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Gender and Land Rights Database

Haiti

En 2005, la population était de 9.000.041 millions, dont 4.000.076 millions de femmes, équivalent à plus de 50 pour cent. Dans la même année, la densité de la population s’élevait à 339 habitants par mètre carré. Le taux de croissance démographique pour la période 2000-2005 était de 1,69 pour cent (1). Près des deux tiers de la population, 64 pour cent, habite en zone rurale; 21 pour cent est concentré dans la capitale Port-au-Prince et le restant15 pour cent se trouve parmi les autres zones urbaines (2). En 1999, le nombres de femmes vivant en milieu rural est estimé à 2.471.958 (27).

L’économie du pays a été significativement touchée par l’instabilité politique et la rébellion civile armée culminée en février 2004, qui a perdurée pendants 20 ans (3). En effet, durant l’année financière 2003/2004, l’inflation était estimée en moyenne à 26,1 pour cent (3). Néanmoins après le conflit, à partir de 2006, l’inflation annuelle a reculé, arrivant à 12,9 pour cent (4). En 2006, le Produit Intérieur Brut (PIB) était estimé à 5 billions de USD avec un taux de croissance annuel de 2,3 pour cent (4). En 2004 le PIB par habitant était de 445 USD (5). La valeur ajoutée de l’agriculture, y compris la production agricole, l’élevage, et la pêche, représente 25,6 pour cent du PIB, tandis que la valeur ajoutée de l’industrie est de 16 pour cent et celle des services de 51,1 pour cent. (6). En outre, les exportations agricoles ne représentent que 5 pour cent des exportations totales (7). Néanmoins, la population dépend en grande partie de l’agriculture pour sa subsistance, en effet 60 pour cent de la population active est employé dans le secteur agricole y compris la pêche et la sylviculture (7).Le potentiel agricole est significativement limité par l’insuffisance de terres arables: les plaines et les hautes terres représentent 36 pour cent de la superficie totale du pays, dont seulement 2 pour cent sont irrigués, le reste du pays étant couvert de montagnes et les pertes de terres dues à l’érosion sont estimées à environ 6.000 hectares par an (3). Il faut souligner le rôle important des cycles migratoires dans la situation économique du pays: on estime à 2 millions le nombre de Haïtiens de la diaspora. La migration pèse dans l’économie du pays puisque les envois de fonds des Haïtiens de l’extérieur sont une source importante de revenu pour la subsistance de la population du pays, contribuant à 18 pour cent du Produit National Brut (PNB) (8).

Avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,529 en 2005, plaçant le pays au 146ème rang sur 177 pays, 53,9 pour cent de la population se trouve en dessous du seuil de pauvreté de 1 USD par jour. En 2004, 30 pour cent de la population a accès à des services sanitaires satisfaisants; de même, moins de la moitié de la population totale- 47 pour cent- a accès aux sources d’eau potable. Durant la période de 2002 à 2004, 54 pour cent de la population souffre de malnutrition et chez les enfants de moins de cinq ans, 17 pour cent souffre d’insuffisance pondérale (9).De plus, parmi la population entre 15 et 49 ans, la prévalence de VIH/SIDA en 2005 est de 3,8 pour cent, tandis que l’espérance de vie à la naissance est de 59,5 ans, plus précisément de 61,3 ans pour les femmes et de 57,7 ans pour les hommes (6). L’indicateur synthétique de fécondité (ISF) est estimé à 4,7 enfants par femme pour la période 1996-2000 (10). Les données concernant le taux d’alphabétisation sont identiques pour les femmes et les hommes, avec un taux de 56,5 pour cent (9).

En 2005, le taux d’activité économique chez les femmes atteint 55,6 pour cent tandis que les femmes employées dans l’activité agricole représentent 37 pour cent de la population féminine économiquement active par rapport au 63 pour cent des hommes (9). Néanmoins les activités féminines représentent deux tiers du secteur informel et donc beaucoup de femmes engagées dans des activités domestiques non-salariées ou dans des activités difficilement quantifiable, ne sont pas considérées économiquement actives (8). En dépit du fait que les femmes jouent un rôle important dans le secteur agricole et dans cellule familiale rurale, le Code rural ne contient aucune disposition spécifique à leur égard. C’est le Code du travail qui, indirectement introduit la notion de travailleuses agricoles ; les femmes effectuant ce type d’activités sont considérées comme accomplissant simplement un travail accessoire ou complémentaire à celui qui est censé être effectué à titre principal par le chef de famille, c'est-à-dire l’homme (11).

Au niveau du régime foncier, les biens ruraux sont régis par les dispositions du Code Civil (12). Même si le Code Civil indique que l’enregistrement aux registres fonciers est nécessaire pour ce qui concerne l’acquisition d’une propriété foncière, dans la pratique, la propriété d’une terre n’est pas toujours enregistrée. Un tiers des parcelles disponibles, héritées ou acquises n’a aucun titre de propriété et la propriété de 19 pour cent des parcelles n’est attestée que par le seul reçu de vente. En général, près de 80 pour cent des ménages ruraux disposent de moins d’un hectare de terre. La majorité des agriculteurs sont les propriétaires de leur exploitation et ont acquis leurs terres par achat ou héritage (3). Alors que le taux d’activité féminine est traditionnellement très important, notamment dans l’agriculture, leur accès à la terre et au crédit n’est pas garanti dans la pratique. En effet, la propriété du terrain, étant acquise par héritage ou par achat, est réservée aux hommes qui sont les seuls à avoir le droit d’administrer les biens économiques et à bénéficier de la succession (8).

Sources: numbers in brackets (*) refer to sources displayed in the Bibliography