Re: How to develop the hydro-agricultural resources in West Africa?

Aliou Bamba FAO RAF, Accra et Facilitateur du theme , Ghana
16.06.2014

Remerciements  et Résumé des Débats

 Chers collègues ;

Il  ya 3 à 4 semaines,  nous avons lancé le débat sur le theme intitulé : Comment valoriser les ressources hydro-agricoles en Afrique  de l’Ouest ? sur Forum Security Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSN West Africa). En quelques  jours 15 personnes environ ont pu intervenir et apporter leurs points de vue et leurs contributions sur cette question.  Je voudrais, au nom de tous les facilitateurs de ce débat, remercier les uns et les autres pour leur riches contributions, qui,  j en suis sûr,   seront prises en compte  par les acteurs  du domaine de la formulation et l’implémentation des politiques/ stratégies et programmes de développement de la petite irrigation et de  maitrise de l’eau en vue de l’atteinte de la sécurité alimentaire dans la sous région de l’Afrique de l’ouest.

Je suis par ailleurs  tenté de résumer les réactions aux différentes questions que nous nous posions autour de ce theme.

  1. Le domaine des ressources en eau souterraine est-il bien connu ? où et comment peut-on disposer des informations y afférentes ?

Les points de vue ont été divers et presque souvent contradictoires : les  uns pensent que le domaine de l’eau souterraine est bien connu et qu’il suffit de s’adresser aux services nationaux compétents en matière pour obtenir les informations et données requises. Les autres, par contre,  estime,  avec une profonde conviction, que le niveau de détail des  études disponibles dans la sous régions, tant aux niveaux nationaux  qu’à  l'échelle sous régionale, ne permet pas de disposer des données nécessaires à une  planification et implémentation  efficiente et efficace des projets et programmes de petite irrigation.

Sur cette question il faut simplement retenir que les réalités ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Les pays concernés n’ont pas n’ont pas les mêmes étendues. Si des petits pays comme la Gambie sont arrivés facilement à couvrir tout le pays par des études hydrogéologiques détaillées tel n'est pas le cas au Mali par exemple. Des gros efforts d’investissement dans la connaissance du secteur de l’eau  souterraine sont réellement nécessaires  si  l l’eau veut  concrétiser le rêve d’une exploitation  massive de cette ressource, sans risques, dans l’irrigation.

  1. Comment extraire l’eau souterraine si on ne dispose pas des technologies appropriées et de l’énergie requise?

Par rapport à cette question, on a l’impression que les acteurs sont en panne. Bien qu’il existe des variétés  de systèmes de mobilisation  de l’eau, il  n est pas évident qu’à chaque fois  on est recouru  aux technologies appropriées.

Celles  qui s’adaptent à l’exploitation de la nappe phréatique ne le sont pas pour les nappes profondes. La panne provient donc du fait qu’ on ne sait pas à l’avance si à tel ou tel point on peut ou doit disposer de l’eau de nappes profondes ou de nappes phréatiques

Au delà de connaissance de la ressources en eau, Il  faut d’une part  travailler avec les institutions de recherches  en vue de tester et évaluer les technologies innovantes (pompage solaire par exemple) et d’autre part capitaliser les bonnes pratiques  éprouvées en la matière et les disséminer pour un accès à quiconque le désire.  

  1. Quels modes de gestion des infrastructures pour garantir la viabilité et la durabilité des projets d’irrigation à travers l’amélioration de la productivité des cultures et de l’eau ?

De cette question, il est ressorti que des progrès substantiels peuvent être vite atteints si :

  • On met en place des directives et d’outils de planification et gestion de l’eau, notamment en observant le principe  de la gestion intégrée des ressources en eau ;
  • On améliore la qualité de la conception des infrastructures d’irrigation ;
  • Au niveau des périmètres irrigués, on associe plus les paysans à la gestion de l’eau  en observant les règles de bonne gouvernance de l’eau et du foncier.
  •  
  1. Faut il un appel à l’action pour un alignement et une harmonisation des différentes initiatives, tenant compte des objectives et priorités nationales en vue d’une approche commune de mise en œuvre par les acteurs du développement de l’irrigation au Sahel ?

Très peu de réactions ont été enregistrées par rapport à cette question, même si elle  est d’une extrême importance. Le débat sur la question se trouverait elle à un autre niveau au delà du technicien ?  

Dans tous les cas, pour accroitre les superficies de la petite irrigation et améliorer son efficacité, il faut  des financements pour :

  • Des études de connaissances du secteur de l’eau souterraines ;
  • Des études de recherches appliquées sur les technologies  de mobilisation de l’eau ;
  • Des études  d’ingénierie de bonne qualité pour les infrastructures d’irrigation ;
  • Les travaux d’implémentation de ces infrastructures

Il est  évident que des mécanismes sous régionaux  au niveau de la CEDEAO. CILSS, UEMOA pourraient etre plus efficaces à mobiliser des fonds pour ces buts que les actions isolées au niveau des pays..

Un organisme onusien  comme la FAO pourrait alors venir en appui à ces mécanismes de part ses compétences dans le domaine technique concerné et en matière de mobilisation des ressources.

 Encore une fois merci à tous  ayant contribué. Je suis certain que  beaucoup de nos collègues ont pu lire  et suivre ce débat même  si par manque de temps ils n ont pu directement contribuer.

 A la prochaine.

Aliou Bamba,

 FAO RAF,  Accra

Facilitateur du  thème