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Gender and Land Rights Database

Algeria

La population  en Algérie atteindra  40,4 Millions d’habitants au 1er Janvier 2016[1] .Une répartition par sexe  montre que les hommes représentent 50,62 de la population contre 49,38 de femmes[2].

Le taux de croissance annuel de la population a été estimé en 2014  à 1,97 %. La population se compose à 80% d’Arabes et d'une importante minorité de Berbères. L’arabe est la langue officielle[3]mais  la  loi  constitutionnelle n° 02-03 du  10 avril 2002 portant révision constitutionnelle ajouta l'article 3bis, reconnaissant le « tamazight » comme langue nationale. La très grande majorité des Algériens sont musulmans, l'islam est la religion d'État(article 2 de la constitution)  mais il existe une minorité chrétienne [4]. Environ 40% de la population réside en milieu rural. Pour chaque 100 hommes vivant en milieu rural, il y a 96,9 femmes. En 2015,les moins de 15 ans représentent près de 28,75 % de la population totale[5].

Le produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a atteint 17.205,1 milliards de dinars, soit près de 213,5 milliards de dollars en 2014, contre 16.643,8 milliards de dinars en 2013[6].Concernant la croissance du PIB hors hydrocarbures, elle a reculé à 5,6% contre 7,1% en 2013. La décélération du PIB hors hydrocarbures s'explique notamment par les baisses d'activité dans l'agriculture , le BTPH, selon l’ONS qui précise que le PIB hors agriculture a connu une croissance de 3,9% en 2014 contre 2,3% en 2013.Quant au secteur agricole, avec une part de 10 % du PIB en 2013, sa croissance, en hausse, est passée de 6.3 % en 2012 à 9.4 % en 2013.En 2014, le secteur tertiaire quant à lui  contribue à plus de 40% du PIB et emploie près de 60% de la population active. En  2014 l’industrie représente 47,6 % du PIB.

En effet, la croissance de l’économie est tirée fondamentalement de l’exportation des hydrocarbures qui tient pour plus de 30 % du PIB et constitue 98% des revenus provenant des exportations. Avec une croissance réelle de 4 % en 2014, essentiellement tirée par la reprise du secteur des hydrocarbures, les perspectives économiques de l’économie algérienne, projettent un accroissement du PIB réel de 3.9 % en 2015 et de 4.0 % en 2016[7].

Face à la chute des cours du pétrole observée depuis juin 2014, les autorités algériennes  ont pris  plusieurs mesures  parmi  elles ;  l’option d’un recours au financement bancaire national des investissements publics. La croissance hors hydrocarbures, relativement soutenue, demeure principalement tirée par la dépense publique.  Malgré la chute du prix de pétrole,  le taux de croissance de l’économie algérienne, qui s’était établi à 2,8% en 2013, a enregistré une hausse sensible en 2014, à 4%, et  s’est maintenu en 2015, à 3,9%.

Le taux d’emploi est de 39% au niveau national, 63,7 % chez les hommes et 13,9 chez les femmes. La population active dans le secteur de l’agriculture  est de 8,9 en 2011.Les femmes rurales participent activement aux travaux agricoles, mais leur rôle dans l’agriculture n’est pas reconnu et il est difficile de connaître leur contribution réelle à la production agricole et à l'alimentation. Les femmes rurales sont restées en marge et ne bénéficient pas d'une assistance technique organisée de la part des services d'appui technique, ni des organisations professionnelles agricoles. Mais il existe un  programme mis en place par le ministère de l’agriculture favorise le travail des femmes dans l’agriculture  et l’acquisition des terres agricoles à 1 dinars symbolique[8].

Avec les réformes mises en œuvre dès 1988, comme la libéralisation et l’abandon du soutien généralisé des prix, l’Etat s'est relativement désengagé de la sphère productive et l’économie s'est progressivement ouverte. La quasi-totalité des indicateurs de suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) a évolué favorablement avec le concours de la politique de concorde civile approuvée par le référendum de 1999[9]. La population agricole, tout en restant encore majoritaire au sein des zones rurales, évolue vers d’autres activités de services. La tendance à la pluriactivité des ménages ruraux s’accentue. L’exploitation individuelle prédomine, avec 83 % du nombre total des exploitations occupant un quart de la Surface agricole utile (SAU).

En 2011, l’Indice de développement humain (IDH), avec une valeur de 0,717 , plaçait le pays au 93ème rang sur 187  pays et au 95ème rang sur 157 pays pour ce qui est de l’Indicateur sexo-spécifique de développement, avec une valeur de 0,720. .  Au cours de Septembre 2014, le taux de chômage a atteint en Algérie 10,8%, ce qui équivaut à environ 1,214 millions de chômeurs avec  un taux  de 25% chez les jeunes et plus de 16%  chez les universitaires selon les publications de l'Observatoire national des statistiques , avec une  augmentation de ce   taux à  11,6 ans 2,015 selon la même source avec un taux de chômage estimé à 9,2% chez les hommes et 17,1% chez les femmes .Le taux de chômage chez les jeunes âgés de 16 et 24  est estimé pourcentage de 25,2% en 2014. Selon un rapport publié par la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté et fixé par les Nations Unies le 17 Octobre de chaque année , il y a 10 millions d'Algériens vivant en dessous du seuil de pauvreté

La prévalence du VIH/SIDA a atteint un taux de 0,1% en 2014[10].

La stratégie nationale d'alphabétisation a été approuvée en 2007 en tant que cadre général englobant  plusieurs mesures qui ont été prises depuis l'indépendance, et qui ont conduit à une baisse significative du taux d'analphabétisme de 85% à 22,10% en 2008 (Recensement Général de la Population et de l’Habitat[11].Afin d'éliminer  l’analphabétisme, les programmes sont axés sur les femmes, en particulier dans les zones rurales, visant spécifiquement la tranche d'âge 15 et 49 ans.

La loi n° 08-04 du  23 janvier 2008 portant loi d’orientation sur l’éducation nationale a consacré les principes constitutionnels relatifs à la gratuité de l'éducation à tous les niveaux et son obligation pour les filles et les garçons de six (6) ans à seize (16) année, sa généralisation en tenant compte de l’égalité entre les genres et de garantir l'égalité des chances en ce qui concerne les conditions de scolarisation et la formation continue après l'éducation de base. La hausse du nombre d'établissements d'enseignement a également contribué au rapprochement de l'école du domicile des élèves, notamment dans les zones rurales, ce qui a favorisé l’augmentation des taux de scolarisation et la poursuite des études, surtout pour les filles. Le taux de scolarisation a évolué de 94,03 % au cours de l' année scolaire 2000-2001 à 98,16 % au cours de l'année scolaire 2010-2011 à un taux de 98,40% pour les garçons et 97,91 % pour les filles[12].

Dans le domaine de la formation des femmes, les établissements d'enseignement et de formation professionnels offrent des possibilités de formation et de qualification spécifique pour les  femmes souhaitant acquérir une qualification. Ce qui a permis l'expansion et le développement de la formation de la femme .En effet ,  l’effectif féminin, placé en position de formation et de qualification sur tout le territoire national, au titre de l’année 2012, s’élève à 179.092 stagiaires soit 34,85% de l’ensemble des inscrits en formation[13].

Au moyen des  programmes mis en place pour éliminer l'analphabétisme en Algérie, celui-ci  a  été ramenée pour atteindre 26,5 % en 2003 et 24% en 2007 et 22% en 2008 [14]et 14% en 2014[15]. Cependant,  il ressort des taux d'alphabétisation chez les adultes qu'il ya un écart entre les femmes et les hommes .L'analphabétisme affecte  en particulier le groupe  d’âge des 40 ans, le taux le plus élevés  se trouve dans les zones rurales où plus d'un tiers des femmes sont analphabètes avec un taux  de 31,6% pour les femmes contre 16,5%  pour les hommes[16].

Les réformes à l’égard du système foncier des années 80 ont levé l’hypothèque qui pesait sur la propriété privée; la réforme du statut des terres publiques de 1987 a institué un droit individuel d’exploitation  et la loi d’orientation foncière de 1990 a intéressé les terres privées et a annulé la loi de réforme agraire de 1971 , restituant des terres expropriées à leurs anciens propriétaires. Les informations sur l’accès des femmes à la terre sont très parcellaires. Dans la réalité, c’est l’infériorité juridique de la femme dans la cellule familiale qui est à l’origine des inégalités dont elle fait l’objet dans l’espace social, économique et public.



[1]39,5 Millions d’habitants au 1er Janvier 2015, Direction Technique chargée des statistiques de Population et de voir  http://www.ons.dz/

[2] La répartition des naissances par sexe exprimée par le rapport de masculinité donne 104 garçons pour 100 filles. http://www.ons.dz

[3]L'arabe algérien  dialectal (ou darja) est la langue utilisée par la majorité de la population

[4]Ordonnance n° 06-03 du 28 février 2006, fixant les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman.Cependant , le ministère des Affaires religieuses  avance un chiffre de 50 000 chrétiens dans le pays, essentiellement catholiques

[5]http://www.ons.dz

[6]Selon l’Office national des statistiques (ONS), le Produit intérieur brut (PIB) par habitant de l’Algérie s’est établi en 2014 à 5 460,1 dollars contre 5 474,9 dollars en 2013, marquant ainsi une baisse de 0,27%. Pour ce qui est du PIB, il a atteint 17 205,1 milliards (mds) de dinars(l’équivalent de près de 213,5 mds de dollars) en 2014, contre 16 643,8 mds de dinars en 2013, a indiqué l’ONS dans sa publication sur les comptes économiques du pays. 

[7]La loi de finances de 2015  est établie sur une hypothèse de croissance du PIB de 3,4% en 2015, dont 4,2% hors hydrocarbures

[8] Déclaration du ministre de l’agriculture et de la pêche en date du 24/10/2015 demandant à la population féminine de s’impliquer dans le secteur agricole. http://www.lesoirdalgerie.com

[9] Loi n° 99-08 du 13 juillet 1999 relative au rétablissement de la concorde civile

[10] Nombre de personnes vivant avec le VIH, 11,000 [2,600 - 26,000].

Voir http://www.unaids.org/fr/regionscountries/countries/algeria

[11]Le Ministère de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme contribue à la mise en œuvre de cette stratégie à travers les 48 wilayas en coordination avec les institutions et les associations concernées. A titre d’exemple, durant l'année scolaire 2011/2012, 80 877 femmes ont été inscrites en cours d'alphabétisation avec l'aide de 228 associations. Les résultats préliminaires de quatre années d’action (2007-2011) ont permis à d’enregistrer l’alphabétisation de 1.208.780 citoyens dont 80 % sont des femmes.

[12] Ministère de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme.http://www.msnfcf.gov.dz/fr/

[13]Ministère de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Condition de la Femmehttp://www.msnfcf.gov.dz/fr/

[15]Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement.

[16]chiffres avancés par l’Association Iqraa et le  centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (CENEAP) .

 

 

Sources: numbers in brackets (*) refer to sources displayed in the Bibliography