Principe des PFN: Participation et partenariats

Définition et portée

La procédure démocratique de consultation et de décision est au cœur du succès d’un programme forestier national. La participation multi-acteurs encourage la transparence et la recherche d’un consensus. Le processus de participation et l’établissement de partenariats garantissent l’utilisation de vastes compétences et de ressources, tout comme le partage équitable des tâches, des responsabilités et de l’adhésion. Le processus de participation comporte trois dimensions qui déterminent qui devrait participer, quand et dans quelle mesure:

  • L’ensemble des acteurs du processus comprend des parties prenantes étatiques et non étatiques du secteur forestier ainsi que celles des autres secteurs concernés. Étant donné que la participation au processus du PFN exige un certain niveau d’organisation et de compétences, elle sera surtout en main des groupes d’intérêt organisés.
  • La participation intervient aux différentes phases du processus concernant le PFN (analyse, formulation des politiques, mise en œuvre, et S&E) et dans différents sous processus, comme la révision de lois ou de règlements particuliers.
  • La participation couvre un large éventail de différents niveaux d’engagement par les parties prenantes, allant des activités d’information à la prise commune de décisions. L’ampleur de la participation variera en fonction des parties prenantes et de la phase du PFN.

La première étape est d’identifier les parties prenantes et leurs liens, de les répartir en catégories selon différents paramètres (participation directe contre participation indirecte, fort contre faible, ou national contre international). Il s’agira ensuite d’analyser l’influence des parties prenantes et leur importance dans le processus, de déterminer le niveau approprié de participation, et de décider les mesures à prendre.

 

La participation impose d’éclaircir les mandats, les tâches, les droits et les obligations des parties prenantes. Elle requiert également l’établissement de mécanismes de participation, de coordination et de résolution des conflits. Enfin, une meilleure coopération aux différents niveaux permettra d’échanger les informations et les compétences.

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Comment mesurer les progrès

Un ensemble d’indicateurs doit être mis en place pour mesurer la qualité de la participation dans le cadre du PFN. Le niveau d’organisation des parties prenantes dans le processus concernant le PFN pourrait, par exemple, servir d’indicateur puisqu’il reflète le niveau d’autonomisation et d’utilisation de leur potentiel. La présence et la participation régulières des parties prenantes – avec la même personne étant présente tout au long du processus – est aussi un bon indicateur pour mesurer l’intérêt et l’adhésion au processus.

Expériences nationales

Les expériences nationales sont tirées d’une enquête, menée en 2010 par la FAO et le Mécanisme pour les PFN, afin de mieux comprendre le fonctionnement pratique des PFN.

Dans l’ensemble, les pays ont fait de grands progrès en matière de renforcement de la participation. Les pays s’accordent largement à reconnaître l’importance de faire participer les parties prenantes à tous les niveaux et s’efforcent de plus en plus dans ce sens. Malgré cela, un accès insuffisant à l’information et le manque d’organisation et de compétences continuent de freiner la participation de certains groupes de parties prenantes – c’est notamment le cas des populations autochtones, des femmes et des associations collectives locales.

D’une manière générale, il est indispensable d’appuyer le renforcement des capacités de ces groupes et d’améliorer la participation des parties prenantes à la mise en œuvre des politiques et des stratégies fondées sur les PFN.

En augmentant la participation, les PFN devront assurer:

  • l’engagement des acteurs politiques de haut niveau, pour augmenter la probabilité de tenir compte des recommandations de nature politiquement délicate venant des forums des parties prenantes;
  • l’engagement adéquat des techniciens car le manque de compétences techniques peut donner des conclusions difficiles à mettre en œuvre sur le terrain;
  • l’engagement adéquat des autres secteurs économiques;
  • la pleine réalisation du potentiel des acteurs de la société civile, notamment des groupes autochtones et des femmes;
  • l’engagement des parties prenantes du secteur privé.
 

dernière mise à jour:  lundi 10 décembre 2012