14 février 2003, Rome/Genève -- L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont annoncé aujourd'hui à Genève le lancement d'un fonds fiduciaire de 40 millions de dollars pour aider les pays les moins développés à participer aux activités du Codex Alimentarius. Celui-ci fixe les normes alimentaires protégeant la santé des consommateurs et garantissant un commerce équitable des denrées alimentaires.

Le projet FAO/OMS pour le renforcement de la participation des pays au Codex devrait avoir une durée de 12 ans et la Suisse a fait la première contribution au Fonds.

La FAO et la l'OMS ont fondé la Commission du Codex Alimentarius en 1963 et celle-ci compte aujourd'hui 168 pays membres. Comme elle établit les normes internationales pour la salubrité et le commerce des denrées alimentaires, son rôle est tout aussi important pour les pays développés que pour ceux en développement. Pourtant, de nombreux pays en développement, notamment les moins avancés, n'ont pas pu participer pleinement aux travaux de la Commission en raison des dépenses inhérentes à la présence aux réunions et aux groupes de travail.

Le nouveau Fonds fiduciaire viendra en aide à quelque 120 pays en développement et pays en transition pour renforcer leur participation aux travaux essentiels de la Commission. Il aidera également les responsables de la réglementation et les spécialistes des questions alimentaires de toutes les régions du monde à participer à la fixation des normes internationales en leur donnant davantage de moyens d'élaborer des normes efficaces de salubrité et de qualité, dans le cadre du Codex Alimentarius, comme dans celui des systèmes nationaux de salubrité alimentaire.

Prenant la parole à Genève aujourd'hui lors de la session extraordinaire de la Commission, le docteur Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS, a déclaré : "Nous pensons qu'en renforçant leur participation aux travaux du Codex, les 168 membres seront davantage en mesure d'établir et de contrôler leurs normes alimentaires nationales et leurs systèmes de salubrité des aliments. Ainsi, ils pourront améliorer à la fois la qualité et la salubrité de leurs denrées alimentaires et les faire entrer plus efficacement dans le commerce international."

Dans son message enregistré en vidéo, le docteur Jacques Diouf, Directeur général de la FAO rappelle que "les pays en développement se plaignent souvent des difficultés qu'ils rencontrent pour participer aux activités du Codex et se faire entendre. En raison de leurs ressources limitées, leurs gouvernements ne peuvent pas toujours donner à ces activités la priorité qu'ils souhaiteraient. Cela doit changer. Tous les pays, et notamment ceux en développement, doivent participer pleinement au débat international et à l'établissement des orientations politiques en matière de salubrité et de commerce des denrées alimentaires."

M. Tom Billy, Président de la Commission du Codex Alimentarius, déclare : "Au nom de la Commission, je me félicite de cette nouvelle initiative qui entre dans le cadre stratégique général de ses travaux et permettra aux pays membres de faire progresser rapidement le Codex pour répondre aux besoins du monde actuel."

Les normes de salubrité alimentaire ont pris une importance croissante ces dernières années, en raison des crises récentes : maladie de la vache folle, contamination des aliments pour animaux par la dioxine, contamination des produits laitiers et des produits prêts-à-consommer par la Listeria.

Comme le rappellent la FAO et l'OMS, les normes alimentaires protègent la santé des consommateurs si elles sont correctement appliquées. Dans le cas contraire, si elles n'existent pas ou si leur application n'est pas systématique, les risques de propagation de graves maladies d'origine alimentaire se multiplient. L'harmonisation des normes contribue également à la mise en place d'un système commercial prévisible et non discriminatoire, parce que suivant des règles établies, ce qui stimule le secteur agricole et le développement en général.



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