Principe des PFN: Cohérence au sein du secteur forestier et intégration au-delà
Lorsque, lors des réunions du GIF, les pays s’accordèrent sur l’approche des PFN, ils insistèrent sur le fait que les programmes forestiers nationaux exigent une vaste démarche intersectorielle à tous les niveaux. Les PFN doivent être mis en œuvre en considérant la situation socioéconomique, culturelle, politique et environnementale de chaque pays, et doivent être intégrés dans des programmes plus amples visant l’utilisation durable des terres conformément aux chapitres 10 à 15 d’Action 21. Il faudra en outre tenir compte des activités d’autres secteurs comme ceux de l’agriculture, de l’énergie et du développement industriel. Le respect de la cohérence dans le cadre des PFN comporte les dimensions suivantes: Les forêts remplissent plusieurs fonctions et fournissent différents biens et services, allant même au-delà du secteur forestier. Les forêts sont, par conséquent, fortement influencées par les autres secteurs. D’autre part, la notion de PFN poursuit la mise en cohérence dans les différents secteurs pour parvenir, par exemple, à un régime foncier sûr et à une évaluation économique adéquate des produits et des services forestiers. Les PFN favorisent la gestion durable et la préservation des ressources forestières, de même que le développement des marchés ou des opportunités d’emploi (ruraux) au-delà du secteur forestier. Afin de favoriser la cohérence et l’intégration, les règlements existants, les droits traditionnels et les mesures de mise en pratique du secteur forestier et des autres secteurs concernés devront faire l’objet d’une profonde analyse. Il faudra également connaître les stratégies de développement des autres secteurs et leurs répercussions sur les forêts. En outre, si des lacunes ou des contradictions sont constatées, il faudra apporter les modifications nécessaires. Pour finir, il sera également indispensable de mettre au point des mécanismes de dialogue intra et intersectoriel ainsi que de recherche d’un consensus. Un ensemble d’indicateurs peut aider à mesurer les progrès accomplis pour assurer la cohérence du secteur forestier et son intégration avec d’autres secteurs. Il faudra pour cela prendre en compte, parmi d’autres, les aspects suivants: Les expériences nationales sont tirées d’une enquête, menée en 2010 par la FAO et le Mécanisme pour les PFN, afin de mieux comprendre le fonctionnement pratique des PFN. Bien qu’il soit souhaitable que les PFN soient intégrés dans des programmes plus vastes sur l’utilisation durable des terres, cela est rarement le cas dans la pratique. La mission d’un PFN et son rôle de coordination des activités liées aux forêts dans les différents secteurs ne sont souvent ni clairs ni largement acceptés. Dans de nombreux pays, la propension d’autres secteurs à participer activement aux processus concernant les PFN, ou à tenir pleinement compte des résultats des PFN dans leurs propres politiques ou procédures de planification, est réduite. Il arrive souvent, en effet, que les avantages de la coopération ne soient pas clairs ou que les contributions des produits et services forestiers aux moyens d’existence locaux et au développement économique ne soient pas encore suffisamment reconnues. D’autre part, les organismes forestiers n’ont peut-être pas toujours saisi les points de vue des autres secteurs et comment ils fonctionnent. Les moyens de favoriser une plus grande participation intra et intersectorielle, ainsi que des retombées positives incluent:Définition et portée

@FAO/Giulio NapolitanoComment mesurer les progrès
Expériences nationales
