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Re: HLPE consultation on the V0 draft of the Report: Biofuels and Food Security

Louise Levesque Association quebecoise de lutte contre la pollution atmospherique, Canada
31.01.2013
Louise

 C'est avec beaucoup d'intérêt que l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) fait parvenir ses commentaires dans le cadre de la consultation sur le document du Groupe d’experts de haut niveau de (HLPE) pour déterminer l’axe de son étude. L’AQLPA se préoccupe depuis plusieurs années des choix offerts en transport, étant donné leur impact sur la qualité de l’air, mais également sur les autres questions environnementales et sociales. L’AQLPA fait également la promotion du biométhane comme biocarburant produit à partir de déchets organiques et se déclare très critique des agrocarburants, que ce soit de l’éthanol ou du biodiésel, ainsi que des biocarburants dits de 2e génération (cellulosique, déchets agricoles) lorsqu’il s’agit de biodiésel et surtout d’éthanol. L’AQLPA trouve écho à plusieurs de ses préoccupations dans le document du HLPE, entre autres sa position sur le fait de limiter, voire éliminer, toute subvention et soutien pour les agrocarburants.

SOMMAIRE PARTIEL DES RECOMMANDATIONS DE L'AQLPA

3.      Intégrer le biogaz dans l’analyse des biocarburants dans l’ensemble des questions traitées par le HLPE, en comparant les divers impacts avec l’éthanol et le biodiésel et en considérant que celui-ci peut également remplacer le gaz naturel non-conventionnel (gaz de schiste);

4.      Proposer d’éliminer les subventions et incitatifs à l’éthanol et au biodiésel en soutenant plutôt le développement du biogaz produit à partir de déchets organiques par capture (sites d’enfouissement), biodigesteurs ou par gazéification (déchets forestiers) avec retour vers l’agriculture ou la foresterie;

5.      Dans l’analyse des impacts cumulés de l’alimentation avec les demandes en eau, bois et terres en lien avec les agrocarburants, ajouter celle des changements climatiques, en tenant compte de façon différenciée des impacts sur les femmes et les hommes;

6.      Lors de la certification, exiger également que soit indiquée la source de production du biocarburant (culture énergétique, cellulosique, déchets, etc.);

7.      Dans la recommandation 9 du HLPE, inclure l’impact sur le femmes de l’utilisation des terres marginales à des fins de culture énergétique;

8.      Tenir compte de la faible réduction des émissions de gaz à effet de serre lors de l’utilisation de l’éthanol et du biodiésel dans une proportion de 5 à 10 %, en comparaison avec les véhicules hybrides électriques (plug-in ou non) et des dangers en lien avec la santé dans l’utilisation massive de véhicules avec E-85 (85 % éthanol et 15 % d’essence).