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Re : Financements innovants pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition

09.07.2012
Adèle Irénée

Bonjour à tous

Mon intervention est beaucoup plus axée sur l’Afrique

Pour répondre à la question « Quelles sources innovantes (publiques et privées) de financement pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition pourraient être envisagées ? »

-Je vais axer mon intervention sur le financement publique. Je voudrais mentionner ici que dans le cadre du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA), à l’initiative de l’Union Africaine et du NEPAD, les gouvernements des pays africains avaient décidé d’allouer 10% des budgets nationaux au secteur agricole. Le Comité d’experts internationaux devrait le rappeler clairement dans son rapport de décembre 2012.

Autre possibilité : sensibiliser les industries agroalimentaires d’utiliser les matières premières locales. A cet effet, les industries devraient financer la production, pour permettre aux agriculteurs d’augmenter leur capacité de production.

Afin de garantir la qualité des matières premières, les industries devraient financer la recherche agricole.

-Concernant la question « Comment utiliser de manière innovante les fonds générés par les sources innovantes de financement ? Quelles devraient en être les principales cibles ? »

Je propose à ce que les fonds quelque soit leur source soient attribués à la recherche (développement des semences à haut rendement et techniques de cultures performantes, développement de nouveaux produits,…) et à l’éducation nutritionnelle. Car les entreprises privées ont souvent tendances à intervenir beaucoup plus dans la recherche.

-Quels sont les acteurs ou parties prenantes clés – aux différents niveaux – pour mobiliser et mettre en œuvre lesdits instruments? Quels seraient leurs rôles et interactions? A cette question, je pense que chaque pays africain dispose d’un système national de recherche agronomique (SNRA) qui regroupe tous les acteurs (chercheur, industriel, ONG, producteur, décideur). Chaque SNRA pourra s’impliquer d’avantage dans la stratégie de développement agricole. L’implication des associations féminines à vocation agricole serait un atout majeur.

Adèle Irénée GREMBOMBO
Ingénieur Agronome Nutritionniste
MSC Nutrition Humaine et Santé Publique
Paris (France)