7 août 2003, Trondheim, Norvège -- Des experts, des gestionnaires de ressources et des décideurs politiques du monde entier se réunissent pour examiner la situation de l'aquaculture à l'échelle mondiale et formuler des recommandations pour son développement.

Plus de 100 délégués de 50 pays différents participent à la seconde session du Sous-comité de l'aquaculture de la FAO qui se poursuivra jusqu'au 11 août.

L'aquaculture - l'élevage de poissons et de plantes aquatiques dans les zones côtières et les eaux intérieures - croît plus rapidement que tout autre secteur de production de chair animale, y compris les pêches de capture traditionnelle en eaux vives.

"L'objectif final du Sous-Comité est d'assurer que cet important secteur se développe d'une manière durable, responsable et équitable, et fournisse un produit nutritif, abordable, acceptable, sain et accessible à toutes les catégories sociales", a déclaré, lors de la cérémonie d'ouverture, Serge Garcia, Directeur de la Division des ressources halieutiques de la FAO.

Points préoccupants

Alors que monte l'inquiétude internationale envers la sur-pêche des ressources marines et d'eau douce, le rôle potentiellement important de l'aquaculture pour réduire la pression sur les stocks sauvages et répondre aux besoins alimentaires d'une population mondiale croissante est de plus en plus reconnu.

Au même moment, cependant, les débats internationaux sur les impacts négatifs de certaines pratiques aquacoles sur les plans environnementaux, sociaux et économiques ont pris de l'ampleur.

Les domaines spécifiques d'inquiétudes concernent la perte de milieux naturels, l'utilisation d'antibiotiques et de farines de poissons, l'invasion des écosystèmes locaux par des espèces non locales, l'inclusion de produits à base de soja génétiquement modifié dans la nourriture des poissons et les questions liées à la répartition équitable des profits de l'aquaculture entre les communautés.

A la lumière de ces questions, la FAO travaille avec des pays du monde entier à travers des événements comme la réunion de Trondheim afin de faire progresser la coopération internationale dans l'élaboration d'un avenir durable, responsable et équitable pour l'aquaculture mondiale.

Bonnes pratiques

L'agenda de Trondheim comporte une discussion sur la mise en œuvre de "bonnes pratiques" dans le secteur et des débats sur la création d'un meilleur système de collecte de statistiques et sur la promotion d'échanges d'informations et de technologies.

Un débat sur les stratégies internationales visant à améliorer la sécurité sanitaire et la qualité des produits de l'aquaculture figure également à l'ordre du jour.

A travers ces discussions, la FAO et ses partenaires cherchent à promouvoir un large usage de l'aquaculture durable et responsable comme arme dans la lutte contre la faim et la pauvreté, a déclaré Rohana Subasinghe, fonctionnaire principal des ressources halieutiques à la FAO et secrétaire du Sous-comité.

"La contribution potentielle de l'aquaculture au développement rural, à la sécurité alimentaire, à l'éradication de la faim, à la réduction de la pauvreté et au développement économique national est énorme", a-t-il ajouté.

La FAO a créé le Sous-comité de l'aquaculture en 2001 pour informer de son travail sur les pêches et promouvoir des discussions internationales sur le développement de l'aquaculture. Il est composé des délégués des Etats membres de la FAO.

Cette année, la session est parrainée par le gouvernement norvégien.

Contacts:
George Kourous
Relations Médias, FAO
george.kourous@fao.org
portable (+39) 348 141 6802

Service relations avec les médias
media-office@fao.org
(+39) 06 570 53625