Cadre servant à l’évaluation et à la surveillance de la gouvernance forestière

La nécessité d’un cadre analytique détaillé pour les évaluations de la gouvernance forestière au niveau du pays a été largement reconnue. Plusieurs organisations ont collaboré pour créer un cadre générique pouvant être adapté et utilisé par les pays dans l’évaluation et la surveillance de la gouvernance de leurs forêts.

©FAO/Noel CelisEn septembre 2010, la FAO et le Programme sur les forêts (PROFOR) de la Banque mondiale ont organisé de concert le Colloque international sur les indicateurs permettant d’évaluer et de surveiller la qualité de la gouvernance forestière (anglais). Le colloque tenu à Stockholm faisait le point sur les progrès et les enseignements tirés de l’expérience dans l’élaboration et l’application d’indicateurs concernant des domaines particuliers de la gouvernance. 

Quatre points clés issus du colloque ont fait l’objet d’un consensus. Les participants ont convenus ce qui suit:

  • Des outils pratiques et manœuvrables pour diagnostiquer, évaluer et surveiller la gouvernance forestière sont nécessaires.
  • L’élaboration d’outils pratiques devrait exploiter les synergies de plusieurs initiatives en cours.
  • Un cadre commun devrait être créé.
  • Il est urgent de progresser de manière à satisfaire la forte demande actuelle d’outils aptes à surveiller et à évaluer la gouvernance forestière.

Sur la base de ces accords, un groupe d’experts guidé par la FAO et la Banque mondiale a élaboré le Cadre d’évaluation et de surveillance de la gouvernance forestière. Le cadre facilite la description, le diagnostic, la surveillance, l’évaluation et le rapportage de l’état de la gouvernance dans le secteur forestier d’un pays. Il comprend une liste exhaustive et pertinente au plan mondial des principaux éléments qui décrivent la gouvernance forestière. Il fournit aussi un cadre de référence pour l’organisation des informations touchant la gouvernance pouvant être utilisées dans et entre les pays aux fins d’évaluer et de surveiller la gouvernance des forêts et des ressources forestières. Il peut aider les pays à réfléchir et à répondre aux questions critiques de la gouvernance forestière par des systèmes mesurable, observables et susceptibles d’améliorations au fil du temps. En permettant le déroulement de débats en connaissance de cause entre les parties prenantes sur la gouvernance dans le secteur forestier, le cadre cherche aussi à promouvoir les occasions de débats nationaux élargis sur la gouvernance globale au-delà du secteur forestier. 

Le cadre a été présenté à la réunion d’experts sur la gouvernance forestière  et la REDD+ qui a eu lieu à la FAO à Rome les 19 et 20 mai 2011 (anglais).

À la même réunion a également été présenté un guide provisoire complémentaire pour la fourniture d’informations sur la gouvernance REDD+ élaboré par la REDD-ONU  (anglais) et Chatham House. Ces deux documents utilisent le même cadre pour une bonne gouvernance qui consiste en trois axes et six principes.

Les recommandations formulées par les experts participants comprenaient les quatre points suivants:

  • Développer ultérieurement les documents, y compris leur diffusion et communication
  • Analyser de façon plus approfondie les synergies entre les initiatives et encourager la coordination entre les outils existants
  • Organiser une « communauté de pratique » pour recueillir et partager les informations sur les bonnes pratiques des pays
  • Entreprendre des activités dans le pays (formation, création de capacités et essais pilotes).

 

dernière mise à jour:  mardi 12 juin 2012