22 septembre 2003, Québec/Rome -- A
l'ouverture du XIIe Congrès forestier mondial (Québec,
21-28 septembre 2003), M. Jacques Diouf, Directeur général de la
FAO, a souligné la nécessité de réalisations concrètes pour
faire de la gestion durable des forêts une réalité.
Il convient, selon M. Diouf, de mettre en oeuvre les
idées, les principes et les programmes que les congrès
forestiers précédents, les conventions post Rio et le dialogue
forestier international ont progressivement mis en place. Il
faudra aussi agir dans le cadre de partenariats régionaux et
internationaux afin que la foresterie puisse aider à relever les
défis du développement durable.
Aujourd'hui, moins de 5 pour cent des ressources
forestières mondiales sont aménagées de manière rationnelle,
selon la FAO. Au niveau mondial, la forêt se rétrécit. La
dernière évaluation des ressources forestières mondiales,
réalisée en 2000, montre une décroissance annuelle nette de 12,4
millions d'hectares dans les pays tropicaux en
développement en une décennie.
« La forêt,
source de vie » est le thème du Congrès forestier mondial,
organisé conjointement par le ministère des Ressources
naturelles du Canada et le ministère des Ressources naturelles
du Québec, en collaboration avec la FAO. Plus de 3 000
forestiers, scientifiques et autres personnes ou institutions
intéressées par les forêts de plus de 120 pays participent au
Congrès.
Insistant sur la gestion durable
des forêts, M. Diouf a rappelé que le rôle de la forêt était
vital dans l'atténuation des phénomènes qui altèrent le
climat et dans la lutte contre la dégradation des terres et la
désertification.
La gestion durable des forêts repose
sur la conservation de leur diversité biologique et la
réalisation de leurs fonctions économiques. Elle implique des
options raisonnables pour gérer et protéger un massif forestier
mondial contribuant notamment à la stabilisation du climat.
Le Directeur général de la FAO a souligné
que l'un des principaux défis à relever était celui de la
faim qui affecte plus de 840 millions de personnes dans le
monde.
« Les forestiers, par la
conservation des ressources naturelles et des fonctions qui
maintiennent les processus de production, peuvent assurer un
environnement propice à une production alimentaire efficace et
durable », a déclaré M. Diouf.
La
foresterie aide, en outre, les ruraux pauvres à trouver un
emploi et des revenus, ce qui leur permet de mieux se nourrir,
a-t-il ajouté.
Un autre défi à relever, selon M.
Diouf, concerne la mobilisation des ressources en eau et leur
utilisation de manière durable et efficace afin de produire les
quantités d'aliments nécessaires à nourrir une population
mondiale en augmentation rapide.
Les forêts
bien gérées protègent les précieuses ressources hydriques en
préservant les zones de bordure des cours d'eau et en
protégeant les sols de l'érosion. Arbres et forêts jouent
un rôle important dans la gestion des bassins versants. En
outre, la gestion durable des forêts permet d'éviter ou de
réduire les feux de forêts. Ceux-ci ont été particulièrement
dévastateurs l'été dernier.
Au plan du
commerce international des produits forestiers, qui représente
un chiffre d'affaires important, la FAO fait observer que,
là aussi, les enjeux sont considérables, les revenus du secteur
étant concentrés essentiellement dans les pays les plus riches
ou dans les mains d'intermédiaires autres que les
producteurs.
Il y a lieu de signaler que
les congrès forestiers mondiaux - ils se tiennent tous les six
ans - permettent des échanges de points de vue et
d'expériences entre les participants en vue de
recommandations non contraignantes. Toutefois, ces
recommandations sont portées à l'attention de la Conférence
de la FAO qui peut les adopter par une résolution.
Contact:
Pierre Antonios
Chargé d'information de la FAO
pierre.antonios@fao.org
mobile (+39) 34 825
23 807










