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FSN Forum in Africapart of the Global Forum on Food Security and Nutrition

Discussion
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Favoriser un impact soutenu des initiatives de renforcement des capacités pour la jeunesse africaine dans l'agriculture

L’Afrique est un continent peuplé de jeunes, ceux-ci étant définis par l’Union africaine comme toute personne âgée de 15 à 35 ans, qui représentent actuellement 35 pour cent de sa population. D’ici 2050, ce nombre devrait doubler et atteindre plus de 830 millions de personnes, [1] c’est-à-dire que 29 pour cent de l’ensemble de la population mondiale de jeunes résidera en Afrique[2].

L’augmentation de la population de jeunes va entraîner une hausse du nombre de personnes en âge de travailler, ce qui risque d’exacerber le chômage des jeunes sur le continent. Mais dans le même temps, cette situation va donner à l’Afrique la possibilité d’intensifier son développement agricole. Le fait d’assurer la participation des jeunes dans l’agriculture et de les retenir dans ce secteur est une stratégie qui pourrait contribuer à la fois à accroître la productivité agricole et à résoudre le problème du chômage des jeunes.

L’agriculture est le pilier de la plupart des économies africaines; toutefois, le nombre de jeunes qui travaillent dans ce secteur, en qualité de salariés ou d’entrepreneurs, reste très faible. Les jeunes, en particulier les jeunes femmes, n’ont pas accès au financement, à la terre, aux marchés, aux technologies et aux compétences pratiques, et ne sont pas très attirés par l’agriculture. Cet état de choses, conjugué au manque d’emplois décents dans les zones rurales et urbaines, est un des facteurs qui obligent les jeunes à émigrer vers des zones rurales et à l’étranger en quête d’un emploi, essentiellement dans des secteurs autres que l’agriculture. Selon les calculs de l’OIT (2016), 38 pour cent environ des jeunes de 15 à 29 ans vivant en Afrique subsaharienne sont disposés à aller s’installer définitivement dans un autre pays[3].

Les gouvernements africains, les ONG et les organisations internationales, y compris la FAO, mènent de plus en plus souvent des initiatives de développement des capacités s’adressant spécifiquement aux jeunes, afin de favoriser leur participation à l’agriculture. La plupart de ces initiatives conjuguent l’agriculture et l’entreprenariat comme stratégie pour attirer les jeunes (diplômés et non diplômés, ruraux, urbains et/ou périurbains, jeunes femmes, etc.) dans le secteur agricole, ainsi que pour lutter contre la migration rurale, urbaine, vers l’étranger et le chômage croissant des jeunes africains.

Quel type de soutien devrait être accordé à ces jeunes, après le renforcement des capacités, afin de les retenir dans l’agriculture et d’assurer un impact durable et à long terme de ces initiatives de renforcement des capacités axées sur les jeunes?

Cette discussion en ligne a pour but d’ouvrir un échange d’idées, de bonnes pratiques et de leçons apprises sur la manière d’assurer un impact soutenu des interventions de développement des capacités et de participation des jeunes dans l’agriculture.

Nous vous invitons plus particulièrement à nous faire part de vos points de vue sur la meilleure façon d’apporter au soutien aux jeunes africains dans le domaine de l’agriculture à l’issue des initiatives de développement de capacités axées sur les jeunes. Vous pouvez nous envoyer vos contributions sur la base des questions suivantes:

  1. Quels sont les principaux défis rencontrés par les jeunes africains à l’issue des initiatives de développement de capacités axées sur les jeunes dans le secteur agricole?
  2. Connaissez-vous des exemples d’initiatives actuelles visant à assurer la pérennité de renforcement des capacités pour les jeunes africains dans le domaine agricole? Qu’est-ce qui fonctionne et qu’est-ce qui ne fonctionne pas? Y a-t-il des exemples d’initiatives réussies et de bonnes pratiques à partager?
  3. De quel type de soutien les jeunes ont-ils besoin dans la phase postérieure au renforcement des capacités? Que peuvent faire les jeunes pour s’entraider et renforcer ainsi leurs compétences et leurs capacités?
  4. Quel environnement favorable faut-il assurer pour garantir la permanence des jeunes dans les initiatives de renforcement des capacités dans le secteur agricole?
  5. Les technologies modernes, notamment les technologies de l’information et des communications, ont-elles un rôle à jouer pour assurer la durabilité des initiatives de renforcement des capacités?

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences et de vos connaissances sur ce sujet.

Les résultats de cette consultation serviront à détecter de nouveaux besoins en matière de renforcement des capacités et à améliorer les interventions; les exemples d’initiatives réussies citées par les participants serviront de base à l’élaboration de produits de communication. La discussion permettra également d’étayer le développement d’un réseau de jeunes entrepreneurs agricoles connectés aux plates-formes de la FAO.

Nous attendons impatiemment vos contributions et votre soutien aux jeunes africains qui se lancent ou qui travaillent déjà dans l’agriculture.

Justin Chisenga

Facilitateur de la discussion

 

 

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