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L'élevage du poisson existe depuis des milliers d'années. De nos jours, une grande variété de plantes et d'animaux est élevée avec l'aquaculture.
Avec un taux de croissance de 11 pour cent par an depuis 1984, l'aquaculture est le secteur de production vivrière ayant la croissance la plus rapide au monde depuis près de 20 ans, comparé au 3 pour cent du bétail et au 1,6 pour cent de la pêche de capture.
La production totale aquicole en 1999 était d'environ 42,77 millions de tonnes, soit en valeur 53,56 milliards de dollars. Près d'un tiers du poisson que nous mangeons provient actuellement de l'aquaculture. L'Asie, avec 90 pour cent de la production aquacole mondiale, est de loin le premier producteur.
En 1997, l'aquaculture en eau douce (surtout poissons téléostéens) a couvert plus de 45 pour cent de la production mondiale d'aquaculture. Les plantes et les mollusques d'eau salée ont couvert les 20 et 24 pour cent. Sachant que l'aquaculture dans les eaux saumâtres contribue pour moins que 5 pour cent du total mondial (par poids) et que la production est constituée essentiellement de crevettes, sa part en valeur est d'environ 15 pour cent.
De nombreux pays à faible revenu et à déficit vivrier sont de grands producteurs aquacoles. Dans ces pays, l'aquaculture contribue à la réduction de la pauvreté et à l'approvisionnement des produits de la pêche des pauvres dans les zones rurales et urbaines. Beaucoup de pays en développement exportent les produits aquicoles et dans plusieurs de ceux-ci l'aquaculture fournit une grande quantité de monnaie forte utilisée pour réinvestir sur le développement ou pour rembourser la dette extérieure.
En tant que source peu coûteuse de protéines animales très nutritives, l'aquaculture élève les niveaux de nutrition et atténue la pauvreté, en particulier dans les pays les plus pauvres du monde. Le Programme spécial de la FAO pour la
sécurité alimentaire (PSSA) a fait du développement de l'aquaculture une de ses priorités dans le cadre de sa composante diversification.
L'aquaculture intégrée apporte d'énormes bénéfices aux agriculteurs grâce à une production supplémentaire de poissons qui peut être consommée ou vendue. En Asie, par exemple, les riziculteurs utilisent certaines espèces de poissons pour combattre les insectes nuisibles du riz, comme le serpent d'or. La rizi-pisciculture permet de stimuler le rendement des rizières et de récolter le poisson. Dans le cadre du PSSA de la FAO, les agriculteurs en Zambie sont en train d'introduire des petits étangs dans leurs jardins pour l'irrigation et l'aquaculture. La boue de l'étang est aussi un engrais organique riche en matières minérales.
Dans certains cas, la croissance rapide et non réglementée de l'aquaculture s'est traduite par des dégâts à l'environnement, des conflits portant sur des ressources bien maigres et de ce fait, un impact négatif sur l'opinion publique. En conséquence, la FAO et ses partenaires soulignent la nécessité de stratégies et de politiques sociales, environnementales et normatives liées au développement durable de l'aquaculture.
Le rôle du Département des pêches de la FAO consiste justement à favoriser et à garantir le développement durable des pêches et de l'aquaculture au plan mondial.
La FAO exécutait en 2002, 66 projets de terrain se répartissant entre projets halieutiques spécialisés et projets multidisciplinaires incluant la pêche comme composante principale.
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