Contributions for Comment valoriser les ressources hydro-agricoles en Afrique de l’Ouest?

Amen HADEOU DIRO Center, Benin
06.06.2014

Une des questions était comment faire pour exploiter cette ressource si l'on ne dispose pas de technologies appropriées et de l'énergie requise? Tant que ces conditions ne sont pas réunies, on ne peut rien faire. Par contre, si une approche participative est adoptée avec les bénéficiaires (agriculteurs, éleveurs, communautés concernées), il n'y a pas de raison que cela ne puisse pas se faire. Les moyens pourront être mobilisés à divers niveaux. Mais avant cela, il faut que la rentabilité soit évaluée. Si ce n'est pas économiquement rentable, ce n'est pas la peine.
Effectivement au Bénin, les données existent sur ces ressources à la Direction de l'Eau. nous ne pouvons pas demander à un agriculteur qui est peut-être analphabète de se renseigner sur les potentialités de sa zone. L'important c'est de développer des actions collectives, pour que tout le monde puisse en profiter.
S'il est possible de faire un forage, avec des extensions qui couvrent plusieurs fermes ou exploitations agricoles, les différents propriétaires peuvent s'associer et commander la réalisation de l'ouvrage. Ils pourraient même revendre une partie de cette eau, pour les autres besoins des populations.

Quant au mode de gestion, il peut être confié aux utilisateurs, avec un appui technique et un suivi assuré par les services déconcentrés de l'Eau et de l'Agriculture qui ont des compétences dans le domaine. Pour assurer cette durabilité, s'il s'agit d'un projet qui veut mettre ces infrastructures à disposition des bénéficiaires, alors ces derniers devraient participer à tous les niveaux (conception, financement, exécution,suivi et évaluation). En s'investissant pleinement, on est sûr d'une bonne utilisation et d'une bonne gestion de leur part.Aussi, il faudrait signer un contrat avec eux, cela permettra à chaque partie de s'engager et servira pour régler les éventuels conflits.

Mr. Georges BAZONGO Self Help Africa, Burkina Faso
03.06.2014

Merci de mettre en ligne un sujet aussi capital et d'intérêt global. Pour moi la mobilisation de l'eau agricole pour la production irriguée est primordial à toute action d'augmentation et de diversification de la production agricole, source première de revenu des Etats et des ménages. L'eau étant le principal intrant de la production agricole, il est aussi par conséquent le principal facteur limitant en cas de pénurie ou d'indisponibilité. Alors, les Etats et les structures comme l'Uemoa, le CILSS et la CEDEAO doivent mobiliser les moyens pour cartographier le potentiel en eau de surface et souterraine de l'Afrique de l'Ouest et en dégager les interdépendances afin de favoriser des synergies d'action et éviter les conflits autour de la ressource eau. Au niveau des Etats, le principe de l'Intercommunalité doit prévaloir dans la mobilisation des moyens pour mener à bien des projets d'irrigation de grande envergure et qui visent des objectifs grands au lieu de les limiter le plus souvent à des chasses gardées autour d'un potentiel hydrique avec les ouvrages fragiles et qui ne sont pas durables.

Investir dans l'irrigation à partir de l'eau souterraine requiert une implication directe des Communautés à travers la concertation, la négiotation et la recherche d'un consensus autour d'un potentiel commun car les nappes vont au délà d'une seule communauté mais couvrent plusieurs communautés qui ont souvent des cultures différentes liées à l'Eau. La politique ne doit surtout pas être l'élément de décision des autorités amis plutôt un besoin vital des communautés dont la réponse suit un plan d'aménagement et d'investissement de l'Etat.

Self Help Africa a conduit une expérience dans le cadre d'un projet d'irrigation goutte à goutte par la mobilisation et l'utilisation de l'eau de puits maraichers au Burkina Faso. La viablité de ces puits sont le plus souvent dépendant des pluies et souvent tarrissent au cours du 3ème cycle de production entre mars et mai. Il se pose alors la question de savoir l'impact de l'utilisation de l'eau souterraine pour l'irrigation agricole sur les nappes phréatiques? Contribue t-elle à les approfondir ou non? Et quel avenir de l'eau souterraine si le système actuel d'exploitation des eaux souterraines qui est la plus répandue dans nos pays (avec parfois des approfondissements interminables de puits) se pousrsuit?

Nous nous posons cette question sans toutefois avoir de réponse car une étude technique est nécessaire et des moyens importants à mobiliser. Ce qui fait qu'à Self Help Africa, nous pensons que les Etats de l'Afrique de l'Ouest doivent mener des études dans ce sens afin de disposer de résponses adéquates pour mieux orienter les acteurs de développement

26.05.2014

Au Sénégal, des informations sont disponibles dans le domaine des ressources en eau souterraine. L'entité responsable est le Ministère de l'Hydraulique à travers ses bras techniques : la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE); la Direction de l'Hydraulique Rurale (DHR)

Ms. Naren Keita IPR/IFRA DE KATIBOUGOU , Mali
26.05.2014

En tant qu'agent du monde rural, je me vois dans l'obligation de donner ma contribution sur ce sujet qui toute fois à une importance capitale, l'eau c'est la vie et elle est indispensable pour la survie des végétaux, dans la  plus part des pays  d'Afrique de l'ouest particulièrement dans le sahel, presque la moitié de la population vivent de l'agriculture, ce pendant la saison pluvieuse ne dure que 5 mois, à ce rythme la population cours vers une véritable insécurité alimentaire.

Par ailleurs pour ce qui est ma part de réponse concernant la motion de discussion : il faut d'abord la conscientisation à certain niveau a savoir le gouvernement, les paysans...par les agent de la gestion de l'environnement en leurs montant la part de contribution de l'agriculture irriguée dans l'amélioration de la sécurité alimentaire. Suite à cette première étape les agents pour la gestion des ressources naturelles dans le milieu rural en partenariat avec le gouvernement  ensemble peuvent mettre en place des stratégies et de politiques à savoir : la mise en place des technologies nécessaire pour exploiter des sources d'eau dans certaine zones qui en dispose mais que la population n'en dispose pas les moyens avec l'aide de l'état et de certaine organisation qui interviennent en Afrique de l'ouest dans le cadre d'améliorer la sécurité alimentaire. Il faut également une harmonisation des idées et la participation de tous les secteurs  concernés  en vue de la valorisation des ressource hydro-Agricole en Afrique de l'ouest en particulier au sahel.