17 juillet 2003, Bruxelles/Rome -- La Commission européenne et la FAO ont signé aujourd'hui un accord en vue de renforcer leur partenariat stratégique en matière de développement et d'aide humanitaire.

Poul Nielson, Commissaire de la Commission pour le développement et l'aide humanitaire et Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, ont paraphé l'accord aux termes duquel la FAO adhère à l'accord-cadre financier et administratif récemment conclu entre l'Union européenne et les Nations Unies.

Le Commissaire Nielson a déclaré, lors de la cérémonie de signature à Bruxelles: «Cet accord marque notre volonté d'une collaboration étroite. Il nous donne les moyens d'accroître à l'avenir la qualité de notre collaboration dans la poursuite d'un but commun: réduire la pauvreté dans les pays en développement. »

Monsieur Diouf a souligné, pour sa part: «Je me réjouis du renforcement de la collaboration avec l'UE qui est un membre important de la FAO, au moment où nous devons relever le défi de réduire la faim et la malnutrition qui touchent des centaines de millions de personnes dans le monde aujourd'hui.»

La coopération UE-FAO hier et aujourd'hui

La coopération entre la Commission européenne et la FAO remonte à 1991, date à laquelle l'accord-cadre sur la coopération fut signé. Cet accord fut renforcé en 1993 avec la mise en œuvre des procédures relatives à la coopération technique entre la Communauté européenne et la FAO en matière d'assistance technique et d'aide aux pays en développement.

Depuis 1993, cette coopération technique a permis la réalisation de 95 projets pour un budget total d'environ 89 millions d'euros.

La plupart de ces projets ont fourni une assistance technique aux pays en développement dans les domaines de la sécurité alimentaire, l'agriculture, les forêts et la pêche. Trente-deux projets sont actuellement en cours d'exécution pour un budget total de 59, 6 millions d'euros.

La répartition de ces projets par secteur d'activité est la suivante: 47 % pour la production agricole et les systèmes de soutien, 20% pour les systèmes d'information et d'alerte rapide, 20% pour les forêts, 9% pour la santé et la production animales et 4 % pour la pêche.

Géographiquement, 52% des projets sont réalisés en Afrique et au Moyen-Orient, 32% en Asie, 11% en Amérique latine et aux Caraïbes, et les 5% restants sont des programmes inter-régionaux.

Depuis le Sommet mondial de l'alimentation de 1996, une attention accrue s'est portée vers le problème de l'insécurité alimentaire. La Commission européenne a augmenté de façon conséquente le nombre d'opérations et d'activités directement orientées vers la sécurité alimentaire. Les allocations allouées par le Chapitre sécurité alimentaire de la Commission ont atteint 455 millions d'euros pour l'année 2002, dont 26,5 millions pour les projets mis en œuvre par la FAO.

L'accord-cadre

Conclu en 1999, l'accord-cadre financier et administratif Union européenne -Nations Unies expose la manière dont les Nations Unies doivent utiliser les fonds de la Commission européenne. L'accord a été revu afin d'aboutir au souhait commun des deux partenaires de renforcer leur coopération et de rendre plus flexible, d'un point de vue technique, le financement par la Commission européenne des programmes et opérations des Nations Unies.

Ce nouvel accord fournit à l'Union européenne et à l'ONU un outil performant dans leurs efforts communs de renforcer la gouvernance mondiale et les institutions multilatérales.

Les principales modifications de l'accord portent sur le financement de programmes à plus long terme, sur les résultats des projets, sur une meilleure visibilité de l'UE en tant que donateur et sur la simplification et une meilleure clarté des rapports relatifs aux projets.

Des consultations annuelles auront lieu entre la Commission européenne et tous les membres du système des Nations unies qui auront souscrità l'accord dans le but d'identifier les moyens d'en optimiser le fonctionnement.

Partenariat stratégique en évolution

Le partenariat stratégique UE-FAO au cours des prochains mois impliquera un dialogue plus étroit dans le cadre d'une perspective de financements à plus long terme pour les programmes de développement.

Concrètement, l'accord-cadre devrait permettre de diminuer les coûts de transaction des projets ou programmes communs tout en aidant ainsi les institutions à faire un meilleur usage de leurs ressources afin que le développement et l'aide humanitaire profitent à ceux qui en ont besoin.

En clarifiant les règles à appliquer par toutes les parties concernées (l'Union européenne, la FAO, les autres donateurs et les pays bénéficiaires) cet accord contribuera à renforcer la transparence, à diminuer les coûts de transaction et, de ce fait, à générer un impact plus grand des opérations sur le terrain.

D'autres agences spécialisées des Nations Unies seront invitées à adhérer à l'accord afin de faciliter le financement de leurs programmes et opérations. L'Organisation internationale du travail a signé un accord similaire avec la Commission européenne le 8 juillet dernier.

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