RE: 10 Year Anniversary of the Right to Food Guidelines

Ouma Kaltoume OXFAM Novib, Niger
30.05.2014

Je pense que les directives volontaires de la FAO sur le droit à l’alimentation ont permis d’avoir des avancées au Niger. On peut mentionner entre autre la Constitution du Niger qui consacre l’état de droit, les droits civils et politiques, les droits ESC; la lutte contre la faim et la pauvreté est reconnue comme une priorité par l’État nigérien et ses partenaires et plusieurs institutions  publiques existent en vue de lutter contre la faim et la pauvreté, les crises alimentaires, pastorales et nutritionnelles tels que les ministères sectoriels, Dispositif National de Prévention et Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaires, Haut Commissariat à l’Initiative 3N « les Nigériens Nourrissent les Nigériens ».

Les obstacles que le Niger peut être confronté pour que ce droit à l’alimentation soit une réalité sont : les secteurs contribuant à son atteinte sont financés à plus de 70 % sur des fonds externes alors que compte tenu de la lourdeur des procédures de certains bailleurs, il peut y avoir des consommations de crédit n’atteignant pas 30 %. Le bradage des récoltes par les producteurs vu le faible développement de la transformation et conservation des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques locaux. Alors qu’avec la libérisation des marchés, les producteurs tirent un faible revenus du fait que leurs produits ne sont pas compétitifs. Il faut aussi beaucoup d’encadrement des producteurs pour qu’ils aient la capacité de faire de bon choix de quoi cultiver, sur quel terrain, comment et à quel moment le faire. Et la recherche doit être au service des producteurs surtout dans ce contexte de changement climatique.

Pour les nouvelles directives, il faut avoir une institution spécifique mandatée pour la coordination et le suivi de l’exécution de ces directives. Investir tous les moyens nécessaires pour disposer des statistiques fiables et concevoir des bons outils de ciblage pour tous les types de programmes qu’ils soient de développement ou d’urgence. Et appuyer les instituts de recherche spécialisés en sciences de l’environnement (agriculture, hydraulique, météorologique, élevage, environnement).