts dans les aires protégées, comment devons-nous traiter les cas où nous savons qu’il y a de l'exploitation forestière illégale dans les zones protégées?

R12: Dans ce cas, vous devriez communiquer la superficie de forêt qui est protégée par la loi, sans considération si la protection est effectivement appliquée ou non.

Q13: Quelle est la corrélation entre les aires protégées de la MCPFE (1.1, 1.2, etc.) et les catégories de l’UICN utilisées dans FRA 2010?

R13: Les lignes directrices de la MCPFE sur l’évaluation des forêts protégées en Europe [MCPFE Assessment Guidelines for Protected and Protective Forest and Other Wooded Land in Europe (2002)] expliquent en détail les catégories de la MCPFE et leur relation avec les catégories de l’AEE et de l’UICN. Un résumé est présenté dans le tableau suivant:

MCPFE CLASSES
EEA*
IUCN**
1: Main Management Objective "Biodiversity" 1.1: "No Active Intervention"
A
I
1.2: "Minimum Intervention"
A
II
1.3: "Conservation Through Active Management"
A
IV
2: Main Management Objective "Protection of Landscapes and Specific Natural Elements"
B
III, V, VI
3: Main Management Objective "Protective Functions"
(B)
n.a.

Tableau T4

Q1: Comment interpréter l’indication «où aucune trace d’activité humaine n’est clairement visible» pour faire la distinction entre «Forêts primaires» et «Autres forêts naturellement régénérées» ?

R1: Presque toutes les forêts ont été touchées d'une manière ou d'une autre par les activités humaines à des fins commerciales ou de subsistance par la récolte de bois et / ou la collecte de produits forestiers non ligneux, que ce soit récemment ou dans un passé lointain. La règle générale est que si les activités ont été d'un tel faible impact que les processus écologiques n'ont pas été perturbés, la forêt devrait être classée comme primaire. Cela permettrait d'inclure des activités telles que la collecte non destructive de produits forestiers non ligneux. De même, des zones où quelques arbres ont été coupés peuvent être incluses, pour autant que cela s'est passé il y a longtemps et aucun signe visible de cette extraction demeure. Voir également les notes explicatives à la définition de forêt primaire dans les spécifications.

Q2: Comment traiter les espèces naturalisées, c'est-à-dire des espèces introduites il y a

longtemps qui sont maintenant naturalisées dans la forêt ?

R2: Les zones avec des espèces naturalisées qui se régénèrent naturellement doivent être incluses comme «Autres forêts naturellement régénérées » et également dans la sous-catégorie « ... …dont d’espèces introduites »

Q3: Que faire quand il est difficile de distinguer si la forêt est plantée ou naturellement régénérée?

R3: S'il n'est pas possible de distinguer si la forêt est plantée ou naturellement régénérée, et qu’il n'existe pas de données auxiliaires qui indiquent qu'elle a été plantée, elle devrait être indiquée sous la rubrique «Autres forêts naturellement régénérées».

Q4: Peut- on utiliser la superficie forestière à l’intérieur des aires protégées comme proxy pour la superficie de forêt primaire?

R4: Dans de nombreux cas, la superficie des forêts à l’intérieur des aires protégées est la seule information disponible qui peut être utilisée comme proxy pour la superficie de forêt primaire. Toutefois, il s’agit d’une faible proxy qui ne devrait être utilisée que lorsqu'il n'existe pas de meilleures alternatives. Des précautions doivent être employées dans la communication des séries temporelles, parce que l'établissement de nouvelles aires protégées ne signifie pas que la zone de forêt primaire augmente.


Tableau T5

Q5: Quelle est la différence entre boisement et reboisement?

R5: Boisement est la plantation /l’ensemencement d’arbres sur des terres qui auparavant étaient soit d'autres terres boisées ou d'autres terres. Le reboisement, d'autre part, a lieu dans des terres qui sont déjà classées comme forêts et n'implique aucun changement de l'utilisation des terres de non forêt à forêt.

Q6: Est-ce que les définitions de boisement et reboisement dans FRA sont les mêmes que celles employées dans les directives du GIEC pour les inventaire de gaz à effet de serre?

R6: Non, la terminologie relative à boisement et reboisement est différente. Dans les directives du GIEC, à la fois le boisement et le reboisement impliquent un changement d'utilisation des terres et correspondent au terme boisement de FRA, alors que le terme «remise en végétation» du GIEC correspond approximativement au terme reboisement de FRA.

Q7: Doit-on inclure la superficie de régénération naturelle des forêts?

R7: Non, les spécifications au tableau affirment clairement que la superficie de régénération naturelle des forêts est exclue quand on communique les données pour le tableau T5.

Q8: Comment considérer les superficies où la plantation d’enrichissement a été effectuée?

R8: Si on s'attend à ce que les arbres plantés domineront le peuplement futur, alors il devrait être considéré comme reboisement, si l'intensité de plantation est tellement faible que les arbres plantés représenteront seulement une petite partie du matériel sur pied dans le futur, il ne devrait pas être considéré comme reboisement et, par conséquent, il ne faudra pas en tenir compte dans ce tableau.

Q9: Quand doit-on considérer qu’une terre abandonnée est revenue à la forêt et, par conséquent, devraient être incluse dans «Expansion naturelle de la forêt»?

R9: Les conditions suivantes devraient être remplies:

  • ayant été abandonnée de la dernière utilisation depuis une certaine période de temps et qu’on s’attend à ce qu’elle revienne à la forêt. Il ne devrait y avoir aucune indication qu'elle reviendra à l’ancienne utilisation. La période de temps peut être choisie par le pays et devra être documentée avec une note dans les commentaires au tableau;
  • présentant une régénération d’arbres susceptibles de correspondre aux définitions de forêt.

Tableau T6

Q1: Est-il possible d'estimer le matériel sur pied à partir de la biomasse en utilisant les facteurs de conversion à l'annexe 5 (Lignes directrices des rapports nationaux pour FRA 2010)?

R1: Il est possible, mais doit se faire avec beaucoup de prudence, en particulier les facteurs de conversion et expansion ont besoin du matériel sur pied par hectare dans les entrants, et donc il faut faire des hypothèses. Il est plus simple d’utiliser la densité du bois et les facteurs d'expansion de la biomasse.

Q2: Comment considérer le bambou?

R2: Le bambou devrait être inclus dans le total de matériel sur pied et aussi communiqué dans la sous-catégorie “... dont feuillus”

Q3: Nous avons des estimations du volume disponible pour l'approvisionnement en bois. Cela peut-il être utilisé pour l'estimation du matériel sur pied des espèces commerciales?

R3: Le matériel sur pied des espèces commerciales et le volume disponible pour l'approvisionnement en bois sont deux concepts différents. Le premier, qui devrait être indiqué dans le tableau T6a de FRA, est le matériel sur pied total de toutes les espèces qui sont considérées comme commerciales, indépendamment de la taille des arbres, et inclut les arbres qui poussent dans des zones où l'exploitation forestière est sujette à des restrictions. Le volume disponible pour l'approvisionnement en bois est le volume des espèces commerciales de dimensions commerciales qui poussent dans des zones où il n'existe pas de restrictions d'ordre juridique, économique ou technique pour l’exploitation forestière. Dans de nombreux pays, ce volume est susceptible d'être sensiblement inférieur au matériel sur pied des espèces commerciales.

Q4: Devrait-on inclure le volume des arbres dans les aires protégées parmi le matériel sur pied des espèces commerciales?

R4: Oui, le volume de toutes les espèces commerciales devrait être inclus, indépendamment d’où elles se trouvent.

Q5: Doit- on considérer comme espèces commerciales les espèces qui produisent le bois de feu?

R5: Oui, dans la mesure où elles sont vendues sur le marché.

Q6: Le tableau T6b sur la composition du matériel sur pied se réfère seulement aux forêts naturelles?

R6: Non. Tous les tableaux de FRA 2010 se rapportent aux forêts naturelles et aux forêts plantées, soit d’espèces indigènes ou introduites, comme sous-entendu par la définition de forêt donnée dans le tableau T1.

Q7: Dans le tableau T6b, le classement des espèces doit être fait par volume, par superficie ou par nombre d’arbres?

R7: Par volume (matériel sur pied).

Q8: Dans le tableau T6b, est-il possible de fournir des informations par groupes d'espèces lorsque le nombre d'espèces est trop grand?

R8: Oui, si les données nationales ne permettent pas la distinction des différentes espèces au sein de certains groupes d'espèces, les pays peuvent communiquer les genres (ou groupes) au lieu des espèces, et ajouter une note dans les commentaires au tableau.


Tableaux T7 et T8

Q1: Faut-il pour autant utiliser les facteurs de conversion par défaut du GIEC ou pouvons-nous utiliser les facteurs nationaux?

R1: Des facteurs nationaux/régionaux fondés sur des recherches adéquates sont toujours préférables. L’utilisation des facteurs par défaut du GIEC doit être considérée comme la dernière option en l'absence de facteurs nationaux ou régionaux.

Q2: Que faire pour la biomasse et le stock de carbone des arbustes et arbrisseaux? Faut-il les compter ou ne pas les compter dans le tableau?

R2: Les directives du GIEC prévoient que, lorsque le sous étage forestier représente une partie relativement petite de la biomasse aérienne, il peut être exclu à condition que ceci soit fait de manière cohérente dans toute la série temporelle . Toutefois, dans de nombreux cas, les arbustes et les arbrisseaux sont importants en termes de biomasse et de carbone, en particulier pour les zones classées comme «Autres terres boisées», et devraient donc être inclus, dans la mesure du possible. S’il vous plaît indiquer dans les commentaires comment les arbustes et les arbrisseaux ont été traités dans votre estimation de la biomasse.

Q3: Doit-on signaler les mêmes chiffres pour la biomasse et les stocks de carbone à FRA comme à la CCNUCC?

R3: Pas forcément - mais idéalement, les chiffres communiqués à la CCNUCC devraient être fondés sur les données de FRA et sur l'évaluation des ressources forestières et ajustés/reclassés, le cas échéant, pour se conformer aux définitions de la CCNUCC.


Tableau T9

Q1: Les données/informations sur la superficie totale touchée par le feu ne sont pas disponibles, seule la superficie des forêts touchées. Comment doit-on remplir le tableau?

R1: Ecrivez « n.d. » sous la rubrique «Superficie totale de terres touchées par les incendies» et indiquez la superficie de forêts touchée dans la sous-catégorie « ... dont de forêt »

Q2: Nous avons des zones forestières où le plan de gestion prévoit que si un incendie commence, on doit le laisser brûler sans mesures de suppression. Ces feux devraient être considérés comme incendies non contrôlés ou feux planifiés?

R2: La définition de feu planifié dans les spécifications, note explicative 1, stipule clairement que les incendies de végétation non planifiés qui brûlent conformément à des objectifs de gestion doivent être considérés et communiqués comme feux planifiés.

Q3: Les cultures sur brûlis illégales devraient être considérées comme incendies non contrôlés ou comme feux planifiés?

R3: Tous les feux de "brûlis" devraient être considérés comme feux planifiés tant qu’ils brûlent selon des objectifs de gestion. Toutefois, les feux de brûlis peuvent devenir hors contrôle, soit par extension à d'autres régions, ou en dépassant l'intensité prévue, où les deux à la fois, et dans ces cas devraient être classés comme incendies non contrôlés.

Q4: Comment indiquer quand un grand incendie couvre à la fois "forêt" et "autres terres boisées"?

R4: Sous nombre d’incendies vous le comptez comme un pour « Superficie totale de terres touchées par les incendies », et vous le comptez aussi comme un pour chacune des sous-catégories touchées par cet incendie. Les chiffres dans les sous-catégories pour "nombre d'incendies" ne doivent pas correspondre au total.


Tableau T10

Q1: Quand est-ce que le dommage occasionné par des ravageurs ou facteurs abiotiques devient une perturbation?

R1: Les spécifications établissent que les dommages doivent intéresser une superficie d’au moins 0,5 hectares et occasionner un impact influençant de manière significative la santé et vitalité de la forêt, et ne pas être le résultat direct d’activités humaines.

Q2: Que veut-on dire par «impact influençant de manière significative la santé et vitalité de la forêt»?

R2: Il est souvent difficile de déterminer si une perturbation pourrait générer un impact influençant de manière significative la santé, la vitalité et/ou la productivité et si elle est donc à inclure dans le Tableau T10. Les pays doivent utiliser les valeurs seuil/critères existants et en dresser une liste dans la section des commentaires au tableau.

Q3: La superficie perturbée doit-elle correspondre à la superficie perturbée au courant d’une année spécifique ou peut-il s’agir d’une superficie pour laquelle les effets des perturbations sont présents ou visibles?

R3: Dans le tableau T10a, le chiffre communiqué doit être la moyenne sur cinq ans de la superficie où les dommages sont survenus dans une année donnée (superficie touchée par an). Si la zone touchée est le résultat d’une infestation/éruption vous devez communiquer dans le tableau T10b la superficie totale ou endommagée au cours de l'épidémie.

Q4: Des perturbations comme la «surexploitation», «la coupe sélective» et la «dégradation» sont-elles à prendre en compte et à inclure dans ce tableau?

R4: Non, les perturbations qui sont le résultat d’activités humaines ne doivent pas être incluses dans ce tableau. Ce tableau sert à mettre en évidence les superficies endommagées par une fluctuation environnementale et/ou évènements destructifs (les insectes, les maladies, les conditions climatiques extrêmes). Les perturbations occasionnées par les activités humaines ne sont pas à inclure.

Q5: Comment traiter les superficies soumises à la fois à des perturbations par des insectes et des maladies?

R5: Les catégories dans ce tableau ne sont pas exclusives. Par conséquent, une superficie de forêt qui a été touchée par différentes perturbations en même temps, chacune influençant de manière significative la santé et la vitalité de la forêt, doit être comptée une fois pour chaque catégorie de perturbation.

Q6: Qu’entendez vous par «espèces envahissantes ligneuses»?

R6: Les espèces ligneuses sont les arbres et les arbustes, et les espèces envahissantes sont définies comme «espèces non indigènes pour un écosystème déterminé dont l’introduction et la propagation occasionne, ou est susceptible d’occasionner, des dommages socioculturels, économiques ou environnementaux, ou qui peut nuire à la santé humaine».

Q7: Comment considérer des espèces ligneuses envahissantes qui menacent les aspects environnementaux (la stabilité des écosystèmes, etc.), mais qui ont une valeur socio-économique importante? Sont-elles à considérer envahissantes?

R7: Oui, si elles se répandent et causent des dommages à l'environnement.


Tableau T11

Q1: Pourquoi les données dans l’Annuaire des produits forestiers de la FAO sont différentes des données envoyées par les pays en réponse au questionnaire commun FAO/OIBT/Eurostat?

R1: Si tel est le cas, s’il vous plaît contactez votre point focal de FRA pour explications et conseil.

Q2: Il est difficile de quantifier les produits de subsistance, y compris le bois de feu, est-il possible de communiquer des estimations?

R2: Oui, les pays peuvent communiquer des chiffres estimés, tant qu'ils spécifient, le cas échéant, les hypothèses retenues et les méthodes appliquées.

Q3: La valeur du bois de feu dépend de l'espèce. Comment la quantifier?

R3: La valeur doit être estimée par groupes d'espèces et tous les chiffres doivent être additionnés et communiqués comme un total. Les pays peuvent fournir des éclaircissements dans les commentaires au tableau, le cas échéant.

Q4: FRA demande que les valeurs devraient être estimées en bord de route. Comment faire si nous ne disposons que des valeurs pour les bois sur pied où les grumes à l’entrée de l’usine?

R4: Si possible, essayez d'estimer la valeur en bord de route en ajoutant les coûts récolte et d'extraction à la valeur du bois sur pied ou en soustrayant le coût du transport de la valeur à l’entrée de l’usine. Si cette estimation ne peut être faite, communiquez la valeur que vous avez et ajoutez une note sur la valeur de référence dans les commentaires au tableau.

Q5: Comment attribuer une valeur à l'autoconsommation du bois et au bois qui est distribué gratuitement (par exemple les communautés locales ont le droit de collecter librement le bois de feu)?

R5: Utilisez la valeur sur le marché local, si possible. Sinon, ne pas inclure et ajouter une note dans les commentaires au tableau.

Q6: Le bois rond industriel est seulement le bois rond qui est utilisé par l'industrie?

R6: Non, le terme "industriel" est quelque peu trompeur, car les spécifications définissent clairement que "l'enlèvement de bois rond industriel" correspond à tous les bois ronds extraits pour d'autres fins que la production d'énergie. Ainsi, il comprend les bois ronds extraits pour utilisation industrielle, mais aussi le bois extrait à usage domestique, à l'exception du bois de feu.

Q7: Comment traiter les prélèvements informels/illégaux?

R7: S'il y a des études qui donnent une bonne estimation de la mesure des prélèvements informels/illégaux, vous pouvez les communiquer dans le volume de bois extrait. Toutefois, dans la plupart des cas, cette information n'est pas disponible et vous devriez communiquer seulement les données sur les extractions formelles. Si les valeurs communiquées sont soupçonnées de sous estimer considérablement les véritables prélèvements, vous pouvez ajouter une note dans les commentaires au tableau.

Q8: Comment traiter les prélèvements, lorsque le bois est transformé dans la forêt (scieries portables, production de charbon, etc.)?

R8: Lorsque le bois est transformé dans la forêt et les produits extraits, les prélèvements devraient être estimés en équivalent de bois rond. Dans le cas de la production de charbon, le volume de bois rond utilisé est estimé en utilisant un facteur de 6,0 pour convertir le poids (tonnes métriques) de charbon de bois produit en volume solide (m3) de bois rond utilisé dans la production.

Q9: Les valeurs peuvent changer considérablement entre les années en raison de taux d’inflation très élevés. Comment en tenir compte?

R9: Donnez les valeurs en monnaie nationale comme demandé, et dans les commentaires au tableau, indiquez que la tendance "étrange" est le résultat d'une forte inflation au cours de la période considérée.


Tableau T12

Q1: Peut-on inclure les services, comme l'eau, l'écotourisme, les loisirs, la chasse, le carbone, etc., dans le tableau des produits forestiers non ligneux? Dans d'autres contextes d’établissement de rapports ceux-ci sont inclus dans «biens et services non ligneux»

R1: Non, les produits forestiers non ligneux sont limités aux «biens» uniquement, définis comme «objets physiques et tangibles d'origine biologique autres que le bois ».

Q2: Comment considérer la production de plantes ornementales et les cultures sous couvert arboré?

R2: Elles devraient être incluses si prélevées dans la nature. Si elles sont issues de plantations, elles ne devraient pas être incluses parce que dans ce cas, elles ne sont pas dérivées de la forêt, mais d'un système de production agricole.

Q3: Comment considérer le miel lorsqu'une partie provient de la forêt et une partie d’en dehors des forêts?

R3: Il est généralement difficile de savoir si le miel est originaire des zones classées comme forêts. Dans ces cas, les pays devraient, chaque fois que possible, évaluer et communiquer seulement la partie récoltée en forêt. Si les pays sont incapables de dériver ou d'estimer le pourcentage de miel collecté en forêt, ils sont encouragés à communiquer la quantité totale et ajouter une note dans les commentaires au tableau (par exemple signaler que le chiffre communiqué fait référence à toutes les terres).

Q4: Comment communiquer les arbres de Noël dans le rapport?

R4: Pour FRA, les plantations d'arbres de Noël sont toujours considérées comme des forêts, par conséquent, les arbres de Noël doivent être considérés comme des produits forestiers non ligneux (plantes ornementales).

Q5: Comment considérer les produits obtenus d’arbres à but multiple, souvent dans les systèmes d'agroforesterie - devraient-ils être inclus en tant que produits forestiers non ligneux?

R5: Les spécifications et la définition de produits forestiers non ligneux- PFNL- énoncent clairement que seuls les produits provenant des forêts devraient être inclus. Donc, si le système agro forestier est considéré comme "forêt" (voir la note explicative 9 à la définition de forêt dans le tableau T1), les produits non ligneux provenant d’arbres à but multiple sont des PFNL et devraient être intégrés dans les rapports.

Q6: Nous avons seulement la valeur commerciale de produits transformés. Comment devrions-nous communiquer la valeur des PFNL?

R6: En général, la valeur devrait se référer à la valeur de la matière première. Toutefois, il arrive que la valeur des matières premières ne soit pas disponible et, dans ce cas, vous pouvez communiquer la valeur d'un produit transformé ou semi transformé et signaler cela clairement dans la section des commentaires au tableau.

Q7: Les données existent seulement pour les produits vendus sur le marché. Les produits utilisés pour la subsistance ne sont pas enregistrés. Comment faire?

R7: Lorsque tel est le cas, les correspondants sont priés de prendre note de cette question dans la section commentaires. Si il est possible d'estimer l’utilisation de subsistance des produits forestiers, s’il vous plaît fournir des informations sur la méthode et les hypothèses utilisées

Q8: Les animaux produits dans la forêt sont-ils des produits forestiers non ligneux?

R8: Oui, à l'exception des animaux domestiques qui ne sont pas considérés comme des produits forestiers non ligneux.

Q9: Que faire quand les unités de mesure traditionnelles utilisées pour les PFNL sont incompatibles avec les unités demandées par FRA?

R9: Utilisez le meilleur facteur de conversion disponible pour convertir la mesure traditionnelle dans la mesure demandée dans le tableau, et le spécifier dans la section des commentaires.

Q10: Peut on considérer le pâturage comme fourrage et donc comme un produit forestier non ligneux?

R10: Non, le pâturage est un service alors que le fourrage est un bien tangible. Ainsi, inclure les fourrages récoltés dans la forêt, et exclure le pâturage.

Q11: Que faire lorsque mon pays ne dispose d'aucune information pour 2005, mais pour les années successives?

R11: Vous pouvez utiliser les données des années successives comme proxy pour 2005, si vous considérez que c'est une bonne estimation et que rien n'indique que les produits, les quantités et les valeurs ont changé de manière significative depuis 2005. En tout cas, vous devriez ajouter une note sur cela dans les commentaires.


Tableau T13

Q1: Des informations sur l’emploi sont demandées dans les tableaux T13, T15 et T16. Est-ce que il y a des chevauchements entre ces tableaux et, dans l’affirmatif, comment doit-on communiquer les données correctement?

R1: Les tableaux T13, T15 et T16 sont mutuellement exclusifs en ce qui concerne l’emploi.

Q2: La définition de "emploi équivalent plein temps" dit «pendant une période de référence». Que signifie cela?

R2: Cette définition provient de l'OIT, et aux fins de FRA, la période de référence est d'un an.

Q3: Comment calculer l'emploi lorsque le travail est effectué par le propriétaire forestier lui-même?

R3: Lorsque le propriétaire forestier effectue les travaux forestiers pour son propre compte, il est considéré comme travail à titre indépendant, qui fait partie de l'emploi.

Q4: Dans certains cas, les scieries sont situées à l'intérieur de la forêt et ceux qui travaillent partagent leur temps entre le travail en forêt et en scierie. Comment doit-on communiquer cet emploi?

R4: Dans la mesure du possible, vous devriez calculer/estimer le temps alloué à chaque activité et communiquer la partie qui correspond aux travaux en forêt. Si c'est impossible, s’il vous plaît communiquer le total et ajouter une note dans la section des commentaires au tableau.

Q5: Doit-on inclure l’emploi lié aux “Autres terres boisées”?

R5: Si il est possible de faire la distinction entre l'emploi relatif à la forêt et celui relatif à d'autres terres boisées, s’il vous plaît communiquer les deux chiffres dans la section des commentaires, et le total dans tableau 15.

Q6: Pour ce tableau, l'emploi comprend aussi le transport, la transformation et autres travaux non forestiers?

R6: Non, seulement l'emploi directement lié à la production primaire de biens et à la gestion des aires protégées devrait être inclus. La production primaire de bien inclut toutes les activités d'exploitation forestière dans la forêt, mais exclut le transport routier et la transformation.

Q7: Dans mon pays, une même personne travaille à la fois la production et à la gestion des aires protégées - comment le communiquer?

R7: Dans la mesure du possible, son temps devrait être réparti sur les deux activités, de sorte que si il/elle travaille 50% dans chacune, il faut compter 0,5 année ETP pour chaque activité. Si ce n’est pas possible de faire la distinction, notez le temps dans l'activité à laquelle il/elle passe la plupart du temps.

Q8: Comment considérer l'emploi quand un grand nombre de personnes sont impliquées dans la gestion participative des forêts?

R8: Les personnes qui travaillent avec la gestion participative des forêts doivent être enregistrées sous emploi à titre indépendant à moins qu’elles soient employées officiellement. Ajoutez une note à ce sujet dans la section des commentaires.

Q9: Peut-on inclure la gestion du tourisme dans l'emploi?

R9: Oui, si elle constitue une partie intégrante de la gestion des zones forestières protégées.

Q10: Comment inclure la main-d'œuvre/l'emploi occasionnels et saisonniers?

R10: Le travail saisonnier devrait être recalculé en ETP au cours de l'année. Exemple: si une société employait 10 000 personnes pour la plantation d'arbres pendant 1 semaine en 2005, pour l'ensemble d’ETP de l'année 2005, il serait environ: 10 000 personnes/52 semaines = 192 employés (ETP). Il est important qu'une note à ce sujet soit faite dans les commentaires. Si les données officielles (en ETP) du bureau national de statistique sont utilisées, ces calculs ont déjà été faits.


Tableau T14

Q1: Mon pays a une politique forestière, mais pas de déclaration de politique forestière. Que doit-on communiquer?

R1: FRA demande des informations sur l'existence d'une déclaration formelle de politique forestière, dans ce cas, vous devriez notez «non» et ajouter une remarque ou une explication dans la section des commentaires.

Q2: Que doit-on communiquer si la politique forestière fait partie d'une politique de développement général?

R2: Si cette politique de développement comprend une déclaration de politique forestière qui décrit les objectifs, les priorités et les moyens pour la mise en œuvre de la politique forestière, vous notez «oui», sinon «non».

Q3: Dans la question sur le statut du programme forestier national, plusieurs des options semblent appropriées. Peut-on cocher plus d'une option?

R3: Non, vous devez cocher une seule option, sélectionnez celle qui vous semble la plus appropriée.


Tableau T15

Q4: Dans mon pays, la responsabilité pour l'élaboration des politiques forestières et pour la mise en œuvre est partagée entre plusieurs ministères. Comment le signaler?

R4: Notez tous les ministères concernés et décrivez dans les commentaires comment les responsabilités sont partagées.

Q5: Dans mon pays, un organisme autonome spécialisé est responsable pour le secteur forestier et le chef de cette agence ne dépend pas ou ne rend pas compte à un ministre. Que dois-je communiquer comme niveau de subordination?

R5: Cochez la case de plus haut niveau (1er degré de subordination) et décrivez la situation dans les commentaires.

Q6: Dans le tableau 15b, la catégorie "effectifs totaux", fait-elle référence aux postes professionnels?

R6: Non, elle se réfère à l'ensemble du personnel. Le personnel professionnel avec diplôme universitaire ou équivalent est ensuite communiqué dans la sous-catégorie ... « dont possédant un diplôme universitaire ». Voir également la question sur "diplôme universitaire" dans le tableau T16.


Tableau T16

Q1: Dans mon pays, certains étudiants étudient à l'étranger et reviennent ensuite comme des professionnels diplômés. Par ailleurs, certains étudiants étrangers étudient et obtiennent un diplôme dans nos universités. Comment les considérer?

R1: Ce tableau doit refléter la capacité existante dans les pays à former les étudiants dans les sciences forestières et sujets connexes. Par conséquent, les étudiants diplômés à l'étranger devraient être exclus alors que les étudiants étrangers diplômés dans le pays devraient être inclus.

Q2: Dans mon pays, le nombre d'années pour atteindre différents niveaux universitaires est différente de ce qui est mentionné dans les spécifications. Lequel dois-je utiliser?

R2: Le nombre d'années nécessaires pour atteindre les différents diplômes universitaires, tel qu'il figure dans les spécifications est donné uniquement à titre indicatif. Essayez de faire correspondre autant que possible les diplômes que vous avez dans votre pays avec les trois niveaux dans les catégories de FRA.

Q3: Dans mon pays, les techniciens forestiers sont formés dans le cadre de l'enseignement secondaire, tandis que dans les spécifications de FRA, il est dit qu'il devrait s’agir d’enseignement post-secondaire. Que dois-je communiquer dans le rapport?

R3: Vous devriez communiquer seulement les techniciens forestiers ayant reçu une qualification d’un établissement d’enseignement post secondaire. Les techniciens qui reçoivent seulement une éducation ou formation secondaire ne devront pas être inclus.

Q4: Dans mon pays, certains centres de recherche sont financés en partie par des fonds publics et en partie par des fonds privés. Comment faut-il les considérer dans le rapport?

R4: Pour être considéré comme centre de recherche financé par des fonds publics, plus de la moitié du financement devrait être public.


Tableau T17

Q1: Les spécifications de FRA précisent que les données sur les recettes et les dépenses doivent exclure les bénéfices et les dépenses des entreprises publiques. Dans mon pays, l’administration forestière publique et les opérations commerciales sont effectuées par la même organisation. Comment dois-je les traiter dans le rapport?

R1: Si vous pouvez séparer les recettes et les dépenses relatives aux opérations commerciales, celles-ci doivent être exclues. Si cela n'est pas possible, communiquez le chiffre disponible (qui comprend aussi les activités commerciales) et ajoutez une note dans les commentaires.

Q2: Peut-on communiquer les allocations budgétaires comme une proxy pour les dépenses?

R2: S'il n'y a pas d'autre moyen pour obtenir une meilleure estimation des dépenses, les allocations budgétaires peuvent être utilisées.

Q3: Qu'entend-on par «paiements de transferts»?

R3: Paiements de transferts sont des incitations financières directes telles que les aides en espèces et les subventions, versées par l’État à des organismes non gouvernementaux et du secteur privé, à des collectivités, des entreprises ou des particuliers pour la mise en oeuvre d’activités relatives aux forêts.

Q4: Dois-je communiquer les recettes provenant d'activités qui ne sont pas considérées comme relevant de la foresterie dans mon pays, mais sont incluses dans les spécifications de ce tableau? (par exemple les droits de chasse, les trophées).

R4: Oui, elles devraient être incluses.

Q5: Dois-je communiquer les recettes provenant d'activités qui sont considérées comme relevant de la foresterie dans mon pays, mais qui ne sont pas incluses dans la définition de forêt de FRA? (par exemple les PNFL d’autres terres boisées)?

R5: Non, généralement elles ne devraient pas être incluses, mais si elles ne peuvent pas facilement être séparées, vous pouvez les inclure et ajouter une note dans les commentaires au tableau.


Ce document est mis à jour régulièrement. Dernière mise à jour 30 mai 2008.
Une plante pérenne ligneuse à une seule tige principale, ou dans le cas de taillis avec plusieurs tiges, ayant une couronne plus ou moins définie.
http://www.mcpfe.org/system/files/u1/meetings/02/10elm/Assesment_guidelines_protected.pdf
European Environment Agency

dernière mise à jour:  jeudi 10 juillet 2008