1er septembre 2003, Rome --
La menace de futures épidémies du Syndrome Respiratoire
Aigu Sévère (SRAS) demeure réelle tant que la source du
coronavirus reste inconnue, avertit la FAO.
"Jusqu'ici rien ne permet
d'affirmer que certaines espèces d'animaux
d'élevage ont été infectées par le coronavirus du SRAS
découvert chez les humains", selon la FAO.
Cette déclaration se fonde sur un rapport
de la vétérinaire Laurie Gleeson, du Laboratoire australien de
santé animale de l'Organisation de la recherche
scientifique et industrielle du Commonwealth, de retour
d'une mission de trois semaines en Chine sous les auspices
du groupe d'étude conjoint FAO/OMS sur le SRAS.
L'objectif de la mission était de
passer en revue les données disponibles collectées sur le
terrain et en laboratoire auprès de sources animales
(domestiquées et sauvages) obtenues par les chercheurs chinois
pendant et après la propagation massive du virus au sein de la
population humaine.
L'identification
d'un « réservoir » animal serait particulièrement
importante pour établir de futures mesures préventives en Chine
et partout ailleurs si un tel lien pouvait être établi.
Tests sur les animaux
Le Dr Gleeson a rencontré des scientifiques
chinois et étrangers menant actuellement des recherches sur le
virus du SRAS afin de les aider dans l'interprétation de
leurs découvertes et formuler des recommandations pour des
études supplémentaires.
Les chercheurs
chinois et canadiens ont examiné plus de 600 animaux
d'élevage parmi lesquels des poulets, des canards, des
porcs et des lapins mais n'ont détecté aucune preuve
d'infection par le coronavirus.
A
Beijing, et lors d'expéditions sur le terrain,
l'expert en maladies infectieuses a rencontré des
scientifiques des ministères de l'Agriculture et de la
Santé et de plusieurs instituts de recherche ainsi que des
fonctionnaires de l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS).
Ces contacts devaient lui permettre
d'évaluer les preuves selon lesquelles le bétail aurait pu
avoir un rôle dans l'origine et la propagation de la
pandémie du SRAS.
Espèces
animales examinées
"Sur
la base d'un test préliminaire en laboratoire, plusieurs
espèces animales sont examinées comme sources possibles du
virus, notamment la civette palmiste, le raton laveur, une
espèce de roussette, et une espèce de serpent", a
indiqué le Dr Gleeson. "Pourtant nous ignorons encore
la source originelle car il est possible que ces animaux aient
été exposés au virus sur les marchés d'animaux."
Les experts ont recommandé de renforcer les
capacités épidémiologiques par des études de surveillance
ciblées sur les populations animales considérées comme
particulièrement exposées au virus du SRAS.
Cela permettrait de fournir des informations sur les
rôles joués par certaines espèces animales et de s'assurer
qu'elles ont bien été intégrées dans un système
d'alerte rapide pour la détection d'une éventuelle
circulation virale.
L'accent a été
mis sur le besoin urgent de développer de meilleurs tests de
diagnostic utilisés sur les animaux et de préciser la relation
entre le virus du SRAS qui a été isolé des humains et celui
sensiblement différent isolé à partir des animaux.
Il est recommandé d'accroître la surveillance des
maladies dans les fermes et les abattoirs, une nécessité dont
les autorités chinoises sont particulièrement conscientes.
Avec la FAO, l'OMS explore
actuellement les moyens de donner suite aux recommandations du
Dr Gleeson pour planifier des études additionnelles ciblées sur
le bétail dans les zones à haut risque et pour standardiser et
valider les tests de laboratoire pour les animaux sur le virus
du SRAS afin d'approfondir les connaissances scientifiques
sur le coronavirus.
Contact:
Dr Gleeson ou
Madame Emma Homes
emma.homes@csiro.au
(+61)
3 5227 5123
Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 570
53105








