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Gender and Land Rights Database

Congo

En 2007, la population a été estimée à 59 millions d’habitants, dont 29.828, soit plus de 50%, constitué par femmes. Son taux d’accroissement démographique est de 2,95% (13). Environ 70% de la population nationale vit en milieu rural (8). Près de la moitié de la population, 48%, a moins de 15 ans (3). On compte de nombreuses ethnies divisées en cinq groupes principaux: les Bantu qui représentent 80% de la totalité, le groupe Soudanais, le groupe Nilotique, le groupe Chamite et le groupe Pygmée.

En 2005, le Produit Intérieur Brut (PIB) a été estimé à USD 7.1 billions et le PIB par habitant atteint USD 123 dans la même année (4). Le pays été significativement frappé par les deux conflits, déclenchées en 1996 et 1998 (1). En effet, le taux de croissance annuel du PIB par habitant était une croissance négative estimée à -5,2% pour la période entre 1990 et 2005 (4). Toutefois, le taux d’inflation a diminué de 510% en 2000 à 4,4% en 2004 (6).

Le secteur agricole contribue en grande partie à l’économie du pays, représentant 55% du PIB, tandis que l’industrie contribue au 11% et les services au 34% du PIB. En outre le secteur agricole emploi près de 70% e la population active, dont plus de 50% femmes. Les principales cultures vivrières sont le manioc, le maïs, le riz, la banane plantain, le haricot, l’arachide tandis que les cultures de rente, principalement destinées à l’exportation, comprennent le café, le thé, le caoutchouc, le cacao (3). 52% du territoire est couverte par la forêt dense avec une variété des régimes: équatorial, tropical favorable à la savane arborée, une zone d’altitude et une savane interrompue par de nombreuses galeries forestières (3).

Il existe de vastes potentialités agricoles et de terres arables, outre les pâturages pouvant supporter l’élevage de gros bétail par millions de têtes (8). Les terres agricoles constituent 34% du territoire dont 10% sont mis en valeur - 3% pour l’agriculture et 7% pour l’élevage (3). L’agriculture est caractérisée par la prédominance du secteur traditionnel, principal pourvoyeur des produits vivriers. Elle est du type extensif et se fait sur de petites exploitations ne dépassant pas 1,5 hectare en moyenne (8). Les ressources minérales sont considérables: diamant, or, coltan, cassitérite, cuivre et ses associés comme le cobalt et le manganèse (8).

En 2005 avec un Indice de Développement Humain de 0,411, le pays est classé au 168ème rang sur 177 (4). En outre, près de 80% de la population se trouve au dessous du seuil de la pauvreté d’un dollar par jour (5). On estime à plus de 10 millions les personnes se trouvant dans des d’insécurité alimentaire chronique: deux tiers de la population n’ont pas accès à la ration calorique minimum, à tel point que beaucoup de ménages n’ont qu’un seul repas par jour (3). Selon les données préliminaires 2001-2003, environ 72% de la population totale, soit 37 millions de personnes, est sous-alimentée (7).

Chez les enfants de moins de 5 ans, 31% souffrent de malnutrition chronique; et le taux de mortalité est de 21,3%. L’indicateur sexospécifique de développement de 0,398, place le pays au 148ème rang sur 157 pays classés (4). Le taux de prévalence du VIH/SIDA est de 4,5 %. L’espérance de vie est de 47,1 ans pour les femmes et de 44,1 ans pour les hommes (4). Les données concernant le taux d’alphabétisation des adultes, montrent un écart significatif entre les hommes avec un taux d’alphabétisation de 80,9 %, et les femmes avec un taux d’alphabétisation de 54,1% (4). 

Le taux d’activité économique des femmes atteint 61,2% et la contribution des femmes au secteur agricole est de 50% (4). Les femmes assurent 75% de la production alimentaire en milieu rural (1). Elles contribuent aussi de façon significative aux secteurs formel et informel de la foresterie (8).

Il y a un certain flou juridique en ce qui concerne le système foncier et l’accès à la terre: la loi «Bakajika» reconnaît à l’Etat la plénitude de ses droits fonciers sur toute l’étendue du territoire national, mais en même temps respecte les titulaires de droits fonciers et coutumiers antérieurs. Selon cette Loi «les terres ainsi que les produits de la terre appartiennent à l’Etat» et la population ne dispose que d’un droit de jouissance limité sur les ressources foncières moyennant des concessions spécifiquement accordées. Néanmoins, dans la pratique, c’est le droit coutumier qui domine. Par conséquent même si les textes juridiques ne sont pas discriminatoires à l’égard de la femme en ce qui concerne l’accès au foncier, dans la pratique les femmes peuvent accéder à la terre seulement à travers leurs maris ou les parents masculins de la famille et elles ne sont accordé aucun droit de propriété (3).


Sources: numbers in brackets (*) refer to sources displayed in the Bibliography