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Foro Global sobre Seguridad Alimentaria y Nutrición • Foro FSN

Re: Call for experiences and effective policy approaches in addressing food security and nutrition in the context of changing rural-urban dynamics

jacques DIOUF
jacques DIOUFORGANISATIONSenegal

English translation below

Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) appelle à présenter des résumés d’expérience et d’approche politique pour aborder la question de la sécurité alimentaire de la nutrition dans le contexte de l’urbanisation et de la transformation rurale.

Contribution de l'Alliance du Sénégal

· Gouvernance:

· Au Sénegal la première politique de planification territoriale/intégrée au système administratif post colonial  date  de 1964. Cette loi appelée « Loi sur le domaine National » a étouffé les velléités d’occupation des terres à vocation agricoles. La coopérative, cadre de commercialisation de l’arachide, a pu s’installer jusqu’aux années 80, période de restructuration des déterminants de l’économie nationale, précédée par les années de sécheresse de 1970 avec toutes les conséquences socio-économiques.

· Un vaste mouvement de déplacement de jeunes et de familles entières vers les villes venait de commencer.

· Le premier changement sur la question de la sécurité alimentaire, de la nutrition dans le contexte de l’urbanisation et la transformation rurale venait de naître. Les besoins de logements quadruplent en ville, Les marchés s’ouvrent et offrent des opportunités  d’existences aux nouveaux venus. La concentration des services, les écoles, les  transports, les hôpitaux, les industries marquent leur territoire et comme des toiles d’araignées ne laissent personne sortir de ce cadre qui semble offrir un meilleur bien-être social.

· Dans le monde rural la baisse des rendements et l’éclatement des cadres réglementaires des coopératives ont provoqué un autre ruche vers les villes à partir des années 80. La maçonnerie, la menuiserie et l’artisanat accueillent et installent les nouveaux venus dans le cercle du changement de mode de vie et d'existences.

Depuis lors, l’agriculture a été réorientée vers les besoins alimentaires des citadins ; arboriculture, Pêche, horticulture et aviculture  dans les périphéries des grands centres urbains de consommations.

La production de l’huile d’arachide et autres dérivés  appauvrissaient  les sols et contribuaient à la déforestation sans être adressées. Les changements climatiques et l’utilisation irrationnelle des ressources naturelles ont pris le relais et ont impacté négativement l’économie nationale de 1960 à 2002 appelée première année de l’alternance.

Le Plan Nationale d’investissement Agricole? Une mise en œuvre locale du PDDAAN, est mise en place.

Une lettre de politique nationale de Nutrition est élaborée et exécutée par la CLM .

Une lettre de Politique Nationale de pêche est conçue par les experts nationaux du secteur

Une loi Agro-sylvopastorale est votée à l’Assemblée Nationale

Une institution chargée des collectivités locales et de la territorialisation est mise sur place

Un réseau de parlementaires chargés du plaidoyer en faveur de la sécurité alimentaire se structure à l’Assemblée Nationale.

Le PUDC programme piloté par le  PNUD travaille pour le désenclavement des zones de production et l’autonomisation des femmes.

Même le secteur privé est appelé à investir dans le secteur  de l’agriculture. Dans ce sens des pôles agricoles ont été identifiés; des investisseurs s’installent progressivement pour booster  la production du riz et atteindre l’autosuffisance alimentaire en 2019 selon le du Plan Sénégal Emergeant (PSE).

Pour la durabilité des interventions et leur mise en adéquation avec le contexte environnemental le Sénégal gagnerait en mettant plus de ressources pour la formation des producteurs et en sensibilisant sur les réponses rurales au phénomène de l’urbanisation.

Nos paysans ont toujours travaillé dans un contexte de cultures de subsistance et peu connaissent la nature des sols, les engrais, l’amendement, en gros, les nouvelles techniques culturales du monde moderne qui  nourrissent bien et donnent de meilleurs cadres de vies.

Les exploitations familiales pourraient être redynamisées dans un nouveau contexte d’inclusion de l’arboriculture. La protection d’au moins d’un  espaces  protégé par paysan, la mise à disposition de point d’eau dans ces espaces protégés  seront les meilleurs projets des prochaines années pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique au sud du Sahara.

Des expériences de soutien à ce genre de projets sont poursuivies  par l’Alliance Sénégalaise contre la Faim et la mal nutrition(ASCFM) et ont été appuyé par les fonds Téléfood de la FAO timidement et face aux attentes énormes des populations rurales.

Les contraintes sont le manque de financements pour la formation et l’équipement des petits producteurs.

Les atouts sont l’adhésion des familles à cette initiative assez innovante.

La fixation des jeunes par ces projets  leur fournit  un emploi à plein temps et favorise  l’éclosion d’une entreprise familiale qui assure la sécurité alimentaire d’abord et une inclusion dans le marché des agrumes sources d’entrée de devises pour la famille. Même le petit élevage  et la pisciculture  peuvent y être intégrés. 

Enfin, plusieurs activités génératrices de revenus libèrent des espaces et favorisent la régénération des sols et de l’environnement naturel. La résilience  des populations face au choc des changements climatiques  deviendra alors une réalité.

Bonne lecture et réception

De Jacques

Coordonnateur ASCFM

The Committee on World Food Security (CFS) is inviting short summaries of experiences and policy approaches in addressing food security and nutrition in the context of urbanization and rural transformation.

Contribution from the Senegal Alliance

· Governance:

· In Senegal, the first territorial planning policy integral to the post-colonial administrative system dates from 1964. This law, called "Loi sur le domaine National" [Law of National Domaine] stifled the attempts at occupation of land for agricultural purposes. The cooperative, structured for marketing peanuts, was able to participate until the 1980s, a period of restructuring of the determining factors of the national economy, preceded by the 1970s years of drought with all their socio-economic consequences.

· A huge movement of young people and whole families towards the cities started.

· The first change regarding food security and nutrition in the context of urbanization and rural transformation was born. The need for housing in towns grows four times. Markets open and offer opportunities for making a living to the newcomers. The concentration of services, - schools, transport, hospitals, industries, - set out their territories and, like spider´s webs, do not let anyone out of this framework which seems to offer a better social wellbeing.

· In the rural world, the fall in production and the collapse of the cooperatives’ regulatory frameworks provoked another rush towards the cities from the 1980s. Bricklaying, carpentry and skilled trades have welcomed and installed the newcomers in the circle of change of the way of living and existing.

After that, agriculture has been reorientated towards the food needs of the citizens; forestry, fishing, horticulture and poultry on the peripheries of the large urban consuming centers.

 The production of peanut oil and other derivatives impoverish the soils and contribute to deforestation without being addressed. The climatic changes and irrational use of natural resources have taken over and have had a negative impact on the national economy from 1960 to 2002, called the first year of transformation.

The "Plan Nationale d’investissement Agricole" [National Plan for Agricultural investment]. A local initiative of the PDDAAN has been implemented.

A national policy statement on nutrition has been drawn up and executed by the CLM.

A national policy statement on fishing has been developed by national experts in the sector.

A sylvo-agricultural-livestock law has been voted in at the Assemblée Nationale [National Congress].

An institution in charge of the local collectives and land distribution has been created.

A network of parliamentarians tasked with arguing in favor of food security has been organized at the Assemblée Nationale.

The Program PUDC [Programme d'urgence de développement communautaire, Urgent program for community development] organized by UNDP works for the freeing up of the areas of production and the increased autonomy of women.

Even the private sector has been called upon to invest in the agricultural sector. With this in mind, key agricultural issues have been identified; investors are increasingly coming in to boost production of rice and to attain food self-sufficiency in 2019, according to the Plan Sénégal Emergeant (PSE) [Plan for an emerging Senegal].

To secure long term investments and their adaptation to the environmental context, Senegal would benefit by putting more resources into training of producers and generating awareness of rural responses to the phenomenon of urbanization.

Our peasants have always worked in the context of subsistance crops and they know little about the nature of soils, fertilizers, and soil improvement, in general, the new crop techniques of the modern world which nourish properly and provide better life styles.

Family farms could be made more dynamic in a new situation which includes forestry. The protection of at least one reserved area per farmer, and the provision of a watering point in these reserved areas, will be the best projects for the following years to improve food security in Africa south of the Sahara.

Experiences in support of this kind of project are sought out by the Alliance Sénégalaise contre la faim et la mal nutrition (ASCFM) [Senegalese Alliance against hunger and malnutrition] and have been hesitantly supported by FAO´s Telefood funds in view of the enormous expectations of rural populations.

The constraints are the lack of funds for training and equipment of small producers.

The positives are the commitment of families to this somewhat innovative initiative.

 The retention in place of young people by these projects provides them with fulltime employment and encourages the development of a family business which ensures first food security and inclusion in the products market, a source of income for the family.  In the same way small scale cattle rearing and fish farming could be integrated. 

Finally, many activities that generate income open up the land and encourage the regeneration of soils and of the natural environment. The population´s resilience in the face of the shock of climate change will become a reality.

Thank you.

Jacques Diouf

ASCFM coordinator