ROME, 1er juillet 2002 -- En Angola, le nombre de personnes qui ont urgemment besoin d'aide alimentaire est estimé à 1,4 million, selon un rapport conjoint publié aujourd'hui par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Le PAM envisage d'aider 1,24 million de personnes, y compris des déplacés internes ayant peu ou pas d'accès à la terre, des familles de soldats de l'UNITA, la population vulnérable des régions précédemment inaccessibles et les réfugiés retournant en Angola. Le reste de la population ayant besoin d'aide alimentaire d'urgence devra être pris en charge par d'autres agences humanitaires.

Sur les 4 millions de personnes déplacées depuis 1998, quelque 2 millions ont reçu des terres et ne dépendent plus de l'aide alimentaire, selon le rapport.

Le cessez-le-feu conclu en avril entre l'UNITA et le gouvernement angolais a révélé l'étendue de la souffrance des populations prises au piège dans les régions rurales théâtre d'affrontements armés. De grands nombres de sous-alimentés avaient rejoint, depuis, les centres de secours et de transit: dans ces centres, la situation nutritionnelle est qualifiée de critique pour près d'un demi million de personnes.

L'Angola a été épargné par la sécheresse qui a frappé l'Afrique australe en 2001/02, même si les pluies ont été en retard. Selon les estimations, la récolte céréalière de 2002 est en légère baisse (549 000 tonnes) par rapport à l'année précédente. La production de manioc est estimée à 5 620 000 tonnes, 7 pour cent de plus que l'année dernière.

Les besoins d'importation en céréales pour 2002/03 sont estimés à 725 000 tonnes, dont 504 000 tonnes en importations commerciales et 221 000 tonnes en aide alimentaire d'urgence, selon le rapport FAO/PAM qui a été diffusé à la suite d'une mission d'évaluation conjointe effectuée en Angola du 15 mai au 6 juin 2002.