Equité dans les partenariats, les marchés et la vulgarisation forestière

La théorie et la pratique de la vulgarisation ont fait l'objet d'une évolution au cours des dernières décennies, passant du concept de transfert de technologies et de vulgarisation orientée vers les marchés des années 1960 à 1970 à la recherche sur les systèmes d'exploitation et la technologie participative des années 1970 et du début des années 1980, à l'apprentissage social et participatif des années 1990.

De nos jours, la FAO vise, en matière de vulgarisation forestière, à promouvoir les approches pratiques et la participation de multiples parties prenantes pour renforcer la contribution des arbres et des forêts à l'utilisation durable des terres et à la sécurité alimentaire. Dans ces approches sont affrontées les questions de justice sociale par le biais du dialogue, du respect mutuel et de l'apprentissage entre parties prenantes associés à des paramètres de durabilité de l'environnement.

La stratégie de la FAO en matière de vulgarisation promeut les partenariats souples de multiples parties prenantes qui soient adaptés aux moyens de subsistance des producteurs et cueilleurs des produits de la forêt et des arbres. Parallèlement à la tendance croissante et accélérée vers les économies de marché, la FAO encourage les partenariats qui facilitent l¿accès aux marchés et aux informations commerciales pour ces producteurs. Le programme prévoit l¿élaboration et la mise en ¿uvre de cinq principaux modèles de partenariat fondés sur les principes d¿équité sociale, économique et environnementale:

  • liens entre les agroforestiers et le secteur privé;
  • associations d¿agriculteurs agroforestiers et de forestiers privés non industriels, en facilitant la compréhension de la structure et de la dynamique de la chaîne de commercialisation des produits, de la négociation entre les acteurs du marché et de l¿apprentissage organisationnel et de groupe;
  • apprentissage collectif pratique des parties prenantes en matière de plantations forestières, y compris les communautés, les agriculteurs agroforestiers, le secteur privé, les organisations non gouvernementales (ONG) et le gouvernement;
  • centres de documentation pour les informations commerciales relatives aux produits tirés des forêts et des arbres;
  • mécanismes de partage des avantages.

Pour appuyer la gestion durable des forêts, la vulgarisation tend actuellement à accroître le rôle des populations locales dans l'élaboration et l'application de critères et indicateurs au niveau de l'unité de gestion forestière. La FAO s'attache à renforcer les capacités des services de vulgarisation de l'industrie privée, des organisations gouvernementales et des ONG à cet égard.