6 juin 2003, Rome -- Le Pérou a ratifié aujourd'hui le Traité international sur les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture, annonce la FAO.

L'Ambassadeur du Pérou, M. José Pablo Morán Val, a souligné, au cours de la cérémonie de ratification, l'importance de ce traité pour son pays. « Il est fondamental pour protéger les produits indigènes de notre région et il bénéficie à nos producteurs grâce auxquels ces espèces se sont conservées durant des siècles », a-t-il dit notamment.

Le Pérou et la région andine en général sont les berceaux de certaines espèces, comme la tomate ou la patate, deux cultures à la base de l'alimentation mondiale. Les pays de cette région possèdent une grande diversité biologique accumulée depuis des siècles. Cette biodiversité est fondamentale pour la survie des générations futures, selon la FAO.

Cadre multilatéral

La signature et la prochaine ratification du traité par le Pérou "illustrent la nécessité d'appréhender la conservation et l'utilisation durable des ressources phytogénétiques dans un cadre multilatéral bénéficiant non seulement aux agriculteurs du Pérou mais à tous, d'autant que tous les pays dépendent, pour le développement agricole, de ressources provenant d'autres régions", a déclaré M. José Esquinas-Alcázar, Secrétaire de la Commision des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture de la FAO.

L'objectif du traité est la conservation des ressources phytogénétiques, leur utilisation durable et la distribution juste et équitable des avantages qui en découlent, y compris les bénéfices monétaires générés par leur commerce. Le traité reconnaît les droits des agriculteurs sur le patrimoine génétique des plantes et établit un système multilatéral de répartition des bénéfices pour 64 cultures et plantes fourragères fondamentales pour la sécurité alimentaire mondiale.

Quarante Etats

Le traité entrera en vigueur lorsqu'il aura été ratifié par au moins 40 Etats. Ces 40 pays en constitueront l'organe directeur. La première réunion de cet organisme sera consacrée à des questions aussi importantes que le niveau, la forme et les modalités des avantages monétaires dérivant de la commercialisation du matériel génétique. Les autres questions porteront notamment sur le transfert de matériel provenant des ressources phytogénétiques couvertes par le traité, les mécanismes pour promouvoir son application et la stratégie de financement.

Les pays qui auront donc ratifié le traité en premier seront donc bien placés lors de son entrée en vigueur et pourront ainsi faire prévaloir leurs intérêts nationaux dès la première réunion de l'organe directeur.

Jusqu'ici, 20 pays ont ratifié, accepté ou adhéré au traité. 87 pays et l'Union européenne l'ont déjà signé.

Contact:
Nuria Felipe Soria
Relations presse, FAO
(+39) 06 570 55899
nuria.felipesoria@fao.org