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ROME, 23 septembre 2002 --
Une Consultation de haut niveau sur la gestion de
l'information agricole s'ouvre
aujourd'hui au siège de l'Organisation des
Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO), à Rome. La
Consultation (23-25 septembre 2002) rassemble des responsables
politiques, des organismes de financement et d'importants
acteurs dans les différents domaines touchant à
l'information agricole. Son principal objectif est
d'améliorer les capacités des décideurs, des professionnels
et du grand public pour accéder et utiliser l'information
agricole. Des fonctionnaires de haut rang
des ministères de l'agriculture des Etats membres de la
FAO, des représentants d'autres organisations des Nations
Unies, d'organismes spécialisés et d'organisations
intergouvernementales participeront au débat ou y assisteront en
tant qu'observateurs.
L'agriculture du XXIème siècle passant rapidement
d'une activité traditionnelle et artisanale, nécessitant
une main d'œuvre importante, à un secteur de
l'économie mondiale où la technologie et l'information
jouent un rôle essentiel, l'accès aux outils
d'information et de communication modernes est devenu une
nécessité pour les agriculteurs du monde, en particulier ceux
des pays en développement, selon la FAO.
L'agriculture du futur nécessitera des systèmes
de production plus efficaces et plus durables. Il faudra tirer
le meilleur parti de la terre, de l'eau et d'autres
ressources naturelles. La production vivrière durable fera de
plus en plus appel aux technologies de communication et de
gestion de l'information agricole.
Dans ce contexte, l'échange d'information en
vue d'améliorer la sécurité alimentaire sera essentiel pour
tous les acteurs concernés, à savoir les gouvernements, le
secteur privé, les universités, les organisations
d'agriculteurs et la société civile dans son ensemble,
selon les experts de la FAO.
"L'information a pris une dimension
politique. Elle est indispensable aux marchés, aux prix et à la
sécurité alimentaire. La Consultation qui se tient à la FAO se
concentrera sur la manière dont notre Organisation pourrait
mieux aider ses Etats membres à accéder, à analyser et à
utiliser les informations pour la sécurité alimentaire et la
production agricole durable", souligne Francisco
Perez-Trejo, responsable du Centre mondial d'information
agricole WAICENT, le cadre stratégique de la FAO pour la gestion
de l'information agricole.
"Grâce à l'Internet, l'information
est disponible aux quatre coins du monde, mais cela ne signifie
pas que tout le monde est nécessairement bien informé.
C'est pourquoi la gestion de l'information est si
importante", explique Perez-Trejo.
La Consultation passera en revue notamment les moyens
et les mécanismes susceptibles de combler la "fracture
numérique" entre agriculteurs riches des pays
développés et communautés rurales pauvres des pays en
développement. A cet effet, la FAO préconise un meilleur échange
d'information et des utilisations novatrices des
technologies de communication modernes qui peuvent accroître la
production vivrière de façon écologiquement rationnelle et
durable. Les ruraux sont particulièrement
handicapés par la "fracture numérique" dans le
contexte actuel de mondialisation. Ils souffrent notamment du
manque d'infrastructures de communication dans leurs zones.
Pour empêcher, d'autre part, que l'écart ne se creuse
davantage entre les populations urbaines et les populations
rurales, des fonds publics seront nécessaires pour compléter les
investissements privés afin d'apporter la radio, la
télévision et les technologies de l'information jusque dans
les zones rurales. On estime qu'il faudrait pour cela
quelque 100 millions de dollars par an, selon le
Programme de lutte contre la faim présenté en
juin dernier par la FAO à ses Etats membres.
La Consultation portera également sur la mise sur pied
de mécanismes opérationnels pour la mise en œuvre du
mandat de la FAO lié à la gestion de l'information en
matière d'alimentation et d'agriculture, sur
l'amélioration de la coordination et sur la création de
directives et de normes ainsi que sur d'autres initiatives
proposées par la FAO afin d'accroître les flux
d'information et de communication. Toujours dans le cadre
de la Consultation, des réunions spéciales porteront sur des
aspects clés des réseaux d'information et des systèmes
spécialisés comme FAOSTAT. Une première
réunion du même genre avait eu lieu à Rome en juin 2000. Deux
ans plus tard, les débats devraient renforcer le rôle de cette
Consultation périodique en tant que mécanisme international pour
le dialogue sur la gestion de l'information
agricole.
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