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Gender and Land Rights Database

Mali

En 2007, la population comptait 12,33 millions d'habitants, dont environ 70% en zone rurale. Le taux de croissance démographique moyen est de 3% par an. Les femmes représentent 50,5% de la population totale et les jeunes de moins de 15 ans environ 49,0% (1). La population rurale en 1998 est estimée à 7.094.729, dont 3.599.605, soit plus de 50% constitué par des femmes (28).

En 2007, le Produit Intérieur Brut (PIB) mesurait USD 6.9 milliards et le PIB par habitant a atteint USD 556 dans la même année (3). Le taux de croissance moyen annuel du PIB par habitant est de 4,2% (2). En 2007, l'agriculture comptait pour 37% du PIB, et les exportations d’or, de coton et de bétail y ont contribué pour 27%. Le taux d'inflation moyen était de 2,6%, inférieur au seuil tolérable de 3% fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le secteur rural occupe une place importante, employant près de 80% de la population active et contribuant pour plus de 60% aux recettes d'exportation. Les cultures industrielles sont dominées par le coton, moteur économique des régions du sud du pays.

Dans la production de céréales, le riz tient une place importante avec 19% du total et 76% de la consommation. A l'exception du riz, la production végétale se compose principalement de cultures vivrières pluviales où prédominent les céréales de base telles que mil, sorgho, et maïs destinées à la consommation humaine. Au cours des dix dernières années, la production céréalière annuelle s'est maintenue entre 2,3 et 3,6 millions de tonnes, ce qui a permis au pays de couvrir 85 à 90% des besoins céréaliers de la population.

L’élevage est la principale activité économique dans les régions semi-désertiques du nord, dont les conditions environnementales ne permettent pas la culture de céréales. Au centre du Mali, zone sahélienne, où les précipitations sont irrégulières, les activités économiques sont diversifiées et ont trait à l’agriculture et à l’élevage (1). En outre le secteur agricole emploie jusqu’au 78,7% de la force de travail (29).

Avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,380, le pays occupe la 173ème place sur 177 pays. Pour ce qui est de l’indicateur sexospécifique de développement humain (ISDH), il occupe la 151ème place sur 157 pays classés. La population vivant au dessous du seuil de pauvreté de USD 1,25 par jour est estimée à 51,4% tandis que la population vivant avec moins de deux dollars par jour atteint 77,1% (3).

Le taux de la population sous-alimentée est de 28%, soit 3,5 millions de personnes (5). L’espérance de vie à la naissance est d'environ 50 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes (1). Le taux d’alphabétisation de la population est de 54,8% pour les hommes et de 25% pour les femmes (3).

Le taux d’activité économique des femmes dans le secteur agricole est estimé a 47,7 % pour la période 2003-2005 (29).

Le principe de propriété foncière est basé depuis toujours sur le droit coutumier, selon des règles ancestrales. Depuis quelques années, le droit statutaire tente de s’imposer en droit foncier. Toutes les terres appartiennent à l’État. Mais dans la pratique et avec l’usage, les terres sont gérées par les chefs de village et les chefs coutumiers dans les limites de leurs territoires respectifs.

Ils peuvent en jouir en les cultivant et en profitant des fruits de leur production, en les attribuant et en les vendant sans que le nouvel acquéreur n’ait de titre définitif de propriété. L’attribution définitive de la terre est réservée à l’État. Il existe deux systèmes d’attribution foncière : la forme traditionnelle par lignage et la forme légale qui est régie par les dispositions du code domanial et foncier. Seul l'État peut donner à un citoyen un titre définitif de propriété.

Sources: numbers in brackets (*) refer to sources displayed in the Bibliography