Publications

Accroître l’implication des acteurs dans les Programmes forestiers nationaux
Ce document d’orientation politique relatif aux programmes forestiers nationaux (pfn) est destiné à ceux qui élaborent et mettent en œuvre les politiques forestières; il s’agit notamment des agents gouvernementaux qui travaillent dans les départements forestiers et agences forestières ainsi que des décideurs de haut niveau, au sein des ministères chargés des forêts, de l’environnement et des ressources naturelles.
FAO. 2009. Accroître la participation des acteurs aux Programmes forestiers nationaux. FAO Document de politique forestière, Rome, 4 p.

La gestion participative des forêts en Ethiopie, pratiques et expériences
La déforestation – et la dégradation environnementale qu’elle provoque – constituent un problème majeur pour la République fédérale démocratique d’Ethiopie et un enjeu essentiel pour la sécurité alimentaire, les moyens d’existence des communautés et le développement durable. Entre 1955 et 1979, plus de 77 pour cent des zones forestières du pays ont disparu et l’Ethiopie continue de perdre, chaque année, 8 pour cent des forêts restantes. La gestion participative des forêts (GPF) a été introduite pour la première fois en Ethiopie il y a 30 ans; cette approche se répand et couvre de plus en plus d’hectares de forêts à travers le pays. Ce rapport rend compte d’une enquête sur 10 acteurs de la GPF en Ethiopie, au niveau du gouvernement fédéral du pays, des gouvernements régionaux, des bureaux des woreda, des agences internationales de développement, ainsi que des ONG internationales et nationales.
FAO. 2010. La gestion participative des forêts en Ethiopie, pratiques et expériences, par Ellen Winburg. Addis Abeba, 41 p.



FAO. 1998. Ressources et institutions forestières. Document de travail de foresterie communautaire, n°3. 223 p.
Au début des années 1990, la FAO a réuni un groupe consultatif de spécialistes pour se pencher sur la question de la gestion des forêts, en tant que patrimoine commun. Le groupe a souligné la nécessité, pour la FAO, de renforcer la collecte et l’analyse des données disponibles dans ce domaine. Il a également attiré l’attention sur la diversité des types de produits forestiers existants et sur le fait, fréquemment constaté, que divers groupes communautaires pouvaient coexister dans l’espace forestier, avec des perceptions et des règles différentes en matière d’utilisation et de gestion des produits forestiers. De nouveaux outils sont nécessaires pour comprendre les dynamiques d’utilisation et de gestion des forêts, en intégrant toutes ces variables. Plusieurs pays membres de la FAO se sont fait l’écho de ce sentiment et ont demandé la mise en place de bases de données intégrées, multidisciplinaires et à différents niveaux, afin de pouvoir les comparer dans le temps et d’affiner leur interprétation. Les auteurs de ce document de travail ont échafaudé des hypothèses spécifiques de recherche à partir de leurs propres données. Les objectifs des études originelles sont variables. Le chapitre 7 s’articule autour du travail de chercheurs qui ont établi un partenariat avec le peuple Yuracare pour documenter leur territoire historique et les usages qu’ils en font. Cette étude revêt une grande importance pour les Yuracare, dans la mesure où elle leur permettra de faire valoir leurs droits et de disposer d’une base d’élaboration de plans d’aménagement, à un moment où le gouvernement bolivien procède à une démarcation des territoires. Les planificateurs et gestionnaires de projets ont pu profiter de certaines de ces études pour mieux comprendre les règles et usages locaux et pour acquérir des connaissances techniques utiles pour la phase de planification du projet et de suivi de ses effets sur la population et les arbres, à long terme. D’autres études ont été entreprises pour nourrir les politiques gouvernementales. Le réseau international de chercheurs existant, avec ses centres en Ouganda, Bolivie, Népal, Sénégal et d’autres pays, fonctionne comme un groupe de soutien avec lequel les chercheurs peuvent débattre des questions qui les préoccupent, et qui propose une grande base de données qui permet d’établir des hypothèses et d’élaborer des problématiques.

Oltheten, T. 1995. Approches participatives de la planification au service de la foresterie communautaire. Documents de travail de foresterie communautaire, n° 2. 130 p.
Le but de ce document de travail est de parvenir à une meilleure compréhension des approches participatives dans le domaine de la planification des projets et de tirer les leçons des expériences menées par ces projets en la matière. L’utilisation des méthodes et outils participatifs est désormais une pratique courante sur le terrain. Toutefois, ces pratiques n’ayant pas fait l’objet d’un recueil systématique, on ne sait pas très bien qui a utilisé ces outils et comment. Pour essayer d’illustrer cette approche par des exemples concrets, cette étude s’est appuyée, dans un premier temps, sur des expériences appliquant des approches participatives innovantes, dans neuf projets de terrain. Des études de cas ont ainsi été réalisées dans des projets de foresterie communautaire en cours au Sénégal, en Bolivie, au Pakistan (Malakand), au Nicaragua et au Népal (Begnas TalRupa Tal), ainsi que dans quatre projets de terrain du Programme interrégional pour la conservation et le développement à caractère participatif des hautes terres (PUCD) au Rwanda, au Burundi, au Pakistan (Quetta) et au Népal (bassin versant de Bhusunde Khola). L’étude propose la synthèse de chacun des rapports consacrés aux études de cas, préparés par des consultants nationaux, et procède à une analyse comparée des principaux résultats et présente enfin les leçons tirées. La préparation de ce rapport de synthèse s’est également appuyée, au-delà des éléments fournis par les consultants nationaux, sur des rapports techniques et d’autres documents de projet en lien avec le sujet. Ce document de travail est structuré de la façon suivante: le premier chapitre expose l’objectif de l’étude et le cadre conceptuel dans lequel elle se situe. Le chapitre 2 propose un bref résumé et une analyse de chacun des rapports d’études de cas. Le chapitre 3 présente les principales leçons tirées des études de cas et le chapitre 4 propose des conclusions, des recommandations et des suggestions pour les recherches ultérieures. Les deux derniers chapitres proposent des versions amendées des rapports des études de cas, selon qu’il s’agit de projets de foresterie communautaire en cours (chapitre 5) ou de projets du PUDC (chapitre 6).

FAO. 1994. Le rôle de la gestion alternative des conflits dans la foresterie communautaire.  Documents de travail de la foresterie communautaire, n° 1.
La dégradation environnementale qui sévit dans de nombreux pays est souvent liée aux conflits pour l’accès aux ressources forestières et aux arbres, au sein des communautés, entre les communautés et entre ces dernières et les entités extérieures. Les populations qui constituent les communautés forestières sont en situation de concurrence pour accéder aux maigres ressources de la forêt, dans le but de satisfaire divers besoins domestiques, alors que ces mêmes forêts sont déjà sous pression, en termes d’exploitation commerciale pour répondre aux besoins croissants des populations locales et rurales et des marchés mondiaux. Les conflits de concurrence sont toujours complexes en raison de la diversité d’usage des produits forestiers et des effets à long terme de ces usages. Les décisions politiques prises au niveau national en matière de gestion des ressources naturelles ignorent bien souvent les rôles que jouent les droits traditionnels sur la terre et les arbres. Les injustices croissantes en matière d’accès et les incertitudes quant à la pérennité de l’accès poussent les populations à couper les forêts et à résister aux efforts de conservation, en raison également du comportement de quelques individus qui agissent en fonction de leurs seuls intérêts immédiats, sans penser aux intérêts à long terme de la communauté. Dans un tel contexte, les moyens traditionnels de gestion des conflits sont souvent inefficaces pour régler les différends relatifs aux ressources naturelles; le sentiment d’impuissance qui en résulte éloigne les populations locales des processus politiques nationaux. Dans le même temps, les agences gouvernementales tentent d’imposer leur autorité aux communautés locales, en limitant, par exemple, l’accès aux forêts à de plus grandes entités, qui bénéficient de permis, mais dont elles peinent à contrôler l’usage qu’elles font de ces ressources, au plan local ou à l’extérieur. Dans les conflits qui s’ensuivent, entre des protagonistes qui ont des pouvoirs si inégaux et des points de vue si disparates, ce n’est pas seulement l’environnement qui souffre.



Biggelar, C. 1996.
Expérimentation paysanne et innovation. Une étude de cas sur les processus de génération de connaissances dans les systèmes agro forestiers au Rwanda. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO n° 12. 123 p.
Cette étude de cas est la première d’une série de publications sur le thème de la recherche et de l’expérimentation d’origine paysanne – les expérimentations paysannes spontanées et les processus de vulgarisation et de recherche d’origine paysanne. Le but de cette série est de définir des moyens plus efficaces pour aider les agriculteurs à élaborer leurs propres processus d’expérimentation et de partage des connaissances, tout en travaillant à la consolidation des connaissances forestières locales.

Upadhyay, K. 1995. Culture itinérante au Bhoutan: une approche progressive de modification des modèles d’utilisation de la terre: Etude de cas dans le district de Pema Gatshel, Bhoutan. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 11. 90 p.
Cette étude de cas est le résultat d’un des efforts les plus constants du gouvernement royal du Bhoutan pour renforcer les ressources agricoles des populations dépendantes de la culture itinérante. Cet effort, qui a démarré au milieu des années 80, s’appuie sur une évaluation détaillée de la culture itinérante et de ses adeptes, en accordant une attention particulière aux techniques de cette forme d’agriculture, à ses impacts environnementaux, mais aussi aux aspects sociaux, institutionnels et culturels des communautés – appelées tsheri au Bhoutan – qui dépendent de cette forme de culture pour leur subsistance. Il était indispensable de mener une étude de cette ampleur pour comprendre pourquoi l’agriculture itinérante a persisté malgré les tentatives répétées entreprises pour l’éradiquer.

FAO. 1995. Droits fonciers et propriété de l’arbre et des terres: utilisation de l’évaluation rapide pour étudier la gestion des ressources naturelles. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 10. 87 p.
Le programme arbres, forêts et communautés rurales, coordonné au sein de la FAO par l’unité de la foresterie communautaire, s’attache principalement à renforcer les efforts des communautés locales pour améliorer la gestion de leurs ressources en forêts et en arbres. Le droit des terres et des arbres constitue, à cet égard, une question centrale. L’échec des projets de foresterie communautaire est souvent lié à l’incapacité de leurs promoteurs de prendre en compte les droits à la terre et aux arbres existants. Il est en effet difficile, dans de telles conditions, d’évaluer les motivations individuelles des participants et de répartir les avantages des projets selon le plan initial de ses concepteurs ou celui préconisé par les participants. La compréhension du droit des arbres et de la terre est un élément clé pour concevoir des projets forestiers viables. Cette étude de cas, réalisée par le Dr. Karen Schoonmaker Freudenberger, du Centre du droit foncier de l’Université du Wisconsin à Madison est une contribution majeure – sur la thématique de l’utilisation des outils d’évaluation rapide pour l’étude du droit de la terre et des arbres – à la série de publications sur la foresterie communautaire.

FAO. 1993. Droits fonciers et propriété de l’arbre et des terres dans le Terai oriental, Népal. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 9.
La tenure des arbres et des terres et la formulation de politiques appropriées pour résoudre les problèmes d’équité et ceux des paysans sans terre, a constitué une préoccupation majeure pour la foresterie communautaire, au cours de la période récente. Cette étude, qui s’appuie sur une analyse en profondeur de deux communautés népalaises, montre l’impact direct des problèmes de tenure et d’immigration récente sur le succès des initiatives de foresterie communautaire. La population des basses terres du Terai, au pied des collines de Churia, au Népal, a élaboré un système très sophistiqué de tenure des terres et des arbres en s’inspirant de l’organisation complexe des castes et des rivalités communales. Au Terai, la possession des arbres est perçue comme un signe de prestige et constitue un investissement pour l’avenir. Toutefois, dans une région qui compte un nombre important de paysans sans terre et qui dispose de peu de sources alternatives de revenus, la possession des arbres est très dépendante de la sécurité d’occupation des terres. Les petits exploitants et les agriculteurs en fermage ne souhaitent pas prendre le risque de cultiver des arbres sur des terres qui ne leur appartiennent pas, préférant exploiter les maigres ressources des forêts naturelles existantes.

FAO. 1993. L’impact des changements sociaux et environnementaux sur la gestion des forêts. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 8.
Au cours des dernières années, on a beaucoup progressé dans la compréhension de l’importance des forêts pour la sécurité alimentaire des populations, mais il reste encore beaucoup à faire pour que les politiques forestières intègrent ces nouvelles connaissances. De nombreuses populations utilisent les arbres et les forêts dont elles dépendent à la fois pour leurs moyens d’existence, leur alimentation, leur santé et leurs revenus. Selon les contextes, la dépendance à la forêt et aux arbres peut être permanente, saisonnière, ou limitée aux périodes de crise. La dépendance des populations aux forêts et aux arbres peut être directe – la forêt constituant une source d’alimentation – ou indirecte – la forêt étant une source principale de revenus. Il est essentiel de bien comprendre la nature de cette dépendance pour renforcer la sécurité alimentaire des populations locales et les aider à mieux vivre en gérant de façon plus efficace les forêts et les arbres. Cette étude de cas est le résultat de recherches engagées par l’anthropologue Nancy Peluso pour répondre à plusieurs questions: comment peut-on mieux comprendre la situation des ménages dont les moyens d’existence dépendent pour tout ou partie des arbres et des produits de la forêt? Quelle est l’influence des évènements sociaux, politiques et économiques sur le degré et la nature de la dépendance aux forêts? Quels sont les facteurs de variation de cette dépendance au sein d’un même village et d’un village à l’autre?

Vizarreta, Luisa. 1993. Participation paysanne au reboisement communautaire. Quatre communautés dans le département de Cuzco, Pérou. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 7. 58 p.
Cette étude de cas propose une analyse historique des efforts de boisement soutenus par le gouvernement dans quatre communautés de la région de Cuzco, au Pérou. La monographie réalisée nous montre l’évolution du village au cours de trois décennies de boisement, et analyse l’impact différentiel des efforts de plantation d’arbres dans divers sous-groupes au sein du village. L’étude identifie ainsi les facteurs qui ont pu inciter les divers groupes de la communauté à planter des arbres ou à les en dissuader. L’étude aborde également les contraintes du reboisement et les problèmes de répartition auxquels les communautés ont été confrontées. L’ouvrage propose enfin quelques directives générales portant notamment sur les facteurs qui encouragent ou découragent la participation aux activités de plantation.

Colfer, C. et Dudley, R. 1993. Les cultivateurs itinérants d’Indonésie: glaneurs ou gestionnaires de la forêt? Production de riz et utilisation de la forêt chez les Uma’Jalan du Kalimantan oriental. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 6. 119 p.
Cette étude de cas, qui s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des systèmes de gestion des ressources naturelles, examine la culture itinérante comme une base potentielle de gestion plus durable des ressources naturelles dans le Kalimantan oriental, en Indonésie. Cette analyse, qui s’appuie sur les résultats des recherches entreprises par Carol J. Colfer, examine le processus de changement et de développement dans le système de culture itinérante pratiqué par les Uma’Jalan Kenyah’ pendant trois décennies. L’étude suit leur périple depuis leur terre d’origine, au gré de réinstallations soutenues par les gouvernements, jusqu’à leur dispersion et la constitution de trois nouvelles communautés affiliées. Ces quatre communautés font l’objet d’une comparaison, en termes de population, d’utilisation des terres et de la forêt, de productivité et de régimes fonciers.

FAO. 1991. Études de cas dans de petites entreprises du secteur forestier en Asie – Rotin, fabrication d’allumettes et artisanat. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 4.
Les petites entreprises forestières (FBSSE) se développent et leur contribution aux économies locales devient de plus en plus visible. Cette étude de cas permet de mieux comprendre l’importance de ces petites entreprises pour les populations locales, mais elle pointe aussi leur vulnérabilité à certains facteurs externes. En 1985, le Comité des forêts a reconnu pour la première fois la nécessité d’étudier plus spécifiquement les FBSSE. Le Programme arbres, forêts et communautés rurales administré par l’unité de la foresterie communautaire du service de la planification forestière et des institutions de la FAO a entrepris, conformément à ces recommandations, une série d’étude de cas relative aux FBSSE et aux produits forestiers non ligneux fabriqués par ces entreprises. Ces trois études de cas en Asie, commandées par le service des politiques et institutions forestières, illustrent la grande diversité de ces entreprises.

FAO. 1991. Le rôle des femmes dans les petites entreprises forestières dynamiques – Études de cas sur l’Uppage et le bois laqué en Inde. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 3.
En 1985, le service des politiques et des institutions du département des forêts de la FAO a commencé à explorer les moyens susceptibles de renforcer la sécurité alimentaire des populations les plus dépendantes des produits des arbres et des forêts. Au-delà des apports nutritionnels directs (nourriture, fourrage et combustibles), cette étude explore également les apports indirects, qui sont souvent plus importants en termes de revenus monétaires, à travers la vente des produits forestiers ou d’emplois créés par ces entreprises individuelles. La série d’études de cas et la consultation d’experts réalisées sur ce thème ont conduit à la production de l’étude forestière de la FAO N° 79: Petites entreprises forestières (FBSSE). Cette étude souligne le fait que ces entreprises, qui jouent un rôle crucial en matière de sécurité alimentaire, constituent aussi bien souvent, pour la population, une source de revenu non agricole pendant les périodes où l’activité agricole et les revenus sont limités, et où des ressources sont cependant nécessaires pour préparer la nouvelle saison. Les FBSSE apportent un soutien déterminant aux systèmes de production des petits exploitants agricoles.

Jain, Sobhita. 1988. Territoires forestiers au service de la population – Un village forestier dans le Nord-est de la Thaïlande. Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 2. 84 p.
L’objectif de cette étude est double. En premier lieu, elle propose une analyse détaillée du déroulement et des réalisations d’un projet de foresterie communautaire, soutenu par la FAO, pour la réhabilitation d’une zone dégradée de la forêt nationale classée de Khao Phu Luang, dans le nord de la Thaïlande. L’ambition de cette étude, qui s’adresse aux planificateurs du développement et aux agents forestiers thaïlandais, est d’aider ces experts nationaux à évaluer les résultats de leurs efforts dans ce domaine et à prendre les décisions appropriées pour la diffusion de l’approche de foresterie communautaire dans l’ensemble des zones rurales du pays. Le second objectif de cette étude vise, à plus long terme, à mettre en lumière les éléments de pertinence internationale de cette approche. Bien que les expériences décrites dans cette étude de cas se situent dans le cadre d’une campagne unique et spécifique, elles pourraient être appliquées dans bien d’autres contextes économiques. Les projets de foresterie communautaire, compte tenu de leur caractère novateur, constituent toujours une source d’enseignement pour le développement rural.

Jain, Sobhita. 1988. Foresterie agricole et terres incultes. Études de cas dans le Gujarat, Inde.  Études de cas de foresterie communautaire de la FAO, n° 1. 62 p.
Les expériences de foresterie du Gujarat et l’approche participative qu’elles ont adoptée ont suscité un grand intérêt, en Inde et au-delà. En 1982, le Gouvernement de l’Inde a sollicité l’assistance de la FAO pour la réalisation d’une série d’étude sur les activités forestières dans le Gujarat. Cette étude, qui a permis de procéder à l’évaluation du Programme de foresterie sociale du Gujarat, a été publiée en 1985. Au-delà des nouvelles informations qu’il apporte, ce rapport souligne la nécessité d’entreprendre une série d’études de cas pour analyser les dynamiques de la foresterie agricole, en identifier les avantages et les inconvénients pour les agriculteurs et en évaluer la perception par les populations rurales associées, notamment les plus pauvres. Les études de cas présentées dans ce document ont été réalisées par le Dr. Sobhita Jain, sous la direction de Mr Hoskins. Cette étude a été l’occasion, pour le Dr. Jain, d’approfondir quelques unes des questions soulevées par les rapports précédents, en analysant notamment – à travers les études de cas proposées – le fonctionnement de divers groupes sociaux appartenant à des communautés différentes et engagés dans des projets très diversifiés de sylviculture. Chaque étude de cas a été présentée en lien avec l’économie de marché. Les conclusions de cette étude mettent en lumière la complexité des initiatives de foresterie agricole réussies, ainsi que les dangers de la généralisation en la matière, s’agissant particulièrement de la question du remplacement de cultures vivrières par des arbres ou des contradictions entre les objectifs poursuivis par les services forestiers et ceux revendiqués par les agriculteurs engagés dans le projet.

FAO. 1995. Incitations sociales et économiques pour les petites entreprises d’arboriculture.  Études de cas de foresterie communautaire de la FAO.
Une étude de cas du District de Muranga, Kenya.



FAO. 1997.
Elaborer des arrangements institutionnels pour la foresterie communautaire.  Foresterie communautaire - Manuels de terrain, n° 7. 145 p.
Ce manuel est basé sur l’hypothèse que les comportements individuels sont souvent influencés par les institutions et que ces dernières peuvent être modifiées pour inciter à d’autres modèles de conduite. L’objectif de ce manuel est (1) d’aider les acteurs engagés dans les projets de foresterie communautaire à mieux comprendre l’importance des questions institutionnelles dans la réussite de leurs projets; et (2) de proposer une approche systématique pour rassembler des informations relatives aux questions institutionnelles et traiter les problèmes qui surviennent dans l’élaboration et la mise en œuvre des projets. Ce manuel est principalement destiné aux équipes de terrain des projets et programmes de foresterie communautaire, à leurs contreparties gouvernementales dans les agences gouvernementales et aux décideurs politiques.

FAO. 2003.  Systèmes d’information commerciale sur les produits forestiers non ligneux. Foresterie communautaire - Manuels de terrain, n° 6.
Les avantages économiques générés par les projets forestiers non ligneux (PFNL) et les produits agro forestiers constituent une opportunité majeure pour les projets de foresterie communautaire. Cependant, bien que ces produits soient proposés par de nombreux projets, leur commercialisation est difficile car les marchés restent généralement informels et les populations locales ne parviennent pas à accéder à des informations pertinentes sur les marchés potentiels ni à exercer le moindre contrôle sur les prix de leurs propres productions. En 1989, le fonctionnaire principal de la foresterie communautaire de la FAO a mené une enquête dans une série de pays d’Asie pour analyser les opportunités et contraintes de la foresterie communautaire, afin de planifier d’importantes activités au niveau national. L’enquête a couvert les structures gouvernementales, les équipes des organisations non gouvernementales et les responsables des projets. Les personnes enquêtées ont estimé que la question de l’amélioration des systèmes de commercialisation des produits des projets de foresterie communautaires constituait une priorité. Ils ont également souligné la nécessité de mettre en place des systèmes d’information sur les marchés (SIM) au niveau local. Ils ont par ailleurs estimé préférable de s’appuyer sur des systèmes de production à faible intensité d’intrants, contrôlables par leurs utilisateurs et nécessitant peu d’investissements ou de maintenance extérieure. Ils ont enfin manifesté le souhait de disposer d’un système d’information sur le marché susceptible de responsabiliser les producteurs et les commerçants – en leur apportant une information plus transparente sur les produits de la foresterie communautaire – et de mieux rentabiliser la gestion et la vente de ces produits.

FAO. 1995. Sélection des espèces d’arbres sur la base des besoins des communautés. Foresterie communautaire - Manuels de terrain, n° 5. 165 p.
L’objectif de ce manuel est d’aider les agents de terrain à travailler avec les communautés pour identifier les espèces d’arbres qui leur seraient les plus utiles. Un nombre croissant de projets et de programmes reconnaissent que les espèces choisies pour les projets d’arboriculture doivent répondre aux besoins et priorités des communautés locales. Ce manuel montre que l’arboriculture constitue beaucoup plus que la plantation d’arbres. Dans la plupart des communautés, l’arboriculture suppose une séquence complexe de décisions. Pour être efficace, l’agent de terrain engagé dans un projet de foresterie communautaire doit comprendre la communauté dans laquelle il/elle travaille et disposer de connaissances approfondies sur les pratiques de plantation des arbres et la gestion des espèces locales. Les objectifs des projets d’arboriculture communautaire évoluent vers la prise en compte des besoins des communautés, le rôle des agents de terrain devra donc changer en conséquence. Plutôt que de promouvoir les espèces d’arbres choisis par le projet, ils devront plutôt, en adoptant une démarche participative, aider les bénéficiaires du projet à exprimer leurs points de vues, leurs besoins et leurs contraintes. Pour assumer pleinement ce nouveau rôle, les agents de terrain devront maîtriser les techniques de collecte et d’analyse d’information sur les facteurs sociaux et économiques et disposer de compétences en matière de vulgarisation communautaire. Sur la base de ces informations, les agents de terrain (qui apportent leur expertise technique et leurs nouvelles options) et les membres de la communauté (qui apportent leurs connaissances locales et leur sensibilité à la situation locale) pourront faire des choix informés entre plusieurs options d’espèces d’arbres et de technologies de plantation, l’objectif restant d’apporter à la communauté les bénéfices les plus importants.

FAO. 1994. Droits fonciers et propriété de l’arbre et de la terre – outils de diagnostic rapide. Foresterie communautaire - Manuels de terrain, n° 4.
Ce manuel propose des directives d’utilisation des méthodes d’évaluation rapide (RA) pour recueillir l’information sur la gestion des ressources foncières et des autres ressources naturelles. Il ne propose pas d’introduction exhaustive à la méthodologie de l’évaluation rapide ni à celle des régimes fonciers, dans la mesure où de nombreux documents ont déjà été publiés sur ces sujets. Il rappelle toutefois aux lecteurs les éléments les plus importants de la méthodologie. Les auteurs de ce manuel font l’hypothèse (1) que le lecteur est déjà familier avec la RA et (2) que le projet pour lequel le manuel est utilisé a besoin d’un certain nombre d’informations sur les régimes fonciers et la gestion des ressources naturelles. Le manuel indique comment utiliser les techniques de RA pour obtenir l’information nécessaire et propose des suggestions d’activités qui pourraient s’avérer utiles dans une étude de la tenure. Ces éléments devront être confrontés avec les idées et les opinions, souvent avisés, des utilisateurs avant de produire des résultats. Dans chaque situation particulière, certaines suggestions pourraient ne pas être pertinentes ou ne pas fonctionner. Et même celles qui semblent utiles devront être adaptées au type d’étude qui est envisagée et aux conditions spécifiques de travail. La RA encourage la créativité des praticiens, et d’une certaine façon, elle les pousse à être créatifs et ingénieux. Ce guide propose, dans un ordre logique, les principales étapes à suivre pour entreprendre une étude d’évaluation rapide sur les questions foncières.

FAO. 1991. Directives pour l’intégration des questions de nutrition dans les projets forestiers.  Foresterie communautaire - Manuels de terrain, n° 3.
Ce manuel poursuit trois objectifs. En premier lieu, il décrit les liens existants entre la foresterie et la nutrition, pour aider les forestiers, comme les nutritionnistes, à orienter leurs activités pour améliorer la situation nutritionnelle dans leur zone de projet. En second lieu, il suggère une approche qui permettra d’intégrer les préoccupations de la population locale en matière de nutrition et de sécurité alimentaire dans les activités forestières. Troisièmement, il identifie des indicateurs possibles de suivi et d’évaluation des effets des activités de foresterie sur les groupes et les individus vulnérables en matière de nutrition. Le manuel s’adresse aux planificateurs et aux responsables de projets. Il ouvre des pistes pour traiter les questions nutritionnelles et propose des exemples pratiques montrant comment le processus de participation communautaire permet de mieux identifier les problèmes et les activités. Les différents types de projets forestiers présentent des potentialités différentes, en matière de nutrition, mais ce guide se fonde toutefois sur l’hypothèse que tous les types de projets forestiers peuvent intégrer les questions de nutrition en choisissant les bons exemples et la bonne démarche.

FAO. 1990. La boîte à outils de la communauté: Idées, méthodes et outils de diagnostic, suivi et évaluation participatifs au service de la foresterie communautaire.  Foresterie communautaire - Manuels de terrain, n° 2.
Le diagnostic, suivi et évaluation participatifs (DSEP) constitue une approche nouvelle et prometteuse pour un développement durable et pertinent de la foresterie communautaire. Le DSEP écarte l’approche traditionnelle descendante pour lui substituer une approche ascendante qui encourage, soutient et renforce les capacités dont disposent des communautés, et les aide à identifier leurs propres besoins, à définir leurs propres objectifs et à en assurer le suivi et l’évaluation. L’approche DSEP est centrée sur les relations entre les équipes de terrain et les bénéficiaires des projets et entre ces derniers et les communautés. Elle se construit à partir d’une communication interactive, de messages clairs et d’un engagement commun dans ce qui «fonctionne» pour la communauté. Le DSEP est une combinaison de trois éléments interdépendants: «les idées», les «méthodes» et les «outils». Même s’il n’est pas toujours possible d’adopter l’intégralité de l’approche DSEP dans chaque projet, il est possible de l’expérimenter sur quelques activités pour estimer sa pertinence.

FAO. 1990. Directives pour la planification, le suivi et l’évaluation des programmes de foyers améliorés. Foresterie communautaire - Manuels de terrain, n° 1.
Cette publication a été réalisée dans la durée et avec la contribution de nombreuses personnes. En octobre 1983, sous le leadership de Marc de Montalembert, une réunion d’experts des foyers améliorés a été organisée à la FAO, à Rome. Les participants étaient: MM Ki-Zerbo (Burkina Faso), MM C.E. Estrada (Guatemala), Mme H. Navarathna (Sri Lanka), Mr. M. Kinyanjui (Kenya), Mr. A Sudjarwo (Indonésie), Mr. T. N. Bhattarai (Népal), Mr. G. Madon (France), Mr. S. Joseph (Australie), Mr. F. Manibog (Banque mondiale) et Mr. C. Nieuwvelt (Pays-Bas). Ces experts ont abordé l’ensemble des questions d’évaluation et de suivi des programmes de foyers améliorés. Leurs délibérations a fait l’objet d’un travail de synthèse, qui a pris la forme d’un projet de directives – largement distribué - et a constitué une base de travail pour l’évaluation de plus de 20 projets. Les mêmes participants, en collaboration avec d’autres chercheurs et des spécialistes du développement rural ont également assisté à la première réunion internationale pour la diffusion des foyers améliorés à Wolfheze, Pays Bas, au cours de la même année 1983. Les débats ont été animés, mais ils se fondaient davantage sur des éléments subjectifs que sur une évaluation scientifique des résultats. Les participants à la réunion ont souligné la nécessité d’élaborer des directives susceptibles de diffuser des informations comparables et de mettre en confiance les personnels des projets de foyers améliorés pour qu’ils puissent gérer leurs propres programmes.



La bande dessinée de Prosper propose des séries de bandes dessinées hautes en couleurs pour aider les jeunes à prendre conscience de l’importance des forêts, des menaces auxquelles elles sont soumises et de la nécessité de gérer leurs ressources de façon durable. Ces bandes dessinées explorent de nombreuses questions comme les produits forestiers, la sécurité alimentaire, la gestion de la nutrition et les ressources naturelles communautaires. Elles sont destinées aux écoles et comportent des directives et des propositions d’activités à l’attention des enseignants, pour les aider à renforcer les messages des magazines et à guider leurs élèves dans l’exploration des questions soulevées, au sein de leurs propres communautés.

Crawford, J. et Buck, L. 2001. Futures Fofrêts Guide de l’enseignant. La bande dessinée de Prosper, n° 5. 48 p.

Crawford, J. et Buck, L. 2000. Futures forêts. La bande dessinée de Prosper, N° 5. 24 p.

Crawford, J. et Buck, L. 1993. La forêt, une formidable usine.  La bande dessinée de Prosper, n° 4. 20 p.

Crawford, J. et Buck, L. 1992. J’ai tellement faim que je pourrais manger un arbre. La bande dessinée de Prosper, n° 3. 20 p.

Crawford, J. et Buck, L. 1992. Nos arbres et nos forêts. La bande dessinée de Prosper, n° 2. 20 p.

Crawford, J. et Buck, L. 1990. Nourriture pour notre futur. La bande dessinée de Prosper, n° 1. 16 p.

dernière mise à jour:  lundi 6 juin 2011