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06.09.2010 - 27.09.2010

How to better understand and respond to the vulnerability of households in the Sahel and in West Africa?

Chers membres du Forum,  

Je me nomme Moussa Jean Traoré, sociologue de formation et de nationalité Nigéro-Burkinabè. Je travaille à l'Institut de Sahel (INSAH www.insah.org) qui est une institution spécialisée du Comité permanent Inter - États de lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et qui a pour mission de "Coordonner, Harmoniser et de promouvoir les études et recherches dans le domaine agro-socio-économique et la population/développement dans les états membres du CILSS" dont le siège est à Bamako au Mali.

Les communautés sahéliennes de l’Afrique de l’ouest (Niger, Burkina Faso et Mali) font face, d’année en année, a des aléas, tels que la sécheresse et cela malgré toutes les aides octroyés pour les institutions internationales. Il s’agit de populations endettées, vivant dans la pauvreté chronique et sans grands moyens et qui s’efforcent de faire face à ces chocs.

La grande instabilité des conditions écologiques, qui constitue un aléa supplémentaire, accroît la vulnérabilité de ces populations et fragilise leurs moyens de subsistance.
Cependant pour moi, je suis dans le regret de vous dire que ces institutions n’ont pas une notion de la sécurité alimentaire sinon en tant d’années d’expériences ils auraient pu vaincre l’insécurité alimentaire dans ces zones qui connaissent des crises alimentaires environ tous les trois ans et cela malgré tous les obstacles liés à la nature.

Je m’explique: Les méthodes de ciblage de vulnérabilité au niveau communautaire ne sont pas adaptées aux contextes de la réalité de ces pays africains. Comme l’a –t- on dit très souvent, pour connaître les maux d’une société donnée il faut être membre de cette même société. Comment pouvez-vous comprendre que les questionnaires sur la vulnérabilité établis souvent par des organisations internationales, puissent connaître les maux des sociétés ? D’ailleurs je suis aussi déçu de savoir que toutes ses institutions ont des représentants qui ne connaissent rien a rien sur ces sociétés encore moins sur leurs valeurs sociétales.

La notion de sécurité alimentaire a quatre (4) grandes composantes qui sont pour moi: Disponibilité – Accessibilité – Stabilité – Qualité et ces quatre composantes sont en interdépendances et en interactions, donc si l’une est lésée alors l’insécurité fera son entrée sans équivoque.

Pour revenir un peu sur les méthodes de vulnérabilité, il faut aussi noter que les enquêtes sont souvent faites par les jeunes sans diplôme, formés en deux ou trois jours maximum pour mener des enquêtes aussi importantes que celles-ci.
Je pense que pour vaincre la question liée à l’insécurité alimentaire il est impératif que les ONGs et les autres acteurs clés devraient:
• organiser dans chaque pays  une table ronde annuelle sur la réduction des risques de catastrophe (RRC) pour le partage des connaissances, des recherches et de la pratique (tirés des expériences locales) entre représentant des bailleurs de fonds, des gouvernements et des ONGs couvrant tous les points de vue depuis les locaux jusqu’aux internationaux. Ceci pourrait conduire ensuite à des réseaux plus réguliers pour un partage ultérieur des leçons apprises.

• Produire des guides pratiques sur la RRC pour éveiller la prise de conscience et former des décideurs politiques et les praticiens du développement, au niveau de la mise en œuvre, en vue des contextes spécifiques de la région sahélienne. Ces guides devraient bénéficier d’un niveau important d’apport communautaire et faire l’objet d’une promotion lors de la table ronde annuelle sur la RRC.

J'aimerais partager les avis avec les experts à la matière sur ce sujet.

Cordialement,

Moussa Jean Traoré
CILSS / INSAH
Bamako, Mali

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