16 décembre 2002, Rome -- Renforcer la capacité des pays en matière d’aménagement durable de leurs régions de montagne est l'une des grandes priorités de la FAO après la conclusion de l’Année internationale de la montagne.

“Dès le départ, nous avons pensé que l’Année doit être, avant tout, un catalyseur”, affirme Doug McGuire, chef de l’unité de coordination de l’Année internationale de la montagne au Département des forêts de la FAO. “Notre but était de veiller à ce que l’Année ne se limite pas à un feu d’artifice. Alors qu’elle touche désormais à sa fin, notre enjeu consiste à transformer l’élan de 2002 en une action sur le terrain.”

L’ONU a proclamé 2002 l’Année internationale de la montagne afin de mieux faire prendre conscience de la nécessité de protéger les écosystèmes fragiles de montagne et améliorer le bien-être de leurs habitants, dont beaucoup sont parmi les populations les plus pauvres du monde et victimes d’insécurité alimentaire.

L’idée de l’Année est partie de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement en 1992 à Rio de Janeiro, lorsque les montagnes étaient le thème principal du Chapitre 13 d’Action 21, le programme-cadre pour le développement durable. L’ONU a désigné la FAO comme maître d’œuvre pour la coordination de la mise en œuvre du Chapitre 13 et l’a nommé organisme chef de file pour l’Année internationale de la montagne.

Recommandations pour l’avenir

La FAO évalue les résultats de l’Année et préparera un rapport en 2003, contenant des recommandations pour une action future, à l’intention de l’Assemblée générale des Nations Unies et des nombreux partenaires de la FAO. Il apparaît déjà clairement que beaucoup a été accompli.

Selon M. McGuire, 2002 a modifié l’idée que la plupart des gens se font des montagnes et la façon dont ils se rapportent à la montagne.

“Grâce à une campagne mondiale de sensibilisation, nombreux sont ceux qui comprennent que les montagnes sont cruciales à la vie sur terre”, dit M. McGuire. “Pour les célébrations de l’Année, il y a eu un foisonnement de manifestations spéciales et d’initiatives, d’articles dans la presse et d’émissions de télévision, de programmes éducatifs et de conférences, sans oublier neuf grands événements mondiaux.” Il ajoute que l ’on s’inquiète de plus en plus des effets du changement climatique et du développement non durable sur les écosystèmes de montagne et leurs habitants.

Autre réalisation importante: le renforcement de l’engagement au niveau des pays envers la mise en valeur durable des montagnes. Grâce aux efforts des 77 comités nationaux qui ont mené les initiatives de l’Année internationale de la montagne, on considère désormais le changement dans les régions de montagne comme une priorité dans le monde entier.

Enfin, l’Année a renforcé le partenariat pour la mise en valeur durable des montagnes lancée au Sommet de la Terre de Rio en 1992. Le Partenariat international pour la mise en valeur durable des régions de montagne a été lancé le 2 septembre au Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg (Afrique du Sud), conjointement par la FAO, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le Gouvernement suisse, au nom des 15 Etats membres du Groupe thématique de l’Année internationale de la montagne. Déjà, 30 pays, 15 organisations intergouvernementales et 14 grands groupes ont adhéré au Partenariat.

"Les enjeux auxquels sont confrontés les systèmes montagneux du monde et les communautés montagnardes sont aussi énormes que les montagnes elles-mêmes", a déclaré le Directeur général Jacques Diouf en annonçant la mise en place du Partenariat. "La voie à suivre consiste à fractionner les grands problèmes en petits segments, en petites questions, et que chacun de nous offre ce qu’il a et ce qu’il sait faire de mieux."

A Johannesburg, M. Diouf a proposé d’accueillir un secrétariat à la FAO assurant les services du Partenariat, et cette offre a été appuyée par le Sommet mondial de la montagne de Bichkek au Kirghizstan en octobre 2002. Le rôle et la structure du secrétariat restent encore à définir, mais l’initiative de la FAO en faveur des montagnes pour 2003 prend déjà forme, avec le soutien des gouvernements d’Italie et de Suisse.

Renforcer les capacités nationales

M. McGuire explique que de nombreux pays ne disposent pas des cadres institutionnels, de l’expertise, des ressources financières, des informations ni des connaissances nécessaires pour entreprendre la mise en valeur durable de leurs montagnes. Pour surmonter ces obstacles, la FAO les aidera à renforcer leurs capacités institutionnelles et humaines pour mener et lancer l’aménagement durable des montagnes au-delà de 2002.

“Nous voulons offrir aux pays le soutien et les outils dont ils ont besoin pour planifier et piloter leur propre développement en montagne”, affirme M. McGuire. “Nous souhaitons également renforcer les travaux en cours de la FAO en matière de pêche, d’agriculture, de foresterie et de développement durable sur les besoins des communautés montagnardes.”

Par ailleurs, la FAO aidera ceux qui ont besoin d’une aide à entrer en contact avec ceux qui sont en mesure de la fournir.

“Nous devons améliorer la manière dont l’information est partagée et les actions coordonnées en connectant mieux les pays, les donateurs, les pourvoyeurs de services et de programmes de développement, les organisations non gouvernementales, les organismes des Nations Unies, la société civile et le secteur privé”, fait remarquer M. McGuire.

Une Journée internationale de la montagne: souligner l’importance des montagnes dans les années à venir

L’Assemblée générale de l’ONU est en train d’examiner un projet de résolution visant à guider les priorités et les rôles de la FAO et de ses partenaires dans le suivi de l’Année internationale de la montagne. Un résultat possible de la résolution est la désignation du 11 décembre comme Journée internationale de la montagne.

Les partenaires de la FAO durant l’Année internationale de la montagne sont notamment: le Programme des Nations Unies pour l’environnement, l’Université des Nations Unies, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, le Programme des Nations Unies pour le développement, le Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes, le Forum de la montagne et le Mountain Institute.


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Spécialiste de la communication, AIM
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