25 juillet 2003, Rome - Malgré le calme consécutif à trois décennies de troubles civils et en dépit de l'amélioration des récoltes, plus d'un million de personnes ont toujours besoin d'aide alimentaire en Angola, selon un rapport spécial de la FAO et du PAM.

Le rapport, rédigé lors d'une récente mission d'évaluation conjointe, avertit que les besoins en aide alimentaire restent élevés car même si le nombre de personnes déplacées a diminué, un grand nombre de soldats et de réfugiés sont retournés à leurs foyers. Cet afflux s'est produit à la suite des accords de paix conclus le 4 avril 2002 entre le gouvernement et l'UNITA.

Résultat: environ 1,4 million d'Angolais, soit à peu près autant qu'il y a douze mois, ont besoin de 219 000 tonnes de céréales, 24 000 tonnes de légumineuses et de certaines quantités d'huile, de sucre, de sel et de mélange maïs-soja pour éviter la famine jusqu'aux prochaines récoltes.

Le PAM a l'intention d'aider 1,03 million d'Angolais en situation critique, notamment les agriculteurs qui sont retournés à leurs champs et à leurs fermes ainsi que les personnes vulnérables et les personnes déplacées à l'intérieur du pays et ayant trouvé abri dans des camps.

Production céréalière en hausse

Selon le rapport, des précipitations abondantes, le retour des agriculteurs à leurs terres et des distributions d'intrants agricoles ont eu des effets bénéfiques. Les terres cultivées ont augmenté de 14 pour cent, améliorant ainsi la campagne agricole 2002/2003.

La production céréalière devrait atteindre cette année 670 000 tonnes, soit 23 pour cent de plus qu'en 2002.

Malgré cela, le rapport estime que l'Angola aura encore besoin d'importer 490 000 tonnes de céréales en plus de 219 000 tonnes d'aide alimentaire.

La FAO et le PAM soulignent que la capacité de l'Angola à produire des aliments ne devrait pas détourner l'attention de l'immense tâche sur les plans social et économique qu'il reste à réaliser et dont dépend le développement du pays.

Le rapport conclut que les effets combinés de la reprise des activités agricoles et du retour des agriculteurs à leurs champs ne tarderont pas à améliorer la situation alimentaire rapidement, à condition que les concitions climatiques restent favorables.

Il est possible et même probable que, dans un proche avenir, l'Angola n'ait plus besoin d'aide alimentaire et dispose de réserves de nourriture lui permettant de parer à toute éventualité, selon le rapport FAO/PAM.

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