La gouvernance des ressources naturelles et le droit à une alimentation adéquate

jusque 11.09.2014

L'année 2014 marque le dixième anniversaire des Directives volontaires à l'appui de la concrétisation progressive du Droit à une alimentation adéquate dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale (Directives sur le droit à l’alimentation). À l’occasion de sa quarante-et-unième session qui se tiendra du 13 au 17 octobre 2014, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) fera le point des progrès accomplis dans la mise en oeuvre des Directives sur le droit à l'alimentation. Pour contribuer à cet examen rétrospectif, la FAO a préparé plusieurs documents de travail abordant différents aspects des Directives sur le droit à l'alimentation, dont plusieurs seront analysés dans le cadre du Forum sur le droit à l'alimentation. Le thème de cette discussion en ligne est la Gouvernance des ressources naturelles.

Vous trouverez dans l’étude présentée ici des idées pouvant orienter la discussion. Ce document analyse les progrès et les problèmes liés à la Directive 8 sur le droit à l’alimentation et signale que:

  1. Les ressources naturelles jouent un rôle crucial pour assurer la sécurité alimentaire et la nutrition, et la gouvernance responsable des terres est un élément clé pour la réalisation du droit à l’alimentation.
  2. Dix ans après l’adoption des Directives sur le droit à l’alimentation, il est possible de distinguer une évolution positive, à savoir l’application d’une approche fondée sur les droits de l’homme dans plusieurs initiatives internationales menées à bien à l’échelle mondiale.
  3. À l’issue de cette décennie, des réalisations sont également notables à l’échelle des pays, comme la mise en place de politiques et de cadres juridiques reconnaissant les droits des personnes vulnérables à l’accès, l’utilisation et la gestion des ressources naturelles. Les droits coutumiers sont de plus en plus souvent reconnus dans le droit commun et le genre est pris en compte dans les réformes juridiques visant à améliorer l'accès des femmes aux ressources naturelles.
  4. Malgré d'importants changements politiques à l'échelle internationale et nationale, les réformes ne suivent pas le rythme des pressions commerciales exercées sur les ressources naturelles et il faudra redoubler d'efforts pour lutter contre les pressions croissantes subies par les écosystèmes, les menaces qui pèsent sur la production durable, ainsi que pour assurer l'accès à une alimentation adéquate.

L'étude conclut que la gouvernance des ressources naturelles reste un des aspects les plus importants de la sécurité alimentaire et que les normes qui régissent les droits de l'homme jouent un rôle fondamental pour construire un environnement propice à la réalisation du droit à l'alimentation.

Cette discussion a pour but de réunir de nouvelles preuves sur l'évolution enregistrée durant ces dix dernières années, en particulier en ce que concerne la Directive 8. Nous invitons les participants à commenter ce document de travail, notamment en répondant aux questions suivantes :

A. Pouvez-vous nous donner des exemples ou des cas propres à votre pays illustrant la façon dont sont gérées les ressources naturelles (par exemple, des cadres juridiques et politiques sur l'eau, les terres, les pêches, les forêts, etc.) dans le but de favoriser la réalisation progressive du droit à l'alimentation?

B. Y a-t-il de dans votre pays des exemples de mécanismes relatifs à la gouvernance des ressources naturelles qui favorisent la responsabilisation?

Nous vous invitons à participer à ce débat sur la gouvernance des ressources naturelles et le droit à l'alimentation.

Nous vous remercions à l'avance de nous faire part de votre avis et de vos commentaires !

Luisa Cruz et Margret Vidar

Bureau juridique de la FAO (LEGN) – Équipe du droit à l’alimentation (ESA)

Laissez votre contribution

Manuel Castrillo Proyecto Camino Verde, Costa Rica
29.08.2014

Saludo cordial a todos y todas. Les adjunto documento ESTUDIO DEL ESTADO DE LA PRODUCCIÓN SOSTENIBLE Y PROPUESTA DE MECANISMOS PERMANENTES PARA EL FOMENTO DE LA PRODUCCIÓN SOSTENIBLE CONSULTORÍA SP-12-200 en Costa Rica  realizado por el grupo consultivo GFA Consulting Group,  para el Ministerio de Agricultura y Ganadería  en el Marco del Programa de Fomento de la Producción Agropecuaria  Sostenible (PFPAS ) En este estudio, vemos una intención de establecer políticas de sostenibilidad de acuerdo a los diferentes contextos productivos agropecuarios y los procesos de sostenibilidad requeridos de acuerdo a criterios selectivos de  variables en contextos legales, producción sostenible, resilencia, equidad y otros, que conlleven a planes normativos que orienten el uso sostenible de las actividades agropecuarias y su relación con los recursos naturales.

Es posible generar avances en la sostenibilidad, en la medida que disposiciones políticas y el acceso a recursos financieros sean prioritarios en las agendas de desarrollo nacionales. El manejo como unidad que se le de a los recursos naturales y su estructuración dentro del paisaje humano, sus actividades y relaciones, deberá ser el imperativo a futuro para asegurar la continuidad de los recursos naturales y la permanencia de " bienes alimentarios ".

Saludos.

T. Beiermann Independent, Germany
27.08.2014

Regarding 4.

Even if progressive law is in place recognizing tenure, implementation may lacking due to missing capacities of governments, of the owners of claims and for sure competition and power to extract resources tend to pressure.

However, I have seen examples for impact assessments on tenure in country with laws followed mainly World Bank standards. Ignorance of traditional land uses and claims were evident. No information was provided even if laws stated to protect traditional claims and their livelihood. When a point of a village is the only thing what is delivered it is more than suspicious My brief recommendations would be to address:

- guidance in operationalizing and appropriate technical solutions and coherent information needed to assess tenure

- clear institutional setups which are easily to access and should include grievance mechanisms in case of conflicting opinions

- somehow flexibility in processes providing evidence of tenure and claims in regard of time. This should take into account that powerful economic interests/ corruption could tend to interfere legalizing processes and groups lacking access to information and capacities won't be able to deliver compliant format to be successful

- provide also technical guidance in matter of how to use natural resources sustainable and to provide more visibility of ecosystem services to strengthen perception of environmental issues in general. A  special focus on smallholders and family enterprises in case of natural resource management could enable and empower sustainable growth based on persistence society patterns

Chiranjibi Rijal Development Inn Pvt Ltd, Nepal
26.08.2014

River bed Farming (RbF) in Nepal

Riverbed farming (baluwa/bagarkhetii.e. cultivation in the sand) is the general practice of cultivating crops on the bed or in some cases banks of the river during the low water/dry seasons. This practice dates back to thirty years when mostly Indian nomadic farmers living near the border areas used to come to cultivate the riverbeds which were arable for certain types of crops. Watermelon was the only crops cultivated in the beginning. Although it started under the circumstances where there were no alternative lands for cultivation of crop such as watermelon, the scope has certainly widened greatly. And its utilization in wider scale is a relatively recent phenomenon.

The practice has evolved from being a subsistence livelihood approach to a commercial enterprise among the marginalized, landless and land-poor communities of terai. The key reasons of the expansion of this practice is mainly due to availability of fertilizers and nutrients and improved agriculture technologies, easy availability of riverbeds, access to transportation and markets. Products from RbF always have access to market. The emergence and development of haat bazaars has positively impacted rural agriculture in general with no exception for RbF. The yields are either sold by the farmers in these local markets or whole sellers and middlemen come to the farmers’ doorsteps to purchase the yield.

Major crops in RbF

The major crops grown by farmers along the river beds are water melon (CitrulluslanatusT.), bottlegourd (Lagenariasiceraria), cucumber (CucumisstivusL.), summer squash (CucurbitapepoL.), bitter gourd (Momordicacharantia L.), pumpkin (Cucurbitamoschata D.), pointed gourd (Trichosanthesdioica R.) and sponge gourd (LuffacylindricaR.). Few farmers also grew chilly, beans, tomato and other high value vegetables on the riverbeds. The choice of crop entirely depends on soil conditions and water availability.

Majority of farmers undertake direct sowing of seeds in the pits. Seed rate used for each species depends on the nature of the plants. Seeds are usually wrapped until germination and sown once they germinate. After sowing the seeds, mulching was done using locally available dry grasses. Sowing of seeds was done between November-December but there has been a slight shirt in the period as monsoon occasionally extends beyond the normal rainy season as riverbed farming depends on the water level in the rivers. However, early sown seeds and resulting seedlings have higher survival chances because they are able to survive the frost and dew during the winter having matured early. Plastic capping has also emerged in the riverbed farming in recent years. 

For more information: csrijal@gmail.com

KV Peter World Noni Research Foundation, India
26.08.2014

In India with the passing of the legislation  FOOD SECURITY ACT-2014,right to adequate food has become a duty of the Government to be enforced. Rice being the staple food, it is supplied(25kg/month/family) at Rs 1/kg to citizens below poverty level. Poverty level is defined as daily purchasing power below US $ 1.5/capita/day. Government of India has to store 75-80 million tonnes of food grains in its warehouses to meet the requirement. Agriculture in India being dependant on monsoon rains, any vagaries affect food grain production. Sixty percent of Indian population being producer-consumer farmers, subsidised supply becomes imperative. As per Agreement on Agriculture under WTO, no country is allowed subsidy more than 10% of production value. A farmer oriented country with smaller holdings, this stipulation is difficult to be met. A discussion on circumventing this stipulation of WTO will be desirable.

Prof KV Peter Ph D FNAAS.FNASc.FNABS.FHSI.FISVS,FISGPB
Director, World Noni Research Foundations