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La Havane, 23 avril 2002
-- Hier à La Havane, plus de 42 organisations non
gouvernementales et de la société civile d'Amérique latine
et des Caraïbes ont approuvé une déclaration finale et un plan
d'action qui seront présentés à la 27ème Conférence
régionale de la FAO qui s'est ouverte hier dans la capitale
cubaine. La déclaration finale de la
Consultation note avec inquiétude que l' engagement pris au
Sommet mondial de l'alimentation en 1996 - de réduire de
moitié, d'ici l'an 2015, le nombre de personnes
victimes de sous-alimentation dans le monde- est loin
d'être atteint. La Consultation affirme que les causes de
ce problème ne sont pas à rechercher dans la production vivrière
insuffisante, mais dans la distribution inégale des ressources
productives et des revenus. En outre, elle soutient que dans de
nombreux pays, les ajustements structurels ont eu pour résultat
une montée du chômage et une détérioration des conditions de
travail, tant pour les populations urbaines que rurales.
L'objectif de cette "Deuxième
Consultation régionale des Organisations non gouvernementales et
de la société civile (ONG/OSC)" était d'évaluer
les progrès accomplis dans la mise en ouvre des engagements pris
au Sommet mondial de l'alimentation, et formuler des
propositions pour affronter le problème de la faim et de la
malnutrition. La Consultation a insisté sur
la mise en application du droit à la nourriture, droit
fondamental de l'homme énoncé par la Charte des Nations
Unies, et s'est engagée, dans son Plan d'action, à
instituer des mesures de suivi des politiques de sécurité
alimentaire et à garantir la réalisation des engagements pris
par les gouvernements à cet égard. Les
organisations non gouvernementales et de la société civile qui
ont participé à la Consultation ont également souligné
l'importance de la souveraineté; c'est-à-dire, le
droit des peuples à définir leurs propres politiques et
stratégies durables de production, de distribution et de
consommation, en tant que condition essentielle pour
l'éradication de la faim. La
Consultation a reconnu le rôle que la FAO joue dans le
dégagement d'un consensus à l'échelle mondiale,
régionale et nationale en matière de politiques de sécurité
alimentaire, et a demandé à la FAO de faciliter l' accord
entre les gouvernements et la société civile afin de dicter des
normes et mécanismes clairs en faveur d'une large
participation. A la clôture des débats, la
Consultation, qui était présidée par Mavis Alvarez de
l'Association nationale des petits exploitants agricoles, a
adopté à la majorité la déclaration finale et le plan
d'action. Le Plan d'action se
réfère également à la nécessité de promouvoir et de renforcer la
mise en réseau des diverses organisations de la société civile
et la coopération horizontale entre les différents acteurs de la
société civile. Des Consultations
similaires ont eu lieu cette année dans d'autres continents
dans le but de recueillir des contributions des organisations de
la société civile du monde entier en vue du prochain
"Sommet mondial de l' alimentation: cinq
ans après".
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