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La pauvreté en montagne pose des problèmes particuliers et requiert des solutions sur mesure

Une personne sur 12, soit environ 700 millions d’êtres humains, vit dans les régions montagneuses.

Les communautés de montagne sont parmi les plus pauvres du monde et les plus touchées par la faim. Quelque 245 millions de montagnards vivent dans les zones rurales des pays en développement et en transition et sont exposés à l’insécurité alimentaire, selon des recherches menées récemment par la FAO.

Les caractéristiques des environnements de haute altitude, et des communautés qui y ont élu domicile, font que le développement dans ces zones exige une approche différente, des stratégies particulières, reposant sur des recherches et des connaissances spécifiques à la montagne.

Par le passé, toutefois, les gouvernements tendaient à concentrer la planification du développement et la fourniture de services dans les zones de plaine, traditionnellement centres nationaux de production économique, ignorant les problèmes de pauvreté et de développement dans les régions montagneuses.

A la suite de l’adoption du chapitre 13 d’Action 21, "Gestion des écosystèmes fragiles: mise en valeur durable des montagnes", au Sommet de la Terre de 1992, la sensibilisation à l’importance des environnements montagneux et de leurs habitants s’est accrue.

Cette tendance a été renforcée par la désignation de l’Année internationale de la montagne en 2002, et par la collaboration permanente de la FAO avec des organisations partenaires pour mettre sur pied un Partenariat international de la montagne.

En conséquence, la nécessité non seulement de protéger les environnements d’altitude mais aussi de veiller au bien-être économique et social des communautés montagnardes est largement reconnue.

Cependant, il reste beaucoup à accomplir pour traduire cette prise de conscience grandissante en lois et politiques concernant spécifiquement les montagnes, fait remarquer la FAO.

Il faut des lois spécifiques sur la montagne

L’expérience de la FAO dans ce domaine montre que lorsque les communautés montagnardes ont un sentiment, ne serait-ce que partiel, d’appropriation ou de contrôle sur les ressources naturelles locales, elles sont plus disposées à aider à les protéger.

Par exemple, au Népal, il y a une cinquantaine d’années, les communautés locales n’étaient guère encouragées à protéger les forêts de montagne domaniales. Un changement de cap au niveau politique intervenu au cours des deux dernières décennies a dévolu la gestion et les droits d’usage aux communautés locales, qui font désormais des investissements rentables dans les forêts et tirent profit des produits forestiers ligneux et non ligneux. Ainsi, les populations montrent un nouvel intérêt et un nouvel engagement envers l’aménagement de leurs forêts.

En dépit des avantages que celles-ci comportent, toutefois, la majorité des pays n’ont guère de politiques ou de lois spécifiques aux montagnes qui permettraient aux montagnards de gérer plus efficacement les écosystèmes montagneux, constate Douglas McGuire, coordonnateur des travaux de la FAO sur les montagnes.

Selon un nouveau rapport de la FAO, "les montagnes n’ont commencé à attirer l’attention des décideurs politiques et des planificateurs économiques que récemment. Ce qui veut dire que la loi sur les montagnes en est encore à ses débuts: seuls quelques instruments juridiques conçus spécifiquement pour la montagne sont actuellement en vigueur à l’échelle nationale et internationale".

Quelques pays – la France, la Géorgie, l’Italie, la Suisse et l’Ukraine, pour citer quelques exemples – ont promulgué des instruments juridiques axés spécifiquement sur les zones de montagne, tandis que d’autres pays sont en train d’élaborer des législations du même ordre.

"La convergence de ces efforts semble indiquer l’émergence d’une nouvelle tendance vers l’adoption progressive de nouvelles lois sur la montagne au cours des années à venir", souligne le rapport de la FAO.

décembre 2003


Pour tout complément d’information, contacter

George Kourous
Chargé d'information, FAO
george.kourous@fao.org
+39 06 570 53168

 

FAO/13729/J. Isaac

En dépit des enjeux de développement particuliers des zones de montagne, rares sont les pays ayant formulé des stratégies de développement spécifiques

FAO/20778/J. Spaull

Récolte de pommes de terre dans les Andes péruviennes

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