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Allocution prononcée
par le Directeur général de la FAO à
l'occasion de la vingt-sixième Conférence
régionale de la FAO pour le
Proche-Orient
Téhéran, République islamique
d'Iran, 9-13 mars 2002
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Introduction
C'est pour moi un honneur et un plaisir immense de me
retrouver parmi les hauts responsables de l'agriculture
de la région du Proche-Orient pour participer aux
travaux de cette vingt-sixième
Conférence régionale de la FAO pour le
Proche-Orient. Qu'il me soit tout d'abord permis, au
nom de la Conférence, du Secrétariat de la
FAO et de tous les délégués et
observateurs, de remercier chaleureusement le
Gouvernement et la population de la République
islamique d'Iran d'avoir accueilli une fois encore cette
Conférence régionale dans ce beau pays
hospitalier et chargé d'histoire. L'accueil
fraternel qui nous a été
réservé, les installations splendides mises
à notre disposition et les excellents arrangements
pris pour cette Conférence ne font que confirmer
le noble héritage de cordialité et de
générosité de ce pays.
Situation de l'alimentation et de l'agriculture
dans le monde
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Cette Conférence régionale se tient dans
un contexte économique, social et politique
mondial en rapide évolution.
La Conférence ministérielle de
l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui s'est
tenue à Doha en novembre dernier, a
créé le cadre requis pour assurer une plus
grande équité du commerce international des
produits agricoles. Au cours des prochaines
années, la mondialisation et la
libéralisation des échanges de produits
agricoles, les mouvements de capitaux et les transferts
de technologies devraient s'effectuer selon des
modalités qui permettent à tous les pays,
développés ou en développement,
d'améliorer les conditions de vie de leurs
populations. Pour l'agriculture, notamment, il est
essentiel que ces nouvelles négociations au sein
de l'OMC offrent aux pays en développement des
possibilités accrues de participer aux
échanges internationaux, à des conditions
plus équitables. La FAO va continuer à
mettre à la disposition de ses États
Membres les analyses et les informations
nécessaires pour renforcer la capacité
technique des négociateurs
spécialisés dans le commerce des produits
agricoles.
Au cours des deux dernières années, la
performance de l'agriculture, le secteur dominant des
économies des régions pauvres qui emploie
plus de 70 pour cent de la population
économiquement active dans les pays les moins
avancés (PMA), a été plutôt
modeste. Le taux de croissance annuel de la production
agricole mondiale est tombé à 1,2 pour
cent en 2000 et 0,6 pour cent en 2001, soit le
niveau le plus bas depuis 1993, en fort recul par rapport
aux 2,6 pour cent de 1999. Ce ralentissement est
dû à un tarissement de la croissance autant
dans les pays en développement que dans les pays
développés.
La production mondiale de céréales est
tombée en 2001 à 1 850 millions
de tonnes, soit un recul de 1,2 pour cent par
rapport à l'année précédente.
Divers facteurs ont contribué à cette
contraction: les catastrophes naturelles et le faible
niveau des prix au cours des dernières
années, ainsi que les politiques gouvernementales
visant à réduire une offre
pléthorique.
Selon les prévisions, les utilisations
mondiales des céréales en 2001/02 devraient
dépasser la production pour la deuxième
année consécutive, s'établissant
à 1 935 millions de tonnes, chiffre
supérieur de 1,7 pour cent à celui de
la campagne précédente.
Il est important de signaler cependant que
l'Australie, l'Union européenne et
l'Amérique du Nord ont des excédents
vivriers considérables pour l'exportation (pour
une valeur totale de 36 milliards de dollars
É.-U.) et sont probablement en mesure d'augmenter
sensiblement leur production vivrière. En
revanche, dans les pays à faible revenu et
à déficit vivrier (PFRDV), la production
alimentaire n'est pas suffisante pour satisfaire les
besoins des populations et ces pays n'ont ni les moyens
ni les ressources financières voulus pour combler
le déficit par le biais des importations.
Encore aujourd'hui, environ 815 millions de personnes
souffrent de malnutrition chronique dans le monde, dont
777 millions dans les pays en développement,
27 millions dans les pays en transition et
11 millions dans les pays industrialisés.
L'amélioration enregistrée dans certains
pays et régions du monde en développement,
notamment en Asie de l'Est, est ainsi neutralisée
par une détérioration de la situation dans
d'autres régions, en particulier en Afrique
subsaharienne, en Amérique centrale et aux
Caraïbes.
Le fossé entre production et besoins continuera
à se creuser dans les régions à
déficit vivrier à moins que
l'investissement en milieu rural augmente, permettant un
accroissement de l'emploi, des revenus, de la
productivité et de la production. Aussi longtemps
que la faim et la malnutrition ne régresseront
pas, il sera difficile, voire impossible, d'obtenir des
résultats sensibles et durables dans d'autres
domaines essentiels de la lutte contre la
pauvreté, tels que la santé et
l'éducation.
Situations d'urgence
Les crises alimentaires causées par des
catastrophes naturelles continuent à affecter
nombre de pays. En septembre 2001, 62 millions de
personnes vivant dans 33 pays étaient
confrontées à des situations de crise
alimentaire. Des informations indiquent toutefois que la
fréquence relative de ces crises a
évolué au cours des
30 dernières années. Les crises
alimentaires des années 70 et 80 étaient
principalement dues à des facteurs naturels, mais
ces dernières années elles sont surtout
imputables à des catastrophes causées par
l'homme.
Au Proche-Orient, les crises sont dues à une
sécheresse persistante dans certains pays et, plus
récemment, à la crise en Afghanistan. En
Afrique, les situations de crise sont dues en particulier
aux troubles civils et à des sécheresses
répétées. En Asie, des millions de
personnes ont souffert d'une érosion de leur
accès à la nourriture, du fait de la baisse
de leur pouvoir d'achat, causée principalement par
les effets persistants de la crise financière de
1997/98. En Amérique latine et aux Caraïbes,
les ouragans et l'instabilité financière
étaient les principaux facteurs responsables.
Le rôle de la FAO dans ce contexte revêt
une importance sans précédent, car
l'Organisation doit évaluer la situation de
l'alimentation et de l'agriculture, déterminer les
besoins d'aide alimentaire et informer la
communauté internationale, par le truchement du
Système
mondial d'information et d'alerte rapide, en
collaboration avec le Programme alimentaire mondial, le
PNUD et un réseau étendu d'organisations
gouvernementales et non gouvernementales.
Autres crises
La viabilité à long terme de
l'agriculture intensive dans les pays
développés suscite des craintes et pose des
problèmes. Les épidémies
d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et de
fièvre aphteuse, la salmonellose liée aux
ufs et aux poulets et les infections par l'E. coli
mutant et résistant aux médicaments dans la
viande et l'eau conduisent à une nouvelle
perception des consommateurs quant aux
conséquences d'un mouvement
incontrôlé vers l'intensification, la
maximisation des rendements et la réduction des
coûts.
Par ailleurs, les modifications
génétiques des cultures vivrières et
des animaux soulèvent de vives controverses. S'ils
ne sont pas aujourd'hui nécessaires pour atteindre
les objectifs du Sommet de 1996, l'étude et le
suivi de leur développement et de leur application
devront se faire de façon scientifique et dans un
cadre international. Il sera ainsi possible de
bénéficier des aspects positifs tout en
évitant des effets pervers possibles d'ordre
zoosanitaire, phytosanitaire ou qualitatif.
Situation de l'alimentation et de l'agriculture
dans la région et défis
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Depuis la fin des années 80, de nombreux pays
de la région ont adopté de profondes
réformes économiques pour faire face
à des déséquilibres
macroéconomiques se traduisant par un lourd
déficit des comptes courants et des budgets, une
accumulation de la dette extérieure, une
progression de l'inflation et des taux de chômage
élevé. Certains pays ont pris des mesures
positives en matière de réformes, mais
beaucoup d'autres sont encore en proie aux
difficultés. Selon les informations disponibles,
le PIB annuel de la région aurait progressé
de 4,7 pour cent en 2000, les augmentations moyennes
variant de 2,4 pour cent en 1981-1990 à
3,1 pour cent en 1991-2000. L'évolution et le
niveau des prix du pétrole ont un effet sensible
sur la direction et l'ampleur des taux moyens de
croissance et du développement économique
dans la région. Toutefois, les pays n'ayant que
des ressources économiques limitées restent
confrontés à des problèmes
croissants d'endettement, d'augmentation du
chômage, de choc des prix des produits de base et
de déficits croissants de la balance des
paiements.
Il n'a pas été possible de maintenir le
taux de croissance record de la production agricole
enregistré en 1998 dans la région et une
baisse de 4 pour cent a suivi en 1999. En outre, la
situation ne s'est guère améliorée
au cours de la campagne 2000/2001, car la production
agricole a accusé un nouveau fléchissement
de 0,8 pour cent. Les principaux facteurs
responsables de cet état de choses sont des causes
naturelles liées à l'insuffisance des
précipitations, qui ont débouché sur
des sécheresses affectant de nombreux pays de la
région, ainsi que des catastrophes causées
par l'homme, y compris troubles civils, guerres et,
parfois, politiques inappropriées.
La sécheresse a surtout eu un effet
marqué sur la production
céréalière, qui a baissé de
7,7 pour cent en 2000 et de 17,9 pour cent en
1999. J'apprends avec plaisir que des pluies favorables
sont tombées en de nombreux endroits de la
région, ce qui laisserait espérer de bonnes
récoltes.
La production agricole n'a pas pu suivre le rythme de
la rapide croissance de la demande de produits
alimentaires dans la région et le déficit
alimentaire s'est élargi; il a fallu le combler
à l'aide d'importations, notamment de
céréales, mais aussi de produits laitiers,
de sucre et d'huiles végétales. Seuls
quelques pays de la région ont réussi
à être autosuffisants pour ce qui concerne
les denrées de base. La valeur des importations
agricoles est, en moyenne, d'environ 30 milliards de
dollars É.-U., soit trois fois la valeur des
exportations de la région. Les importations nettes
de céréales sont passées de 6,5
millions de tonnes en 1960-71 à 55 millions de
tonnes en 1999, soit environ un cinquième des
importations mondiales de céréales.
Le Proche-Orient, par rapport à d'autres
régions du monde, a les taux les plus bas de
sous-alimentation (7,2 pour cent) et de pauvreté
extrême (2 pour cent). Ces moyennes dissimulent
toutefois une grande variété de situations
d'un pays à l'autre. Il ne faut pas oublier que
deux des pays les plus touchés par
l'insécurité alimentaire dans le monde - la
Somalie (environ 75 pour cent de la population est
sous-alimentée) et l'Afghanistan (70 pour
cent de la population est sous-alimentée) - font
partie du Proche-Orient. En outre, la sous-alimentation
en Iraq ne s'est pas améliorée au cours des
dernières années, et la situation s'est
détériorée en Palestine depuis
l'année dernière.
Selon les projections, le nombre de personnes
sous-alimentées au Proche-Orient resterait, en
2015, très éloigné de l'objectif du
SMA, qui était de réduire leur nombre de
50 pour cent. À cet égard, je tiens
à rappeler que les pays membres se sont
engagés à atteindre cet objectif et je veux
souligner que des efforts de développement
concertés et bien ciblés, combinés
à des investissements dans la valorisation du
capital humain et la productivité des terres et
des eaux, peuvent faire une grande différence et
inverser la tendance actuelle. On peut noter avec
satisfaction que la plupart des pays de la région
ont poursuivi en 2000 et 2001 l'application de programmes
radicaux de réforme macroéconomique et de
restructuration du secteur agricole qui, s'ils sont
menés à bien, devraient améliorer
les perspectives économiques et
accélérer la croissance, sur une base
durable et équitable.
Les faits nouveaux survenus sur la scène
économique internationale, y compris les nouvelles
règles du système commercial international
fixées par l'Accord du Cycle d'Uruguay, les
accords entre l'UE et les pays de la
Méditerranée et la prolifération des
accords régionaux dans le monde entier font
à nouveau de la coopération au
Proche-Orient un sujet d'actualité. Malgré
un manque apparent de progrès clairs et
significatifs, l'intégration régionale
reste une question très importante pour le
Proche-Orient; quant à la libéralisation
des échanges de produits agricoles et à la
promotion du commerce intrarégional de
denrées agricoles, elles sont et restent des
objectifs fondamentaux de plusieurs accords commerciaux
régionaux.
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
L'agriculture du Proche-Orient est soumise à de
graves contraintes naturelles caractérisées
par un manque d'eau et de terres cultivables. Les terres
arables et les cultures permanentes couvrent environ 8
pour cent des terres et les pâturages permanents
occupent 27 pour cent de la superficie totale.
Le Proche-Orient est la région la plus pauvre
en eau du monde. On y trouve 6,2 pour cent de la
population mondiale, 8,6 pour cent des terres arables et
11 pour cent des terres irriguées, mais
seulement 1,5 pour cent des ressources renouvelables
en eau douce du monde. La région utilise
abondamment les eaux de surface et les eaux souterraines,
qui vont se raréfier dans la région, ce qui
risque de peser lourdement sur la sécurité
alimentaire de nombreux pays. Presque toutes les
ressources traditionnelles en eau facilement accessibles
sont déjà utilisées dans la
région et bientôt la demande d'eau sera
souvent supérieure aux disponibilités en
eau douce renouvelable et, d'ici 2025, la
disponibilité en eau renouvelable par habitant
sera inférieure à 700 mètres
cubes dans la plupart des pays de la région,
contre une moyenne mondiale de
4 780 mètres cubes par personne,
projetée pour cette même année.
L'accent devra donc être mis, à l'avenir,
sur une meilleure efficience des systèmes de
gestion de l'eau et sur un accroissement de la
productivité de l'eau, afin d'obtenir une
meilleure production végétale par goutte
d'eau, ainsi que sur l'adoption de mesures
déterminées visant à exploiter de
nouvelles ressources hydriques non traditionnelles,
à affecter à l'accroissement de la
production agricole.
Les carences des systèmes de commercialisation
des aliments freinent la disponibilité d'aliments
et l'accès à la nourriture dans les pays du
Proche-Orient. Une part importante des aliments produits
localement et des denrées importées
n'arrive pas jusqu'aux consommateurs en raison
principalement de réseaux de distribution
inefficaces et de fortes pertes après
récolte. L'accélération de
l'urbanisation constitue notamment un défi
énorme pour ceux qui doivent assurer des
approvisionnements adéquats et pour les
systèmes de distribution alimentaire dans la
région. Un autre défi de taille est
l'amélioration de la compétitivité
des produits agricoles nationaux pour s'assurer des
débouchés sur les marchés locaux et
étrangers dans les conditions actuelles de
libre-échange et de libéralisation.
Parmi les autres défis qu'il faut relever, pour
assurer un degré élevé de
sécurité alimentaire et réduire la
pauvreté rurale et urbaine, on peut citer: la
gestion durable des ressources naturelles, l'augmentation
soutenue de la production végétale et
animale, l'atténuation des sécheresses, la
lutte contre la désertification,
l'amélioration de la qualité et de la
valeur ajoutée des produits agricoles, l'adoption
de normes de qualité, la réduction des
pertes alimentaires après récolte, la
maîtrise et l'éradication des ravageurs des
plantes et des maladies du bétail, l'augmentation
des investissements dans le secteur agricole et la
coopération économique
intrarégionale.
Activités de la FAO dans la
région
L'Organisation a par ailleurs poursuivi sa politique
de réforme et de décentralisation. Dans ce
contexte, la gestion quotidienne du programme de terrain
dans chaque pays est en train d'être
transférée du Bureau régional aux
représentations locales.
Des programmes d'activités normatives et
opérationnelles ont été
préparés et exécutés dans les
domaines de compétence de l'Organisation et des
rapports détaillés ont été
soumis à la Conférence régionale.
Questions à l'ordre du jour
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Cette vingt-sixième Conférence
régionale pour le Proche-Orient examinera des
questions fondamentales pour la lutte contre
l'insécurité alimentaire. L'une de ses
principales tâches sera de préparer le
Sommet
mondial de l'alimentation: cinq ans après, qui
se tiendra cette année à Rome du 10 au
13 juin pour accélérer l'application
des décisions prises en 1996 et permettre de
réduire de moitié, pour 2015 au plus tard,
le nombre de personnes souffrant de la faim. Cette
réunion importante, qui a dû être
différée en raison de circonstances
internationales tragiques, devrait permettre de relancer
la lutte contre la faim. Force est de constater que les
progrès ne sont pas suffisants pour parvenir
à réduire de moitié le nombre de
personnes sous-alimentées dans le monde pour 2015
au plus tard, conformément à l'objectif
fixé en 1996. Au rythme actuel, cet objectif ne
serait atteint que vers 2050. Le Sommet sera
invité, en juin, à identifier et adopter
des mesures correctives. Il est absolument essentiel de
renforcer la volonté politique au plus haut niveau
et de mobiliser les ressources financières
nécessaires.
Dans ce contexte, la participation des chefs
d'État et de gouvernement de la région du
Proche-Orient au Sommet mondial de l'alimentation: cinq
ans après est essentielle pour le succès de
la réunion. Outre leur intervention en
séance plénière, les chefs
d'État et de gouvernement pourront procéder
à des échanges de vues au cours de tables
rondes et participer, s'ils le souhaitent, à des
conférences de presse quotidiennes. Des
réunions séparées des
parlementaires, des ONG du secteur privé et de la
société civile donneront à d'autres
parties prenantes la possibilité de contribuer au
débat.
La Conférence est également saisie du
rapport établi par le Secrétariat sur les
mesures prises pour donner suite aux recommandations de
la vingt-cinquième Conférence
régionale.
Une autre question importante est le rapport de la
Réunion des hauts fonctionnaires, qui a
précédé cette session
plénière. Les hauts fonctionnaires ont en
effet examiné, au cours des trois derniers jours,
des questions revêtant une importance fondamentale
pour le développement de l'agriculture dans la
région.
Je n'en mentionnerai que deux:
 |
la sécheresse, un phénomène
qui se produit fréquemment dans la
région du Proche-Orient, avec ses effets
délétères cumulatifs sur le
développement de l'agriculture. À cet
égard, le document NERC/02/4 soumis à la
Conférence, intitulé "Les plans à
long terme d'atténuation et de gestion des
sécheresses dans la région du
Proche-Orient", contient une proposition visant
à mettre en place un réseau
régional pour l'atténuation des
sécheresses; |
 |
les politiques de libéralisation des
échanges et leurs implications pour le commerce
intrarégional et le développement
durable de l'agriculture. |
Je voudrais également appeler l'attention de la
Conférence sur divers documents d'information qui
sont distribués:
 |
Année
internationale de la montagne 2002:
L'Assemblée générale des Nations
Unies a invité la FAO à jouer le
rôle de chef de file pour la préparation
et la coordination de la célébration en
2002 de l'Année internationale de la montagne.
Le document fait le point des
célébrations de l'Année de la
montagne et décrit différentes mesures
de suivi. |
 |
Le Processus de Téhéran pour les
pays à faible couvert forestier, lancé
dans cette ville où nous nous réunissons
aujourd'hui. Le document illustre les mesures de suivi
prises après la Consultation d'experts sur les
"Besoins spéciaux des pays en
développement à faible couvert forestier
et possédant des forêts uniques" et
propose, en conclusion, un certain nombre d'actions
susceptibles d'accélérer les
progrès. |
J'appelle également votre attention sur deux
notes d'information:
Les incidences de l'encéphalopathie spongiforme
bovine et de la fièvre aphteuse et le
développement des biotechnologies pour
l'agriculture, y compris les forêts et les
pêches.
Autres questions
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Je souhaite encore mentionner deux questions
importantes. À l'occasion de la Journée
mondiale de l'alimentation, en octobre dernier, le
Président de la République
fédérale d'Allemagne, S.E. M. Johannes Rau,
a appelé à la création d'une
Alliance internationale contre la faim et la
pauvreté. Ce concept a, par la suite, reçu
un large soutien au cours de la Conférence de la
FAO tenue en novembre 2001. Une telle alliance pourrait
en effet être une manifestation concrète du
renforcement de la volonté politique et un pas
important vers l'élimination du désespoir
et de la colère, si favorables aux
extrémismes.
En outre, l'Organisation a créé un
fonds
fiduciaire pour la sécurité alimentaire et
la sécurité sanitaire des aliments. Les
États Membres et les partenaires du
développement ont été invités
à fournir des contributions volontaires. Il serait
souhaitable de recevoir de nouvelles annonces de
contributions avant le Sommet pour améliorer les
résultats enregistrés à ce jour,
à savoir la mobilisation de 20 pour cent de
la somme initialement prévue de 500 millions
de dollars É.-U.
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Comme il s'agit de la première
Conférence régionale de la FAO pour le
Proche-Orient tenue à l'aube de ce nouveau
siècle, je suis persuadé que vous
contribuerez aux efforts déployés pour
préparer l'agriculture, aux niveaux tant national
que régional, aux défis du XXIe
siècle. Je suis convaincu que vous
n'épargnerez aucun effort pour examiner comme il
se doit ces questions vitales et proposer les mesures qui
s'imposent afin d'accélérer le
développement agricole et les progrès
réalisés sur la voie de la
sécurité alimentaire pour tous les hommes
et les femmes de cette région.
J'attends avec un vif intérêt les
résultats de vos débats et vous souhaite
une session très fructueuse.
Je vous remercie de votre attention.
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