Rome, 27 octobre 2003 -- Des représentants de gouvernements, d'organisations non gouvernementales (ONG) et de la société civile du monde entier sont réunis à la FAO afin de débattre durant trois jours de la meilleure façon d'appliquer nationalement un droit fondamental, le droit à l'alimentation.

Selon le droit international, chaque être humain possède le droit à une nourriture adéquate et le droit fondamental d'être libéré de la faim. La traduction de ces principes dans la pratique est à l'ordre du jour de la deuxième session du Groupe de travail intergouvernemental sur le droit à l'alimentation.

Sans une alimentation adéquate, il est impossible d'aller travailler, de s'occuper de ses enfants, lesquels ne peuvent apprendre ni à lire ni à écrire.

Les droits civils et politiques n'ont aucun sens pour celui ou celle qui consacre toutes ses ressources à la recherche de nourriture pour survivre. Le droit à l'alimentation recouvre ainsi tout le spectre des droits de l'homme.

Ce Groupe, créé à la demande du Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après (juin 2002), tentera de parvenir à un consensus entre toutes les nations présentes qui élaboreront un ensemble de directives volontaires à l'appui de la concrétisation progressive du droit à une alimentation adéquate dans un contexte de sécurité alimentaire nationale.

Droit individuel, responsabilité collective

L'accès à une nourriture suffisante est à la fois un droit individuel et une responsabilité collective, selon la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, développé une vingtaine d'années plus tard.

La majorité des pays, 147, ont reconnu le droit à une alimentation adéquate telle que définie dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Quelque 21 Etats ont déjà inclus dans leur Constitution nationale le droit à l'alimentation, alors que de nombreux autres reconnaissent et protègent certains droits liés, comme le droit à un niveau de vie minimum, le droit à la sécurité sociale, à un salaire minimum, à la protection (pour les catégories vulnérables).

Pour jouir du droit à l'alimentation, les populations doivent avoir accès aux soins de santé et à l'éducation, au respect des valeurs culturelles, au droit à la propriété privée et au droit à s'organiser économiquement et politiquement.

Garantir le droit à l'alimentation implique plusieurs facteurs dont:
  • la possibilité de se procurer des ressources, notamment grâce à un emploi;
  • l'accès à la terre, à l'eau et au crédit;
  • des mécanismes de marché équitables et efficaces, complétés par des filets de sécurité;
  • la sécurité alimentaire et la protection du consommateur.

Les directives ont pour but de fournir aux gouvernements un instrument pratique afin de mettre en oeuvre le droit à l'alimentation et remplir ainsi une obligation de base envers leurs populations.


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