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Gender and Land Rights Database

Burkina Faso

La population en 2006 a été estimée à 13 730 258 habitants dont 7 094 940 femmes, équivalent à 51,7% (5). Son taux de croissance démographique annuel est de 3% (3). Il y a nombreuses ethnies aux us et coutumes variés, à savoir les Mossi, les plus nombreux représentant 50% de la population, les Touaregs, les Peuls, les Lobi, les Gourmantché et les Bobo. La coexistence de différentes religions, comme l’animisme, le christianisme et l’islamisme, est imprégnée dans la population et influence la distribution des droits fonciers. Près de 80% de la population vit en milieu rural et 44,2% des habitants à moins de 15 ans. En milieu rural, en 1994 on estime que pour chaque 100 hommes il y a 118,7 femmes (30).

En 2007, le Produit intérieur brut (PIB) à été estimé à USD 6.77 billions avec une croissance annuelle de 4 % (26). Le PIB par habitant en 2005 comptait USD 391 (11). En 2006, la contribution au PIB de l’industrie représente 22 % et celle des services représente 44% tandis que le secteur agricole contribue aux 33 % du PIB (26). Néanmoins, le pays dépend en grande partie de l'agriculture et de l'élevage (8): pour la période entre 2003 et 2005, l’agriculture, y compris la pêche et la sylviculture, employait jusqu'à 92,1% de la force de travail (29). En outre, le coton représente jusqu'à 60 % des exportations et les produits de l’élevage en représentent 19%. L’agriculture, principalement pluviale, est orientée vers la production de cultures vivrières et de subsistance dont 60 à 70% sont destinés à la consommation des ménages (26) Plusieurs systèmes de production coexistent: i. une production de subsistance, système le plus répandu; ii. un système mixte associant culture vivrière et de rente; iii. un système d’investissement privé relativement limité; iv. un système agropastoral de subsistance et; v) un système d’élevage transhumant (3). Du point de vue des systèmes de production, les ménages les plus vulnérables sont les paysans pratiquant l’agriculture vivrière de subsistance, les agropasteurs pratiquant la transhumance à petite échelle, et les éleveurs transhumants ne possédant que quelques têtes de bétail ou gardant des animaux qui appartiennent à d’autres personnes (3). En 2005, la quasi-totalité des ménages ruraux pratiquent à la fois l’agriculture et l’élevage ainsi que des activités non agricoles (14).

Pour 2007, l’Indice de Développement Humain (IDH) est de 0,370, situant le pays au 176ème rang sur 177 et l’Indicateur sexospécifique de développement humain (ISDH) de 0,364 avec le 154ème rang sur 157 pays classés(11). La population vivant au dessous du seuil de la pauvreté d’un dollar par jour comptait 27,2 % en 2005, tandis que la population vivant au dessous du seuil de la pauvreté de 2 dollars par jour atteignait 71,8% dans la même année (11). Quelque 17% de la population est sous alimentée (8). L’espérance de vie est de 52,9 ans pour les femmes et 49,8 ans pour les hommes; les données concernant le taux d’alphabétisation montre un écart significatif entre les femmes, avec un taux de 16,6%, et les hommes avec un taux d’alphabétisation de 31,4% (11). La prévalence de SIDA en 2005 a été estimée à 2% pour le gens entre 15 et 49 ans (11).

Le taux d’activité économique féminine atteint 77,6 % en 2005 (11). Environ 95% des femmes en milieu rural pratiquent l'agriculture de subsistance, avec l’utilisation de techniques très rudimentaires et d’instruments non mécanisées. Dans l’agriculture, le travail est reparti selon les sexes: les femmes consacrent jusqu'à 16 heures par jour aux travaux domestiques y compris l’approvisionnement des légumes, la récolte des vivriers et la préparation des aliments pour les repas quotidiens tandis que les hommes se concentrent plutôt sur l’administration économique du ménage (23).

La Loi sur la Réorganisation Agraire et Foncière qui régit le régime foncier stipule que la terre appartient à l’Etat et son accès est en principe réglementé par celui-ci. Cependant, en 2007 le pays s’est doté d’une Politique Nationale de Sécurisation Foncière en Milieu Rural (PNSFMR) visant à formaliser l’accès au droit foncier et d’offrir ainsi une garantie juridique et de meilleures perspectives financières aux personnes vivant et travaillant dans les zones rurales (24). Néanmoins, en dépit de mesures de discrimination positives prévues pour permettre et favoriser l’accès des femmes à la terre rurale, notamment sur les périmètres aménagés par l’Etat, l’application de cette loi reste difficile et celle-ci n’accorde pas des guides explicites pour ce qui concerne les droits fonciers des femmes. En effet, dans la pratique ce sont les lois communautaires qui prévalent et les femmes dépendent de leur époux qui est considéré le chef de famille et celui que détient la terre, décide de son utilisation et y répartit le travail des membres de la famille (27).

Sources: numbers in brackets (*) refer to sources displayed in the Bibliography