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13 février 2003, Rome -- Un ravageur qui dévastait
lemblématique cèdre du Liban, Cedrus libani,
est enfin maîtrisé après cinq ans de lutte.
Le sirex Cephalcia tannourinensis menaçait de raser
au sol la plupart des cédraies libanaises et de se propager
aux pays voisins. Mais avec lassistance technique de la FAO,
une équipe de scientifiques de lUniversité américaine
de Beyrouth, le Ministère de l'agriculture libanais et des
experts français ont uni leurs forces pour étudier
linsecte et trouver des moyens de le contôler.
Inconnu des scientifiques
La découverte de linsecte remonte à 1998. Les
scientifiques ont découvert que linsecte pond ses oeufs
sur les nouveaux bourgeons du cèdre et que lorsquils
souvrent, les larves se nourrissent des aiguilles de l'arbre.
Elles tombent ensuite sur le sol et senterrent pour hiberner.
Les arbres endommagés sont plus vulnérables aux attaques
dautres insectes et finissent par mourir de défoliation.
Parmi les méthodes préférées de lutte
immédiate contre ces ravageurs figure lutilisation
de pesticides biologiques (non chimiques) respectant lenvironnement.
Toutefois, le manque de connaissances sur le cycle de vie de linsecte
par exemple, le temps quil passe sous terre en hibernation
avant démerger à nouveau pour saccoupler
rend la planification dopérations de pulvérisation
difficile. La pulvérisation est plus efficace durant les
première et dernière phases du cycle, lorsque linsecte
vit en surface.
Le pire a été évité
La forêt de Tannourine-Hadath El-Jebbeh au nord du Liban
est une des plus grandes cédraies résiduelles du pays,
avec 50 000 arbres disséminés sur 600 hectares.
Avant le projet de lutte, la situation était grave, 80 pour
cent des cèdres de la forêt étant infestés
par le ravageur.
Linsecte sétait également propagé
à la "Forêt des Cèdres des Dieux",
à Bcharreh, mettant ses arbres en danger. Les forêts
de Syrie et de Turquie étaient également menacées.
"Comme cest généralement le cas avec les
problèmes de ravageurs", explique Gillian Allard du
Département des forêts de la FAO, "les symptômes
sont apparus très tardivement".
Mieux vaut prévenir que guérir
En tant que première mesure pour aider à maîtriser
le ravageur, des opérations de pulvérisation biologique
aériennes ont été conduites par le Ministère
de lagriculture libanais en 1999, 2000, 2001 et 2002 et les
recherches sur linsecte ont démarré immédiatement
après la première opération de pulvérisation.
La FAO a offert son aide sous forme de fonds et dexpertise
par le biais de son Programme de coopération technique, notamment
des enquêtes détaillées du cycle de vie de linsecte
et des méthodes de piégeage. Des pièges adhésifs
de couleur jaune se sont révélés particulièrement
efficaces. Les ravageurs sont attirés par la couleur vive
et restent collés au revêtement extérieur. Léquipe
cherche aussi à identifier la composition de la phéromone
de linsecte la sécrétion quil émet
pour attirer ses congénères pour lutiliser
éventuellement dans les pièges.
La formation dexperts environnementaux et de forestiers est
une autre composante importante du projet. Ils ont appris à
reconnaître les premiers signes dinfestation, comme
les premières phases de défoliation, et les techniques
disponibles pour lutter contre cet insecte et les autres ravageurs
affligeant les cèdres.
Les scientifiques doivent encore répondre à de nombreuses
questions sur linsecte afin de prévenir de nouvelles
attaques au Liban et ailleurs. Leurs résultats aideront les
experts à recenser les meilleurs outils de lutte contre déventuelles
infestations futures. Mais lalarme a été lancée
- et, du moins pour linstant, le symbole du Liban reste sur
pied.
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Bureau des relations avec les médias
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