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novembre 2002, Rome, Italie -- Bien manger
peut aider à retarder la progression du virus
VIH et des maladies liées au sida. En effet, une
bonne nutrition améliore la qualité de vie des personnes
atteintes de la maladie et aide à améliorer la
résistance du système immunitaire - la protection de
l'organisme contre l'infection.
Mais les agriculteurs pauvres des pays en
développement, à défaut d'une nutrition adéquate et
équilibrée, meurent du sida avant même de pouvoir transmettre
leurs connaissances agricoles à leurs enfants. La consommation
alimentaire en Afrique a chuté de 40 pour cent dans les ménages
touchés par la maladie.
"L'alimentation est le premier remède
contre le VIH/sida, et souvent le seul", affirme
Marcela Villarreal, spécialiste du sida à la FAO.
"Aussi tragique que cela soit d'être orphelin, il
est très différent de l'être à 15 et non à 7 ans. Si les
parents pouvaient vivre quelques années de plus, ils pourraient
emmener leurs enfants avec eux dans les champs et leur enseigner
leur savoir-faire". Or,
ajoute-t-elle, les personnes atteintes du virus qui n'ont
pas une alimentation suffisante et préparée selon des règles
hygiéniques peuvent ne vivre que deux ans avec le sida déclaré.
Elles sont souvent clouées au lit et trop faibles pour aller
travailler dans les champs. Au Kenya, une
étude a montré que seulement 7 pour cent des ménages agricoles
dirigés par des orphelins ont des connaissances adéquates de la
production agricole. Dans une région comme l'Afrique
subsaharienne, où 11 millions d'enfants sont orphelins du
sida, allonger la vie d'un des parents de quelques années
pourrait faire toute la différence entre la vie et la mort des
enfants survivants. Associer aide
alimentaire et mesures à long terme
Le message de la FAO sur l'alimentation et le
sida - à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre
le sida le 2 décembre - arrive à un moment où on estime que 14
millions de personnes sont menacées de famine en Afrique
australe à cause de la sécheresse, des problèmes économiques et
civils et des effets de l'épidémie VIH/sida.
La FAO recommande d'associer l'aide
alimentaire à des mesures de sécurité alimentaire à plus longue
échéance - par exemple, en introduisant des cultures demandant
moins de main-d'œuvre. "Le développement
rural, les politiques agricoles et la sécurité alimentaire ne
peuvent être traités indépendamment de l'épidémie
VIH/sida," déclare Mme Villarreal. "Le
VIH/sida doit être intégré systématiquement dans les plans
d'intervention et de prévention des crises alimentaires
dans les zones endémiques. Faute de quoi, des millions de
personnes seront à risque".
Campagne pour des cultures à moindre
intensité de main-d'œuvre
Au Mozambique et en Zambie, la FAO est en train de
promouvoir des cultures peu coûteuses, à faible coefficient
d'intrants et de main-d'œuvre comme les
fruits et les légumes, ainsi que le manioc et l'élevage de
petits animaux, dans le cadre de projets d'une valeur
totale de 6,8 millions de dollars. Ces techniques réduisent
l'effort des ménages qui ont perdu les membres adultes de
la famille, laissant derrière eux enfants et personnes âgées.
Le nutritionniste de la FAO Karel Callens,
détaché récemment au nord de la Zambie ravagé par le sida,
affirme que la situation est si dramatique dans cette zone de
l'Afrique que les petits orphelins errent tout seuls dans
les rues, sans famille ou voisins pour les héberger, une
situation sans précédent dans l'Afrique rurale. Certains de
ces enfants ont été accueillis par un orphelinat de
l'église. La FAO a aidé l'établissement à démarrer un
jardin potager, de sorte que les enfants puissent apprendre à
cultiver la nourriture et à se nourrir eux-mêmes en gagnant un
peu d'argent de la vente de leur production.
Comment cuisiner pour les personnes
atteintes Une autre initiative
vise à améliorer la nutrition des personnes souffrant du VIH et
du sida. La FAO, avecl'Organisation mondiale de la santé,
publiera prochainement Living well with HIV/AIDS: a
manual on nutritional care and support for people living with
HIV/AIDS. Nombre des symptômes associés au sida -
comme diarrhée, perte de poids, mal de gorge, nausée et
vomissement - peuvent être affrontés avec une nutrition
appropriée. Le manuel dispense des conseils pratiques pour aider
les ménages pauvres. Problème autrefois
largement urbain, le VIH/sida touche désormais les zones
rurales. Ce n'est plus un simple problème de santé car la
maladie dévaste des sociétés entières et requiert un vaste
éventail de moyens d'action. La FAO encourage les soins
nutritionnels pour les personnes atteintes de la maladie et
s'emploie à atténuer ses effets sur la sécurité
alimentaire, la nutrition et les moyens d'existence.
L'Organisation aide également les gouvernements et les
institutions à mettre au point des politiques pour affronter
l'épidémie.
Contacts:
Katja Iversen Chargée d'information,
FAO mél: katja.iversen@fao.org tél. +39 06
570 55521 Marcela Villarreal
Chargée de liaison de la FAO pour le VIH/sida
mél: marcela.villarreal@fao.org tél. +39 06
570 52346
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