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Utilisation des connaissances transmises de génération en génération pour la production d'articles commercialisables en bambou

Rome, 5 mars 2007 - Les connaissances et les techniques transmises de génération en génération ont trouvé un nouveau souffle dans la production d'articles commercialisables dont les producteurs locaux puissent tirer le revenu monétaire qui leur est indispensable pour vivre.

Rome, 5 mars 2007 - Les connaissances et les techniques transmises de génération en génération ont trouvé un nouveau souffle dans la production d'articles commercialisables dont les producteurs locaux puissent tirer le revenu monétaire qui leur est indispensable pour vivre.

Durant le Comité des forêts qui se déroulera au Siège de la FAO du 13 au 16 mars 2007, la FAO distribuera des pochettes et d'autres matériaux fabriqués par des villageois du Laos et du Guatemala, selon les techniques d'artisanat locales.

Le tissage du bambou pour la fabrication de nattes est une technique traditionnelle que les femmes se transmettent de génération en génération dans la République démocratique lao. C'est un héritage national précieux que le gouvernement s'efforce de préserver.

La FAO a décidé d'exploiter ce savoir et demandé aux villageois de Ban Lak 62 de fabriquer pour le Comité des forêts des pochettes tissées en bambou. Cette initiative s'inscrit dans un projet lancé par la FAO en 2004 pour aider les communautés locales à créer des entreprises et à commercialiser leurs produits de façon à ce que les artisans en retirent un plus grand profit.

Après avoir étudié pendant plus de dix ans les techniques artisanales basées sur le bambou, Thongdeuane Keomany a enseigné aux femmes du village de Ban Lak 62 les bases du tissage du bambou - une tradition qui risquait de se perdre. Une fois que les femmes ont été capables de produire des articles rudimentaires, Mo leur a appris à fabriquer des produits plus complexes de suffisamment bonne qualité pour répondre aux exigences du marché international. Dans le même temps, la FAO a aidé les femmes à établir des liens avec des marchés nationaux et régionaux, pour acheter les produits. Cette initiative a eu deux résultats positifs: les tisseuses ont vu augmenter leurs revenus de 40 à 50 pour cent, et les villageois ont commencé à se préoccuper davantage de gérer le bambou comme une ressource naturelle précieuse, dans une optique de durabilité.

Dans la culture maya précolombienne, une natte tissée est le symbole du « conseil » où les dignitaires discutaient des affaires publiques, accroupis sur une natte tissée.

Dans le même esprit, la FAO a aussi associé des villageois du Guatemala en leur faisant fabriquer selon les techniques locales des rubans pour les badges des participants du Comité, avec l'aide d'une organisation non gouvernementale locale, Maya Republic.

Le tissage manuel, avec des métiers à tisser qu'on attache dans le dos, est une activité traditionnelle des femmes mayas au Guatemala, autrefois utilisée pour la fabrication de beaux tissus traditionnels. Toutefois, la beauté, la bonne qualité du textile obtenu et le tourisme ont aidé à diversifier les produits fabriqués à l'aide de cette technique ancienne et à ouvrir de nouveaux marchés pour les vendre.

Quatre-vingt femmes du village de San Antonio Aguacalientes ont travaillé à la production des rubans, pendant leur temps libre. Les couleurs utilisées pour fabriquer les rubans proviennent d'ingrédients naturels trouvés dans les bois: le vert et le bleu ont été extraits d'écorces d'arbres, de fruits, de feuilles et d'herbes, et le rouge, l'orange et le marron d'un insecte qui vit dans un cactus local.

Loin de servir uniquement pour la réunion de ce comité international, les rubans sont commercialisés, comme un nouveau produit introduit sur le marché local pour mieux préserver et utiliser le savoir et la culture traditionnels mayas.
H. Ortiz, FAOV.  Vongkhamsao

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