Mise en œuvre

Cette étape concerne la mise en œuvre des activités envisagées lors des étapes de la formulation des politiques et de la planification. Il s’agit d’une étape déterminante pour l’impact du pfn.

Pour se concrétiser la mise en œuvre devra être étayée par une planification réaliste et dictée par la demande, et mettre fortement l’accent sur la disponibilité des ressources financières et humaines correspondantes .

En fonction du domaine, la mise en œuvre relèvera de différentes parties prenantes publiques et privées et devra être coordonnée de façon participative par l’organe de coordination du pfn. Il est souvent nécessaire de renforcer les capacités pour permettre aux parties prenantes de remplir de façon adéquate les rôles qui leur sont assignés.

L’étape de la mise en œuvre concerne aussi l’obtention de crédits, la mise en pratique de la stratégie financière, les projets et programmes d’investissement ainsi que la coordination et les activités de suivi.

Activités

Suivant les résultats de la formulation des politiques et de la planification stratégique, une réforme juridique et institutionnelle pourrait s’avérer nécessaire. Il ne faut pas sous-estimer le temps à consacrer aux amendements juridiques car les propositions d’amendement devront être soumises à des processus législatifs qui sont souvent longs. On devra ensuite élaborer des règlements afin de traduire la volonté politique et les lois en directives précises. Les nouveaux règlements devront être aussi clairs et simples que possible. Il ne suffit pas de les rédiger, ils devront être communiqués aux groupes cibles respectifs et très souvent un soutien sera nécessaire. D’où l’importance d’outils pédagogiques aptes à étayer leur dissémination.

elle doit être réaliste et dictée par la demande, et mettre fortement l’accent sur la disponibilité des ressources financières et humaines correspondantes.

Pour toutes les composantes de la réforme juridique et stratégique qui touchent à d’autres secteurs, il faudra établir un calendrier commun coordonné. Cela veut dire que les questions forestières devront être comprises dans les processus de réforme en cours dans d’autres secteurs. Il conviendra de lancer une campagne très active d’information pour rendre visibles à toutes les parties prenantes et au grand public les changements apportés aux politiques et à la législation.

Pour mettre en œuvre les stratégies financières, on devra améliorer la perception des recettes (droits, redevances, impôts). En outre, il conviendra de créer des conditions favorables aux investissements en ressources humaines et financières des entreprises privées, des ONG, des communautés locales et des ménages individuels. Cela peut se réaliser par l’élimination des contraintes et éléments dissuasifs et en introduisant des incitations appropriées, y compris la sécurité du régime foncier ou des droits d’usage à long terme.

Des prix raisonnables pour les produits forestiers et des débouchés commerciaux pour les producteurs sont de puissantes incitations à investir dans le secteur forestier. Un autre élément de la stratégie financière est l’internalisation des coûts de la gestion forestière dans d’autres secteurs. Essentiellement, les activités de mise en œuvre devront être rattachées plus étroitement aux incitations du marché et aux facteurs de dissuasion qu’aux subventions.

Résultats

Un groupe de résultats concernera les conditions du cadre qui permettront d’établir l’environnement propice à la mise en valeur durable des forêts. Ils comprennent certains des éléments du processus du pfn:

  • des lois et règlements qui reflètent les politiques forestières nationales révisées précédemment;
  • des amendements juridiques dans des secteurs connexes et concernant des objectifs intersectoriels favorables au développement du secteur forestier;
  • un milieu institutionnel amélioré et des ressources humaines compétentes;
  • des mécanismes de dialogue et la création d’un consensus entre toutes les parties prenantes;
  • des stratégies et mécanismes financiers qui facilitent le financement de la transition de la gestion forestière non durable à la gestion durable;
  • des investissements et des incitations en faveur du renforcement des capacités des parties prenantes en matière de gestion forestière durable à différents niveaux.

Un autre groupe de résultats concernera la mise en œuvre au niveau du terrain et les réalisations pratiques (boisement, gestion forestière). Ces résultats comprennent les superficies boisées, le nombre d’hectares sous gestion durable, le nombre d’hectares protégés, les unités monétaires de l’investissement dans la foresterie, etc,). Ils devront être documentés, surveillés et communiqués.

En ce qui concerne les parties prenantes, le résultat principal est le renforcement des capacités, non seulement techniques mais aussi organisationnelles et de gestion, et en particulier les approches participatives et intersectorielles. La participation accrue au processus du pfn et sa transparence aboutiront très probablement à l’augmentation des accords de partenariat et d’autres formes de coopération entre les parties prenantes.

dernière mise à jour: jeudi 13 mars 2008