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La FAO adopte une nouvelle approche intégrée de la collecte d'informations sur les ressources naturelles

Rome, 28 novembre 2006 - De la simple collecte d'informations sur les forêts qui ne tient pas compte des autres ressources naturelles, la FAO a fait un nouveau pas en avant et surveille maintenant la gestion, les utilisations et les usagers des ressources naturelles et leurs tendances à l'aide d'une approche intégrée. Elle surveille simultanément tous les aspects des ressources naturelles, qu'il s'agisse de l'agriculture, de la foresterie, des pêches, de l'élevage ou de la faune sauvage, pour créer des connaissances sur la situation environnementale et socioéconomique qui règne réellement sur le terrain, rapprochant l'information de la réalité et des décideurs, a dit la FAO aujourd'hui.

Rome, 28 novembre 2006 - De la simple collecte d'informations sur les forêts qui ne tient pas compte des autres ressources naturelles, la FAO a fait un nouveau pas en avant et surveille maintenant la gestion, les utilisations et les usagers des ressources naturelles et leurs tendances à l'aide d'une approche intégrée. Elle surveille simultanément tous les aspects des ressources naturelles, qu'il s'agisse de l'agriculture, de la foresterie, des pêches, de l'élevage ou de la faune sauvage, pour créer des connaissances sur la situation environnementale et socioéconomique qui règne réellement sur le terrain, rapprochant l'information de la réalité et des décideurs, a dit la FAO aujourd'hui.

« Dans le monde qui nous entoure, les forêts n'existent pas indépendamment des gens qui les utilisent et les gèrent. Et les ressources forestières n'existent pas indépendamment des autres ressources naturelles. Pour formuler une politique correcte pour les ressources naturelles, il est dès lors impératif que l'information sur leur état, leur gestion et leur utilisation soit collectée de manière intégrée », a dit Peter Holmgren, Chef du Service de la mise en valeur des ressources forestières de la FAO.

« L'information sur les ressources naturelles doit être préparée de manière très sophistiquée et convaincante. Simultanément, elle doit être très simplifiée lorsqu'elle est destinée aux décideurs », a dit Ola Ullsten, ancien premier ministre de la Suède.

Pour rapprocher l'information et les ressources naturelles de la réalité de terrain et intéresser les décideurs, environ 35 spécialistes renommés des inventaires et des politiques forestières se sont réunis aujourd'hui pour trois jours à Rome à la FAO afin d'étudier la manière dont doit être conçue la surveillance pour mieux répondre aux besoins des négociations sur les politiques.

Améliorer la formulation de politiques sur les ressources naturelles.
Pour la grande majorité des pays, le manque d'informations de qualité et la dépendance vis-à-vis des seules informations satellitaires, qui ne fournissent que des données superficielles et incomplètes, a jusqu'à présent empêché les décideurs de prendre des décisions en connaissance de cause sur les ressources naturelles.

Ce fait a conduit à la déforestation, à d'énormes émissions de carbone dans l'atmosphère, à la perte de diversité biologique, à la désertification et à la paupérisation des zones rurales.

De nouvelles informations fiables et détaillées sur les ressources naturelles et leur gestion aideront les décideurs à vérifier les déclarations sur les situations et les tendances, leur permettant de formuler des politiques intégrées aux niveaux international, national et local, a dit la FAO.

« De nombreux pays passent maintenant de la télédétection par voie satellitaire aux simples inventaires systématiques de terrain de toutes les ressources naturelles concernées. Cela permettra de recueillir des informations plus fiables, mais le défi consiste à rendre plus rentables les activités de surveillance car le travail de terrain coûte cher », a dit Holmgren.

La FAO aide donc les pays à collecter des données sur les variables biophysiques et sociologiques afin de tirer des conclusions sur les relations entre les différentes ressources naturelles et de surveiller leur gestion par la création d'informations de qualité. La réunion d'experts est une tentative de trouver une brèche dans la surveillance des ressources naturelles guidée par la demande.

D'après le directeur du service forestier des Philippines, l'inventaire national des ressources naturelles dressé récemment dans ce pays et mis en œuvre avec le soutien de la FAO à l'aide de la nouvelle approche intégrée, a grandement amélioré la compréhension des utilisations et des utilisateurs forestiers locaux, même si l'échantillon ne consistait qu'en trois cent sites surveillés. La FAO a achevé, met en œuvre ou envisage des projets semblables pour le Bangladesh, le Brésil, le Costa Rica, le Cameroun, la République du Congo, le Honduras, le Kenya, le Kirghizistan, le Liban, le Nigéria, l'Ouganda, l'Uruguay, le Viet Nam, la Zambie, le Proche-Orient et l'Afrique de l'Ouest.

Pour la première fois aussi, la FAO promeut l'évaluation intégrée de l'utilisation des terres en Zambie et au Kenya, rendant la surveillance des ressources naturelles plus rentable. Une approche intégrée améliore les analyses intersectorielles de l'utilisation des terres et aide potentiellement la mise au point de politiques intégrées dans ce domaine. Elle facilite aussi le dialogue intersectoriel pour une harmonisation des politiques entre l'agriculture et la foresterie, qui favorise en premier lieu les populations rurales pauvres.

« A l'heure actuelle, la demande dépasse ce que nous sommes en mesure de traiter. Toutefois, le réseau croissant d'experts sur la surveillance des ressources forestières et la prise de conscience accrue de la nécessité d'informations de qualité sont prometteurs pour l'avenir », a dit Holmgren, se rapportant aussi aux négociations récentes sur les changements climatiques où le besoin de surveillance de la déforestation a été mis en évidence.

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