Re: S’attaquer à l’insécurité alimentaire dans les crises prolongées : mécanismes adéquats de financement

Samuel Kouakou Ministère de l'Agriculture, Côte d'Ivoire
14.05.2013

Le problème de l'insécurité alimentaire dans les crises prolongées amène à analyser la durabilité des actions humanitaires qui se déroule alors sur un long temps.

Une activité humanitaire se veut, par essence, courte et limitée dans le temps. De ce fait, en situation de crises prolongées la mise en œuvre des activités doit impliquer les structures gouvernementales ou les ONG nationales qui sont pérennes. Elle peu également s'appuyer sur les coopératives ou des groupements de producteurs des zones affectées. Les institutions gouvernementales étant celles en charge de la mise en mise en œuvre des politiques, elles doivent être fortement impliquer dans la coordination des activités humanitaires afin d'assurer la relevé une fois les programmes des ONG internationaux achevés.

Des réunions de coordination doivent être organisées avec toutes les parties prenantes pour une meilleur appropriation. Les institutions gouvernementales doivent être appuyées en moyens logistiques et financiers, au cas ou le financement des activités revenait à un organisation non étatique, afin d'assurer un meilleur suivi mais surtout être à mesure d'évaluation. Très souvent les gouvernements n'ont pas de mécanismes suffisamment souffre pour la gestion et le financement des activités humanitaires qui se veulent à intervention rapide. Cela est dû surtout au procédure de gestion des finances publiques en vigueur dans nos pays. L'exemple de la Côte d'Ivoire où le Ministère de l'agriculture a mis en œuvre un programme d'urgence en réponse à la crise socio-politique, est assez éloquente.

Les Directeurs régionaux et Centraux de l'agriculture ont été impliqués dans la formulation, le suivi des activités. Il s'agit entre autres, de la distribution des intrants agricoles aux différentes coopératives des régions sinistrées. Des fiches de suivi et un contrat de performance ont été élaborés pour chacune de ses structures déconcentrées de sortes qu'après chaque activités, la mise en œuvre d'une autre (appui logistique ou financier par exemple) était basée sur l'évaluation de leurs prestations.

Cette situation a permis un meilleur suivi des activités des coopératives agricoles impliquées dans la production agricole. En retour ces coopératives ont pu soutenir d’autres activités telles que les cantines scolaires des écoles de ces régions et couvrir les besoins alimentaires des populations. Enfin, même si pour des raisons de bonne gouvernance, les financements ne peuvent pas être confiés aux structures gouvernementales, ces structures doivent néanmoins être étroitement impliquées et les moyens mis à leur disposition suivant des contrats de performances.

Les ONG locales et même la société civile n'ont pas toujours les capacités pour une gestion efficient des finances mis à leur disposition.