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Gender and Land Rights Database

Madagascar

En  2012, la population a été estimée à  21 930 000 habitants, dont 69,9% vivent en zone rurale. Le taux de croissance démographique est de 2,93% (1). Près de 44% de la population est âgée de moins de 15 ans. Le taux d’urbanisation est estimé à 26,8%. La population malgache est composée de 18 ethnies unies par une même langue nationale, le «Malagasy», avec ses variantes dialectales déterminées par la situation géographique, l’histoire et les fonds culturels (2). 

 

En 2011, le Produit Intérieur Brut (PIB) a été estimé à USD 9, 9 milliards et le PIB par habitant à USD 465 dans la même année (3). Pendant la dernière décennie, l'économie a été marquée par le contraste entre, d'une part, le développement d'un secteur industriel porté par la production textile et les zones franches et, d'autre part, un secteur agricole qui reste la principale source de subsistance pour la majorité de la population et qui constitue le pilier de l'économie du pays. Elle emploie 80% des familles malgaches et compte pour 26,2% du PIB. Les autres secteurs contribuant au PIB sont l’industrie avec 15,2% et les services avec 58,5% (4). Entre 1997 et 2001, la libéralisation économique soutenue et l’augmentation des investissements étrangers et des exportations industrielles ont entraîné une croissance économique annuelle de 4,5% tandis dans les zones rurales, le pouvoir d'achat a diminué de 5% entre 1997 et 1999. En 2002, l’insécurité et l’effondrement du secteur des transports, a réduit à néant les gains des années 1990 et a déterminé un taux de croissance négatif de 12,7%. Le redressement a toutefois été rapide et, en 2004, le taux de croissance économique s'est stabilisé aux environs de 5% (5). Le pays possède plus de 5 000 kilomètres de côtes et dispose de sols fertiles ainsi que de ressources naturelles abondantes quoique fragiles car endémiques pour 80%. Toutefois, le potentiel de production agro-pastoral, la disponibilité des terres et leur facilité d'accès varient énormément selon les régions du pays. Le riz est cultivé par 86% des ménages, il couvre en moyenne 40% des surfaces cultivées et représente 37% des revenus agricoles monétaires (5).

Les dernières décennies ont été marquées par une instabilité politique chronique et des résultats économiques en régression. La crise politique qui a débuté au début de l’année 2009 a entraîné une baisse de la croissance économique, qui a été aggravée initialement par les retombées des perturbations financières mondiales sur les activités orientées vers l’exportation. Les années de crise politique ont eu des conséquences très graves sur la situation économique et sociale de Madagascar avec une forte augmentation de la pauvreté et une détérioration de l’infrastructure (28).

 

En 2012, l’indice du développement humain (IDH), a atteint 0,483, plaçant le pays au 151ème rang sur 186 (6). En 2002, l’'indice sexospécifique du développement humain (ISDH) était de 0,530 équivalant au 122ème rang sur 157 pays classés (2). Pour la période 2001-2003, environ 38% de la population totale, soit 6,5 millions de personnes, est sous-alimentée (7). En 2011, l'espérance de vie  estimée à 66.9 ans en moyenne, 68 ans pour les femmes, 65 ans pour les hommes (3)Le taux d’alphabétisation des adultes touche seulement 65,3% des femmes contre 76,5% des hommes.

Les activités liées à l’agriculture et à l’élevage constituent la principale source de revenu (8). Les femmes rurales constituent 36 % de la population agricole et tiennent une place importante dans la survie de leur famille (2). En effet, le taux d’activité économique féminin dans le secteur agricole est de 53.40%. En outre, 47% des femmes sont employées dans le secteur informel (1). Près de 19% des ménages sont dirigés par les femmes (9).

La croissance démographique rapide accroît la pression foncière et limite l'accès à la terre pour les jeunes générations, en particulier dans les régions centrale et orientale (5). Les droits d’accès au foncier sont complexes, puisque les droits traditionnels des communautés coexistent avec le droit moderne. Ces situations de chevauchement entre les pratiques réelles et le droit sont souvent à l’origine de l’inégalité au droit à la terre entre hommes et femmes (8). D'après les données de 2001, pour 67% des ménages, l'insécurité foncière représente un obstacle à l'augmentation de la productivité agricole (5). Depuis 2003, Madagascar est engagé dans une réforme foncière et dans un processus de sécurisation foncière à travers le Programme National Foncier qui se charge, entre autre objectifs, de faciliter l’accès des femmes à la terre.

Sources: numbers in brackets (*) refer to sources displayed in the Bibliography